Ma page lecture de Sab

samedi 10 janvier 2026

L'homme qui lisait des livres de Rachid Benzine


 

4 ° de couverture 


Entre les ruines fumantes de Gaza et les pages jaunies des livres, un vieil homme attend. Il attend quoi ? Peut-être que quelqu'un s'arrête enfin pour écouter. Car les livres qu'il tient entre ses mains ne sont pas que des objets – ils sont les fragments d'une vie, les éclats d'une mémoire, les cicatrices d'un peuple.

Quand un jeune photographe français pointe son objectif vers ce vieillard entouré de livres, il ignore qu'il s'apprête à traverser le miroir. " N'y a-t-il pas derrière tout regard une histoire ? Celle d'une vie. Celle de tout un peuple, parfois ", murmure le libraire. Commence alors l'odyssée palestinienne d'un homme qui a choisi les mots comme refuge, résistance et patrie.
De l'exode à la prison, des engagements à la désillusion politique, du théâtre aux amours, des enfants qu'on voit grandir et vivre, aux drames qui vous arrachent ceux que vous aimez, sa voix nous guide à travers les labyrinthes de l'Histoire et de l'intime. Dans un monde où les bombes tentent d'avoir le dernier mot, il nous rappelle que les livres sont notre plus grande chance de survie – non pour fuir le réel, mais pour l'habiter pleinement. Comme si, au milieu du chaos, un homme qui lit était la plus radicale des révolutions.


Mon ressenti 


J'ai été attiré par ce livre dont la couverture est magnifique et je pense que je devais le lire. Je l'ai acheté à la librairie Autour du Monde rue de la chèvre à Metz. https://www.facebook.com/librairieautourdumonde#

Ce roman se déroule en Palestine, dans un quotidien marqué par la guerre. L’homme dont parle le livre vit avec sa famille dans l’instabilité permanente.

Ils doivent quitter leurs lieux de vie encore et encore, fuir pour se protéger, laisser derrière eux leurs maisons, leurs habitudes, leurs souvenirs. Cette réalité m’a beaucoup touché, parce qu’elle montre la guerre dans ce qu’elle a de plus humain.

La violence est toujours là, même quand elle n’est pas décrite directement. 

Elle s’impose dans le silence, dans la peur, dans l’incertitude du lendemain. 

On sent à quel point cette vie est épuisante, surtout pour une famille qui n’a jamais le temps de se poser.

Dans ce chaos, les livres prennent une place essentielle. 

Lire et écrire devient une manière de s’échapper et de connaitre son histoire et celle de sa famille, des moments heureux et ses moments de souffrances quand il fut emprisonné.

La fin du roman m’a particulièrement marqué. Elle se termine sur le souvenir de cet homme à Gaza, assis devant sa librairie. Cette image reste en tête. Elle symbolise pour moi la résistance silencieuse, la mémoire, et l’importance des livres même dans les pires contextes.

Ce livre de Rachid Benzine ne cherche pas à choquer. Il raconte, simplement. Et c’est justement cette simplicité qui le rend si fort. L’homme qui lisait des livres m’a rappelé que, parfois, lire n’est pas seulement un plaisir, mais une façon de survivre.


Auteur 




Rachid Benzine est un intellectuel franco marocain né le 5 janvier 1971 à Kénitra au Maroc. Spécialiste de l'islam, politologue et enseignant, il s'est également illustré comme écrivain à travers ses romans et ses pièces de théâtre. 

Il représente une voix majeure de l'islam libéral dans l'espace francophone. 

Prix du roman métis - Grand prix 2024 

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