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dimanche 17 juin 2018

Dans les prairies étoilées de Marie-Sabine Roger




4° de couverture 

Prune et Merlin ont quitté la vie citadelle pour une vieille ferme pleine de promesses et de travaux à faire, perdue dans la campagne.
Auteur de bandes dessinées et aquarelliste animalier, Merlin pense accéder enfin au bonheur absolu.
Mais la vie ouvre soudain un de ses chapitres sombres:son meilleur pote meurt, celui qui a inspiré son héros préféré et lui a apporté la gloire...
Que va devenir l'univers de Merlin?
Marie-Sabine Roger donne naissance à une tribu de personnages attachants et inattendus, et nous entraîne à sa suite dans l'imaginaire d'un artiste aux prises avec sa création.



Mon ressenti

 Quand on aime l'art et la nature, il est difficile de passer à côté de ce roman fabuleux.
 Ce couple d'amoureux nous emporte dans leur quotidien et suite à la perte d'un de leur proche, face à la mort comment réagir.
Tellement de questions sans réponses et un testament qui va mettre Merlin dans l’embarrât.
Quand on entre dans son univers, il est difficile de mettre fin à une histoire et d'éliminer son personnage qui est adulé par des millions de fans.
Ce roman est très beau, l'auteur nous emporte dans un endroit merveilleux où nos personnages se ressourcent et trouvent l'inspiration.
Mais face à la mort les souvenirs rejaillissent, un passé remplis d'amour et d'amitié et la souffrance face à une situation ingérable.
Il voulait partir à sa manière mais une mégère en a décidé autrement, il voulait partir en fumé mais hélas maintenant il se retourne dans sa tombe.
Jim Oregon alias Laurent vit avec Merlin et heureusement l'amour de Prune va l'aider à sortir de son monde imaginaire afin de pouvoir poursuivre sa création.  
Très beau roman où l'art et l'amitié nous démontrent que l'amour est plus fort que tout et  que la mort fait partie de la vie, les disparus restent à jamais dans nos cœurs.
 


Auteur 



Marie-Sabine Roger commença à écrire à partir de sa 4ème.

Elle a été institutrice en maternelle pendant dix ans, avant de se consacrer entièrement à l’écriture.

Son talent est aussi appréciable dans la littérature jeunesse (albums, romans), où elle a publié une centaine de livres, souvent primés, que dans la littérature adulte. Elle rencontre régulièrement enfants, adolescents et adultes dans les primaires, collèges, bibliothèques et IUFM.

Elle maîtrise aussi bien l’humour que la gravité et aime confronter les genres et les registres.

Elle obtient le Prix Inter-CE 2009 et le Prix CEZAM 2009 pour "La tête en friche" (éditions du Rouergue).

Son roman "Bon rétablissement", prix des lecteurs de l'Express 2012, a été adapté au cinéma en 2013 par Jean Becker.

"Dans les prairies étoilées", son dernier roman, est paru en mai 2016 aux éditions du Rouergue.

Ice cream & châtiments de Nadine Monfils




4° de couverture 

Elvis Cadillac roule à fond les ballons du côté de Chimay où la trappiste coule à flots.
Invité dans un <<home>> de vieux pour y donner un concert, le sosie officiel du King est chaud boulette.
La banane rose fluo de sa chienne Priscilla vole au vent.
Soudain, crac !, il s'aperçoit qu'il a renversé quelqu'un!
Qu'est-ce qu'il va raconter à sa majorette qui l'attend encore dans son lit, avec ses bottes et l'espoir de lui mettre le grappin dessus?
Il se retrouve emberlificoté dans un rôle de drame à la sauce Fargo, est en guest-star mémé Cornemuse.
Aller simple vers la catastrophe. Ça va swinguer!


Mon ressenti

C'est avec un peu de retard que j'ai lu l'avant dernier livre de Nadine Monfils.
Je me suis régalée car l'histoire est toujours aussi marrante et j'ai passé un moment de lecture hors du commun. Des meurtres, des conneries et des gaffes à gogo.
Surprise de retrouver la vieille Mémé Cornemuse qui fait connaissance avec Elvis Cadillac dans des circonstances toujours aussi mortelles.
On retrouve aussi Priscilla, la chienne du King belge qui communique et fait sentir les choses à sa manière, c'est en pétant qu'elle montre son mécontentement. 
Ils vont devoir affronter une bande de malfrats qui n'auraient jamais dû croiser leur chemin, ça va saigner. 
J'adore découvrir grâce à l'auteur les mots belges et toute une culture qui m'attire beaucoup.
Pour prendre plaisir à lire ses romans, il faut avoir un esprit très ouvert et un sens de l'humour très prononcé.
Pour moi l'auteur que j'admire beaucoup m'emporte dans son monde complétement barré et j'adore suivre ses histoires dingues et vraiment hors normes.
Rien de tel pour se changer les idées et rire un peu dans ce monde de brutes, je reste une grande fan de ses personnages décalés et pleins de surprises.
Quand je pense que Nadine Monfils voulait arrêter l'écriture, pour moi ce serait vraiment triste car j'aime beaucoup son imagination et elle est vraiment incomparable dans son domaine.
J'espère encore découvrir des histoires drôles et l'humour d'une grande dame qui décrit son pays avec amour et passion, c'est grâce à elle que j'aime découvrir la Belgique, son histoire et sa bière.  
Je vous conseille de lire ses livres qui débordent d'imagination et son humour est exceptionnel.
Bon dimanche et bonne fête des pères.

Auteur

Bruxelles foire du livre 2017
Nadine Monfils est écrivaine et réalisatrice belge, vivant à Montmartre.

Nadine Monfils a été successivement enseignante, attachée de presse d'une maison d'édition, comédienne de théâtre et critique littéraire pour le Père Ubu, l'équivalent belge du Canard enchaîné.

Mais c’est avant tout comme auteur que Nadine Monfils s’est fait connaître avec la publication d’un recueil de contes, de poésie, de romans, de nouvelles et de plusieurs pièces de théâtre.

Son premier long métrage en tant que réalisatrice, "Madame Edouard", est l’adaptation d’une de ses nouvelles, publiées en 1999, dans lequel elle met en scène le commissaire Léon, héros de sa série policière, incarné par Michel Blanc.

Elle a entre autres créé le personnage du commissaire Léon, le flic qui tricote et Mémé Cornemuse, la mamie déjantée. Et fut aussi l'un des auteurs de Richard Blade "Voyageur de l'Infini" sous le pseudonyme masculin de Jeffrey Lord (no 174 la malédiction des ombres).

Elle a publié chez Belfond "Babylone dream", qui a reçu le prix polar 2007 au salon Polar et Co de Cognac, "Nickel blues", prix des lycéens de Bourgogne 2008, "Téquila frappée" (2009), "Coco givrée", prix de la ville de Limoges 2010, "Les vacances d'un sérial killer", grand succès de librairie en 2011, "La petite fêlée aux allumettes" "La vieille qui voulait tuer le bon Dieu", "Mémé goes to hollywood", "Maboul Kitchen" et "Le rêve d'un fou".

Elle a reçu en 2012, pour l'ensemble de son oeuvre, le prix spécial du Salon international du livre de poche de Saint-Maur, décerné par Gérard Collard.

mardi 5 juin 2018

Nuit blanche de Nicolas Druart

Éditions les nouveaux auteurs 


4° de couverture 


Saint-Florentin, trois milles deux cents habitants répartis dans un isthme, encerclés par le Lot.
Un hôpital reclus dans les bois et une tempête qui déferle sur le village.
Julie est interne dans un des services du centre hospitalier et n'aspire qu'à une seule chose, une nuit de garde calme.
Mais l'arrivée d'un nouveau patient vient bouleverser ses projets.
Un homme plongé dans le coma, escorté par deux gendarmes, va perturber la quiétude du centre hospitalier.
Aussitôt après son admission, les tragédies s'enchaînent.
Une nuit d'enfer se profile.



Mon ressenti 



Une nuit de terreur dans un hôpital isolé du monde, une tempête qui fait rage et un homme qui est dans le coma mais qui traîne un lourd passé derrière lui vient d'être admis dans une chambre de cet hôpital de St Florentin-sur -Lot.
Les soignants vont devoir affronter les pires moments de leurs vies.
Julie va prendre les rennes et va devoir enquêter car pendant cette nuit blanche la mort frappe, les nerfs sont à vifs et les infirmières se déchaînent.
C'est la panique  surtout quand un homme comme Archibald le Tourmenteur sort de son coma pour ajouter encore plus de tension dans cet endroit isolé, sombre et effrayant.
Je vous demande de bien vous accrocher à la lecture de ce thriller glaçant, un huis clos bien ficelé qui m'a complétement bluffé.
Transportée dans le quotidien des personnels soignant, j'ai pris plaisir à lire ce thriller psychologique que je trouve très bon, suspens et frissons garanties.
Merci beaucoup aux éditions les nouveaux auteurs qui m'ont permis de découvrir ce très bon livre.
Je vous le conseille vivement, belle journée à vous. 


Auteur



Nicolas Druart est infirmier à Toulouse, son roman à reçu le prix du suspens psychologique deuxième édition 2018.

dimanche 3 juin 2018

LIRE de Bernard Pivot et Cécile Pivot



4° de couverture 

Bernard Pivot, lecteur professionnel et sa fille Cécile ardente lectrice amateur, confrontent leurs raisons, plaisirs et manières de lire, leur usage des livres, dans des textes très personnels , joliment illustrés, où le public des librairies et des bibliothèques retrouvera ses émotions, et celui qui n'ose pas en pousser les portes découvrira stimulations et conseils.
Un tonique et savoureux éloge des écrivains, des livres et de la lecture.


Mon avis 


Depuis un moment je voulais ce livre car je savais qu'il allait me parler et je l'ai lu hier d'un trait.
Chacun leur tour Bernard Pivot et sa fille Cécile Pivot nous racontent  leurs expériences littéraires du début à la fin j'étais happée et passionnée.

Leurs premiers livres lus, la passion des mots et leur étymologie, leurs soifs de connaissances et aussi ceux qu'ils ont mis de côté et lus plus tard, parfois ce n’est pas le bon moment.
Ce qui m'a vraiment plu c'est leurs franchises par rapport aux écrivains, et les belles citations sur la lecture.
Les illustrations sont magnifiques et les phrases m'ont fait plaisir.

" Entre les mains les livres ne pèsent pas du même poids au trébuchet du talent.
Lire, c'est avoir  de l'esprit jusqu'au bout des doigts. "Bernard Pivot.

"La lecture fait partie de ce strict nécessaire que l'on emporte dans ses bagages durant le voyage de la vie. Et de la nécessité de lire naît le plaisir de lire." Cécile Pivot

Chaque chapitre de ce livre nous apprend un peu plus sur les lieux où il fait bon lire, les bibliothèques, les librairies et aussi l'amour du livre et son respect.

Pour Bernard Pivot c'est la passion pour la langue française et avec talent, il se livre à nous pour  partager sa belle histoire de lecteur professionnel.

"Lire, c'est faire entrer un peu de lumière dans le dédale piégeux de nos existences." Bernard Pivot

Cécile Pivot nous donne un conseil que je comprends vraiment bien vu que c'est aussi un peu ma façon de faire.

"Dans une librairie prenez votre temps. Touchez, feuilletez, lisez les quatrièmes de couverture, rêvez...c'est encore mieux qu'une séance de yoga ou de méditation."

Pour Bernard Pivot, son premier livre et celui qui l'accompagne pendant ses lectures c'est le dictionnaire " Les dictionnaires sont des malles aux innombrables trésors."
Je pense que ce livre est un bijou indispensable aux amoureux des livres, un livre très beaux et très bien expliqué qui fera le bonheur de tous les passionnés de littérature.

Je suis très heureuse de l'avoir et je le conseil vivement à mes amis lecteurs et aussi à ceux qui décident enfin de découvrir cette passion.

 Une aventure qui pour moi a été une révélation et un tournant de ma vie qui est beaucoup plus belle maintenant.


Auteurs 


Bernard Pivot est un journaliste et critique littéraire français, animateur d'émissions culturelles à la télévision.

Il naît le 5 mai 1935 à Lyon, de parents épiciers. Durant la Seconde Guerre mondiale, il va à l'école à Quincié-en-Beaujolais. En 1945, la famille retourne à Lyon. À 10 ans, Bernard est placé en pension religieuse. Il s'y découvre une passion pour le sport. Lycéen puis étudiant en droit à Lyon, le jeune Bernard Pivot s'inscrit ensuite à Paris au Centre de formation des journalistes (CFJ). Il y rencontre sa future épouse, Monique, et en sort vice-major de sa promotion.
Après un stage au Progrès, à Lyon, il se forme au journalisme économique pendant un an, puis intègre le Figaro littéraire en 1958.
En 1970, il anime une chronique quotidienne à la radio mi-sérieuse mi-comique. En 1971, le Figaro littéraire disparaît et Bernard Pivot devient chef de service au Figaro. Il démissionne en 1974 après un désaccord avec Jean d'Ormesson. Jean-Louis Servan-Schreiber lui propose alors un projet de magazine qui débouche, un an plus tard, sur la création du magazine Lire.
Il anime, à partir d'avril 1973, Ouvrez les Guillemets, sur la première chaîne. En 1974, l'ORTF éclate et Bernard Pivot lance l'émission Apostrophes, dont le premier numéro est diffusé sur « Antenne 2 » le 10 janvier 1975. Cette émission s'arrête en 1990, et Bernard Pivot crée Bouillon de culture, qui cherche à s'intéresser à un horizon plus large que les seuls livres (mélange de littérature, de cinéma et d'art). La dernière émission, en juin 2001, est un événement dans le monde de l'édition et des médias.
Entre 2002 et 2005 il anime Double je, une émission diffusée une fois par mois sur France 2 qui présente des étrangers qui ont choisi d'ajouter la culture et la langue françaises à leur culture originelle.
Le 5 octobre 2004, il est élu à l'Académie Goncourt. Il est le premier non-écrivain à y être élu. Son importance dans le monde de la critique littéraire explique cette exception. En janvier 2014, l'écrivain Edmonde Charles-Roux lui cède la présidence de l'académie.




Cécile Pivot a étudié au CFPJ. Elle est journaliste, a travaillé à Maison française comme Secrétaire générale de la rédaction et Rédactrice en chef adjointe. Rédactrice en chef Maison Française-Magazine.
Depuis novembre 2015 Journaliste indépendante, Groupe Altice Media.
Elle a été correctrice au "Le Papotin", où les journalistes sont des autistes qui ont entre 15 et 35 ans

samedi 2 juin 2018

Dalva de Jim Harrison


4° de couverture 

Pour reprendre le contrôle de sa vie, Dalva s'installe dans le ranch familial du Nebraska et se souvient: l'amour de Duane, les deuils, l'arrachement à ce fils nouveau-né qu'elle recherche obstinément.
Meurtrie mais debout, elle découvre l'histoire de sa famille liée à celle du peuple sioux et d'une Amérique violente.


Mon ressenti



Je vous invite à découvrir cette saga qui m'a beaucoup plu, Dalva nous emporte dans des contrés sauvages où la nature et les chevaux font partie du quotidien.
Cette histoire est bouleversante et tout au long de ma lecture, j'ai découvert cette famille tellement attachante.
 Dalva est une femme libre et forte qui profite à chaque jour de la vie gardant dans son cœur les cicatrices du passé, son fils lui manque terriblement, elle fera tout pour avoir des nouvelles de celui qui est le fruit du seul amour de sa vie qui restera Duane.
Grâce à Michael et ses sœurs, elle va découvrir l'histoire de cette famille qu'elle aime tant et de ses ancêtres qui ont participé à un grand tournant dans l'acceptation du peuple sioux et à son intégration sur leurs terres.
C'est avec humour et passion que l'auteur a mit tout son âme en nous faisant ce récit d'une femme belle, libre et passionnée par la vie, Dalva est une aventurière avide de voyages et de connaissances. 
J'ai pris du temps pour lire ce roman mais c'est avec plaisir que je l'ai terminé avec le sourire, une histoire magnifique dans un Nebraska qui est décrit avec passion.
Je suis allée chercher la suite chez mon libraire, La route du retour pour pouvoir connaître la suite de Dalva et poursuivre son aventure qui m'a enchanté.
Je vous le conseille vivement bon week-end à vous qui suivez mon blog et encore merci.




Auteur 



Jim Harrison, nom de plume de James Harrison, est un poète, romancier et nouvelliste.
À l'âge de huit ans, une gamine lui crève accidentellement l'œil gauche avec un tesson de bouteille au cours d'un jeu. Il mettra longtemps avant de dire la vérité sur cette histoire. A l'age de 16 ans, il décide de devenir écrivain et quitte le Michigan pour vivre la grande aventure à Boston et à New York.
C'est aussi à 16 ans qu'il rencontre Linda, de deux ans sa cadette, qui deviendra plus tard (1960) la femme de sa vie. Ils ont eu deux filles, Jamie (1960), auteur de roman policier, et Anna.
Il rencontre Tomas McGuane (1939) à la Michigan State University, en 1960, qui va devenir l'un de ses meilleurs amis.
 Sa vie de poète errant vole en éclats le jour où son père et sa sœur trouvent la mort dans un accident de la route causé par un ivrogne, en 1962.
Titulaire d'une licence de lettres, il est engagé, en 1965, comme assistant en littérature à l'Université d'État de New York à Stony Brook mais renonce rapidement à une carrière universitaire. Pour élever ses filles, il enchaîne les petits boulots dans le bâtiment, tout en collaborant à plusieurs journaux, dont Sports Illustrated. Son premier livre, "Plain Song", un recueil de poèmes, est publié en 1965.
En 1967, la famille retourne dans le Michigan pour s'installer dans une ferme sur le rives du Lake Leelanau. Immobilisé pendant un mois, à la suite d’une chute en montagne, il se lance dans le roman "Wolf" (1971).
McGuane lui présente Jack Nicholson sur le tournage de "Missouri Breaks". Harrison, qui n'a pas payé d'impôts depuis des années, est au bord du gouffre. Nicholson lui donne de quoi rembourser ses dettes et travailler un an. Il écrit alors "Légendes d'automne" (Legends of the Fall, 1979), une novella publiée dans Esquire et remarquée par le boss de la Warner Bros qui lui propose une grosse somme pour tout écrit qu'il voudra bien lui donner. Le succès n'étant pas une habitude chez les Harrison, Jim se noie dans l'alcool, la cocaïne. Après une décennie infernale (1987-1997) durant laquelle il a écrit un grand roman, "Dalva" (1988), il choisit de s'isoler et de se consacrer pleinement à l'écriture et aux balades dans la nature.