Café Littéraire du
8 août aux 3 Lumières
Compte-rendu par Sabine Rémy — Misery Bay Blog
Onze lectrices réunies pour une édition riche et éclectique, où les coups de cœur se sont mêlés aux découvertes inattendues, sous la douce lumière de fin d'été des 3 Lumières. Une table, des cafés qui refroidissent, et cette joie intacte de se passer les livres de main en main.
Présentes
Yvonne, Corinne, Anaïs, Muriel, Sabine, Véronique, Maria, Delphine, Amara, Nesrine et Melissa
Yvonne a présenté le tome 1, Le Pays des autres de Leïla Slimani.
Elle poursuit avec passion cette fresque familiale et historique, saluant la justesse du regard de Slimani sur l'exil intérieur et la transmission.
Delphine a présenté Le Gone du Chaâba et Hier je suis devenu grand d'Azouz Begag. Deux récits d'enfance lumineux et graves à la fois, portés par une langue vive, qui disent l'intégration, la banlieue lyonnaise et la soif d'apprendre. La relecture, des années après, n'a rien perdu de sa force.
Voir dans les comptes rendus précédents car nous en avons déjà parlé.
Nesrine a présenté Soufi mon amour d'Elif Shafak sur le thème de l'amour et de la vision de la vie.
Un roman qui entrelace le XIIIe siècle de Rûmî et l'Amérique contemporaine, pour interroger ce qui nous lie et nous élève.
Une lecture qui a nourri une belle discussion sur la spiritualité au quotidien.
Amara l'a lu aussi car c'est elle qui lui a fait cadeau et elle a adoré vu le nombre de post-its.
Melissa a présenté Confessions d'une accro du shopping de Sophie Kinsella qui a publié 25 livres.
Un plaisir coupable assumé, une série qui a accompagné son parcours de lectrice avec humour et tendresse. Romans très amusants que certaines ont lus auparavant.
Maria a présenté trois livres. Eau douce d'Akwaeke Emezi, un roman audacieux et intime sur l'identité.
Cent ans de solitude de Gabriel Garcia Marquez qu'elle a trouvé très bien écrit, vertigineux et magique.
Je sais pourquoi chante l'oiseau en cage, la biographie de Maya Angelou, bouleversante de force et de dignité. Trois propositions très différentes, qui disent son éclectisme.
Véronique a présenté Des fantômes de Shearwater de Charlotte McConaguy.
Je pleure encore la beauté du monde de Charlotte McConaghy, deux lectures habitées par la nature et la souffrance.
Elle a poursuivi avec Verhoeven qui est l'intégral des quatre thrillers Alex, Travail soigné et Rosy & John — Sacrifice de Pierre Lemaître. Son écriture est noire et implacable.
Ainsi que Les Francs Royaumes, Par deux fois tu mourras tome 1 et La fureur de Frédégonde tome 2 d'Eric Fouassier, son auteur fétiche pour le polar historique.
Une traversée impressionnante.
Véronique nous a aussi parlé de Stella Piergiorio Pulixi un roman des éditions Gallmeïster poches Totem qui se passe en Sardaigne, un récit enraciné dans l'île et ses mystères.
Belle Greene d'Alexandra Lapierre, portrait fascinant d'une bibliothécaire hors norme à l'époque de la ségrégation.
Elle a commencé à lire Une histoire d'ours d'Eowyn Ivey, qui promet déjà un hiver enchanté. Nous en discuterons la prochaine fois.
Muriel a présenté La nuit des enfants rois de Bernard Lenteric, thriller fantaisie, haletant et sombre.
L'extraordinaire voyage du fakir qui avait voyagé dans une armoire Ikea.
La valse des âmes de Bernard Werber, fidèle à son univers métaphysique et foisonnant. Nous en avions déjà parlé auparavant avec Muriel.
Sabine a présenté Diables blancs de James Robert Baker
Après avoir signé un best-seller avec un retentissant true crime, Tom Dunbar a disparu des radars. Son ambitieux second livre a fait un flop. Alors que les droits d’auteur commencent à se tarir, le restaurant imaginé par sa femme, la sublime et vénéneuse Beth, les précipite dans un gouffre financier. Ils vont tout perdre, jusqu’à leur maison avec vue sur l’océan, dans l’un des coins privilégiés de Los Angeles.
La situation est critique : hors de question pour Tom de renoncer à l’écriture et, pour Beth, de s’exiler dans un quartier de seconde zone. Heureusement, elle a un plan : soutirer de l’argent à son père, Bud Sturges, auteur à succès. Mais quand le richissime écrivain refuse, une idée sombre et dérangeante commence à s’insinuer dans les esprits survoltés de Beth et Tom…
Avec une voix unique, tendue, implacable, James Robert Baker, livre avec Diables blancs, resté inédit jusqu’ici, un récit démoniaque, où l’on sombre dans un maelström de folie et d’aveuglement. Œuvre brillante dans sa forme, corrosive par le fond, aussi noire qu’hilarante, cette satire fulgurante d’une élite de parvenus révèle, sous le vernis de l’intellectualisme, leur abjection.James Robert Baker (1946–1997) est un écrivain américain dont l’œuvre violente, satirique et profondément politique a marqué la littérature underground des années 1980 et 1990. Mis au ban après la publication de Tim and Pete (1993), il laisse une œuvre brève et radicale, devenue culte après sa mort.
L'auteur anonyme, le tome 11, Noir comme l'enfer que je viens de terminé. Une suite attendue, qui continue de nous tenir en haleine par son atmosphère complétement déjanté.
Dans la petite ville de Désespoir, trois jeunes femmes ont été kidnappées. La police arrête un suspect. Surprise : son ADN correspond en tout point à celui de Jack l'Éventreur. Avant d'être interrogé, l'homme disparaît mystérieusement. Une seule personne semble en mesure de le retrouver : le Bourbon Kid, le tueur le plus impitoyable que la terre ait jamais porté. Pendant ce temps, une femme robot ressemblant trait pour trait à Jasmine, l'ex prostituée tueuse de démons, commet des vols à main armée dans toute la région. Appelés à la rescousse, les Dead Hunters, vénérable confrérie de chasseurs sanguinaires, entrent dans la danse. Toutes les pistes les conduisent bientôt vers le mystérieux strip-club d'une ville nommée Ténèbres, où plane l'ombre d'un revenant inattendu : Adolf Hitler himself !On peut penser ce qu'on veut d'Anonyme, qu'il est immoral, dépravé, infréquentable, obscène, indécent, sans foi ni loi... Ce qui est sûr, c'est qu'il est le seul capable d'écrire un roman aussi déjanté et jubilatoire que Noir comme l'enfer !
Amara a présenté Femme hypersensible cette femme qui s'ignore, un essai qui a ouvert une belle discussion sur l'écoute de soi que je lui ai prêté nous en avons déjà parlé auparavant.
Hier je suis devenu grand d'Azouz Begag, roman jeunesse, elle trouve que l'auteur est un très bon conteur, ainsi que La poésie Algérienne de Rachid Korachichi, pour rappeler la puissance des mots et des racines.
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Superbement illustrés par de jeunes artistes d'aujourd'hui. Les albums Dada, pour découvrir ou redécouvrir des poètes, des chanteurs et autres personnalités qui ont marqué leur temps et le nôtre. |
Anaïs a présenté Saurez-vous qui a tué Harry Kennedy d'Anthony Johnston qui est un livre jeu interactif, original et ludique.
Puis La série 4 tomes femmes de ménage de Freida McFadden dont ont a déjà parlé plus d'une fois, La voisine sans histoire de Liz Nugent mais elle n'a trop aimé.
Le divorce parfait de Jeneva Rose qu'elle a bien aimé une histoire de vengeance.
Une employée modèle de Jean-Christophe Tixier.
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Finaliste du Prix littéraire Europe 1-GMF
Sylvie est une femme sans histoires. Employée de mairie efficace, investie dans une association paroissiale, discrète jusqu'à l'effacement. Quand son frère, un joueur surendetté, lui avoue être menacé de mort, elle prend la vie de ce dernier en main. Faux papiers, plan de fuite, nouvelle identité : grâce à elle, Antoine disparaît.
Mais ce qu'elle voyait comme une entorse exceptionnelle aux règles devient peu à peu un engrenage : grisée par sa propre audace, Sylvie se pique au jeu.
Et si cette plongée dans l'illégalité était le seul moyen d'exister enfin ?
Elle a été déçue par Poupée volée d'Elena Ferrante. Je lui ai dit que je n'avais pas aimé le film c'était un peu glauque.
Elle a aussi présenté Un remède pour la solitude de Simon Van Booy.
Les princesses ont toujours raison de Fabrice Midal qui sont des contes modernes réconfortants.
Lettres du Japon de Marie Kondo sur la sociologie du quotidien. Un inventaire généreux, à son image.
Corinne a présenté Le crime du paradis de Guillaume Musso qu'elle a bien aimé pour son rythme et son twist final.
Au prochain arrêt de Hiro Arikawa, plein de douceur ferroviaire.
Un café une fois encore à l'image de notre groupe : généreux, curieux, sans hiérarchie de genres, où l'on passe d'un polar à un essai, d'un conte à une saga familiale, avec la même envie de partager. Merci à toutes pour ce bel après-midi aux 3 Lumières et n'hésitez pas à vous abonner.


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