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dimanche 13 octobre 2019

Lucky Losers de Laurent Malot





4° de couverture 

 

Sean Kinsley, 17 ans, c'est moi. Il y a moins d'un ans, je vivais encore à Londres, jusqu'à ce que ma mère surprenne mon père dans les bras d'un homme.
C'est là que tout a basculé : déménagement en Bretagne, inscription dans un nouveau lycée, mais surtout coup de foudre pour la plus belle fille du monde !
 Ç'aurait pu être le nirvana si des fils à papa n'avaient pas cherché à nous humilier, mes copains et moi.
 Et comme je ne réfléchis pas toujours aux conséquences, je leur ai lancé un défi.
 De quelle façon ce défi a pu embraser toute la ville, je me le demande encore ....


Mon ressenti 




 Une lecture très sympa pour la jeunesse qui prendra un réel plaisir à découvrir les aventures de cette bande de jeunes.
Prêt à tout pour défier un trio de fils à papa à l'égo surdimensionné, nos compères vont devoir se remettre au sport. Un défi incroyable pour des jeunes en quête d'identités.
Une histoire aussi de famille, ce roman parle de la situation des familles face au chômage, et des différences de classes sociales. Dans une région où les boulots sautent comme des crêpes.
Je n'ai pas l'habitude de lire ce genre de livre mais je le conseille vivement à ceux qui apprécient.
Je pensais que cette histoire allait m'amuser mais j'avoue que j'ai eu du mal à le terminer.
 Surement du à mon habitude de lire des romans plus violents.
J'ai eu le plaisir de rencontrer l'auteur à la foire du livre de Bruxelles, depuis le temps qu'il attendait dans ma bibliothèque, je pense qu'il ira rejoindre celle de ma filleule plus tard.
 


A vous de le découvrir. 


 Auteur 




 J ’ai commencé ma vie d’auteur à 14 ans.
 Né dans une famille de cinéphiles, j’ai goûté à tous les genres, du polar à la comédie musicale, du western à la science-fiction. J’ai une admiration sans bornes pour Steven Spielberg qui peut faire E.T., Les Aventuriers de l’Arche perdue ou La Liste de Schindler avec le même brio.
J’ai la même admiration pour Clint Eastwood, Bertrand Tavernier, Ridley Scott, Quentin Tarantino et quelques autres.
C’est pour ces raisons que j’écris dans tous les genres et dans tous les formats : romans, pièces ou scénarios.
 J’écris ce que j’ai envie de lire, de voir sur scène ou au cinéma. J’ai toutefois compris qu’il y avait un point commun entre toutes mes histoires : on y pleure, on y rit, on en sort parfois amer ou révolté, mais sous le maquillage de la fiction, elles sont un reflet de notre vie à tous.

https://laurentmalot.fr/a-propos/

samedi 12 octobre 2019

La maison de Emma Becker

Éditions Flammarion
 
 
Le mercredi 16 octobre à 18h30: Rencontre avec Emma Becker pour son roman La Maison paru aux éditions Flammarion à la librairie La cour des grands, 12, rue Taison 57000 Metz.


4° de couverture 



«J’ai toujours cru que j’écrivais sur les hommes.
 Avant de m’apercevoir que je n’écris que sur les femmes.
Sur le fait d’en être une.
 Écrire sur les putes, qui sont payées pour être des femmes, qui sont vraiment des femmes, qui ne sont que ça ; écrire sur la nudité absolue de cette condition, c’est comme examiner mon sexe sous un microscope.
 Et j’en éprouve la même fascination qu’un laborantin regardant des cellules essentielles à toute forme de vie.»



Mon ressenti 



Cette femme qui a décidé d'aller vivre à Berlin deux années et qui prend sa plume pour nous écrire un superbe roman sur les femmes. " Les prostituées qui travaillent dans une maison".

J'avais hâte de lire cette histoire, après en avoir entendu parlé à la rentrée littéraire de la librairie la cour des grands à Metz où l'autrice viendra dédicacer son livre et nous parler de son parcours. 
Dès le début je me suis laisser emporter dans ce récit et je dois admettre qu'elle sait manier la langue française avec talent et beaucoup d'humour. Très belle plume que je découvre avec son troisième livre, il faudrait maintenant que je lise les deux premiers.

Qu'est-ce que j'ai ris à certains passages, je me suis dit que cette femme est un extra-terrestre, elle s'assume totalement, elle est franche, nature et directe, tout ce que j’aime.
 Elle emploie des thermes crus et tranchants qui dans un monde où le sexe, l'alcool et la drogue font partis du quotidien, quelques mots comme bite, couille où nichons sont parfois maniés avec style et transformés en des petites choses très amusantes.

Il y a deux passages où elle taille bien le français qui pour elle est comparable à une épidémie de gastro, suite à une conversation avec sa collègue qui adore les écouter parler pendant l’acte car ça l’excite. Qu’est-ce que j’ai rigolé à certains moments de cette lecture.

Il y a aussi des passages beaucoup moins guais, par exemple quand certaines putes font de mauvaises rencontres avec des clients violents et teigneux.
L'histoire de ces femmes est vraiment très touchante et parfois très dure, pour un moment je me suis laisser aller et j'ai découvert d'autres vies parfois abimées où résignées. La maison ce n'est pas une prison, mais un lieu de rencontres, de discutions et des moments de sexe qui vont souvent avec le désire de l'homme qui paye.
 Une expérience unique et un travail qui fait donner son corps et un peu de son âme à des inconnus, une part de soi, c'est un don de faire jouir ces hommes afin qu'ils ressortent repus sexuellement parlant.
 Parfois c’est aussi très désespérant de devoir apprendre à certains comment manier sa langue jusqu’à devoir abandonner car il y a toujours des causes perdus.
Une pute c'est avant tout une femme, une vie, un cœur qui bat et qui aime, c'est un métier non reconnu en France.

 Notre pays est encore arriéré, il préfère laisser les femmes dans les rues sans aucune hygiène et sécurité, il préfère punir les hommes qui osent aller faire leurs affaires.
 Faire l'amour fait partie de la vie c'est un acte que l'homme doit assouvir afin de rester en bonne santé mentale et pour ceux qui sont seul parfois la main ne suffit pas.
 En France, c'est surement préférable de les laisser abuser de certaines femmes sans leurs consentement, ni leurs autorisations.

Dommage, que l'on regarde toujours d'un mauvais œil, cette femme qui donne du plaisir aux hommes et qui est jugée constamment par les autres de, " filles de mauvaise vie" ou "Catin".
Le mot pute est constamment utilisé par les gens de manière brutale, sale mot qui a remplacé le mot péripatéticienne où fille de joie
. C’est bien dommage car maintenant tout le monde devient la pute de tout le monde.

Le plus vieux métier du monde résiste au temps et grâce à Emma Becker, il sera peut-être vu différemment.

Respect pour ces femmes qui partagent leurs chairs et leurs dons de faire l'amour pour apaiser la gente masculine, l'argent c'est bien mais souvent les corps n'en sortent pas indemnes.

 Elle nous a ouvert les portes de cette maison où j’ai découvert des belles femmes, chaleureuses, sensibles et pleine d’amour, des femmes qui se soutiennent et qui vivent à l’extérieur de cette maison, des personnes tout à fait normale. 

 Un grand bravo pour l’autrice qui a eu un immense courage et aussi les couilles de parler d’un sujet intime, sensible et de rester elle-même jusqu'au bout, elle m'a ouvert les yeux sur un monde très peu médiatisé et souvent caché par la société qui voit en la prostituée, le mal, le sale , le panneau sens interdit.




Autrice




 Emma Becker est née en 1988 dans les Hauts-de-Seine.
Elle est écrivain.
 Elle vit à Berlin, où, durant deux ans, elle a travaillé dans une maison close.
Aux éditions Denoël, elle a publié deux romans, Mr. (2011), traduit dans quatorze pays, et Alice (2015).


samedi 5 octobre 2019

Une affaire d'hommes de Todd Robinson

Éditions Gallmeister


4° de couverture 


Boo et Junior sont amis depuis l'orphelinat et videurs dans un club depuis que leurs muscles et tatouages en imposent assez.
Ils cultivent depuis toujours leur talent pour se mettre dans les pires situations et s'en sortir avec des méthodes inédites.
 Quand une de leurs collègues leur demande d'avoir une conversation avec un petit-ami trop violent, nos deux compères sont trop heureux de jouer les chevaliers servants.
 Lorsque le type en question est retrouvé mort, Boo et Junior font des coupables parfaits.

Une plongée dans un Boston où l'élite se mêle aux truands en compagnie des deux enquêteurs les plus drôles du roman noir américain.



Mon ressenti 




Mes retrouvailles avec Boo et Junior ont été comme je m’y attendais, fortes en sensations et toujours avec  beaucoup d’humour et d'action.
  Sombres et dangereuses sont les nuits de Boston et il ne fait pas bon s’attarder dans certains bars où l’on risque de ressortir les pieds devants.
L’auteur écrit comme il parle et il envoie du lourd car comme d’habitudes nos personnages sont très forts pour se retrouver dans des situations très embarrassantes.
 Ils sont plein de conneries les deux là.
 Flingues, Whisky, Kung-fu et meurtres font partis intégrante de la vie de nos deux frères qui feront toujours tout afin de protéger leurs vies respectives car la pègre de Boston n'en a pas fini avec eux. 
Je me suis encore régalée avec ce deuxième livre qui m’a fait de l'effet, j'étais plié et je gloussais très  fort.
Une affaires d’hommes mais pas que, car quand nos deux potes apprennent que l’un de leur bande de l’orphelinat fait partie de la jacket, c’est à Junior qu’il va falloir l’expliquer tout en douceur, car il a eu un traumatisme dans son enfance à l'orphelinat.
Un meurtre va les mettre dans des situations très dangereuses, Junior en taule, sa voiture en danger et Boo qui va passer de sales moments de souffrance, il ramasse le pauvre.
Leurs amis d'enfance, qui sont toujours dans les environs auront un grand rôle à jouer dans cette histoire afin de sauver leurs vies et de rester unis quoi qu'il arrive.
Heureusement, il y aura deux jolies femmes pour  remonter le moral de Boo et lui remonter autre chose aussi, c'est un homme sensible mais hyper résistant.

Je vous en raconte pas plus car il faut prendre du plaisir dans les pages de ce thriller sombre et hilarant.
 De plus on y découvre des citations sorties de l'esprit de l'auteur qui franchement m'ont fait mourir de rire, j'adore son humour particulier. 
 J'espère les retrouver prochainement pour de nouvelles aventures.

 J'ai adoré ce roman déjanté qui permet de couper un peu avec la réalité, on se croirait dans un film en imaginant ces scènes incroyables, c'est ça qui est génial.



 Auteur 





Todd Robinson est né en 1972 et a créé une revue spécialisée dans la littérature noire et policière aux États-Unis qui a remporté nombre de prix. 
Il a été paysagiste, garde du corps, barman et videur – principalement au Roxy à New York et au fameux Rathskeller à Boston. 
Il vit aujourd’hui dans le quartier de Manhattan à New York avec sa femme, son fils et un chat qui a mauvais caractère.

dimanche 29 septembre 2019

Le ciel par-dessus le toit de Natacha Appanah

Éditions Gallimard



4° de couverture 



«Sa mère et sa sœur savent que Loup dort en prison, même si le mot juste c’est maison d’arrêt mais qu’est-ce que ça peut faire les mots justes quand il y a des barreaux aux fenêtres, une porte en métal avec œilleton et toutes ces choses qui ne se trouvent qu’entre les murs.
Elles imaginent ce que c’est que de dormir en taule à dix-sept ans mais personne, vraiment, ne peut imaginer les soirs dans ces endroits-là.»

Comme dans le poème de Verlaine auquel le titre fait référence, ce roman griffé de tant d’éclats de noirceur nous transporte pourtant par la grâce de l’écriture de Nathacha Appanah vers une lumière tombée d’un ciel si bleu, si calme, vers cette éternelle douceur qui lie une famille au-delà des drames.



Mon ressenti 




Eliette alias Phénix est une mère qui a vécu des choses traumatisantes.
Elle a eu une mère et un père qui l’ont surement trop aimé et qui l’on traité comme une poupée de porcelaine car elle est incroyablement belle.

Ses enfants, Paloma et Loup,  qui grandiront sans amour, élevés d'une manière très particulière, car leur mère est un personnage très atypique.
 Phénix est devenu tout le contraire de ce que ses parents souhaitaient pour elle.
Une femme rebelle, tatouée et dotée d’une force et d’un caractère très particulier.
Des mots qui ne veulent pas sortir de leurs bouches, des gestes d'affection inexistants, voilà comment le pire va se produire pour cette famille pas comme les autres.

Loup est différent, parce qu'il vit et pense pas comme les autres jeunes de son âge.
 Il n'a pas été élevée comme les autres, il a juste sa mère et sa sœur qui depuis un moment se sont éloignées suite à une dispute faute de mots, de vérités, car Phénix ne parle pas, elle les aime mais ne leurs montre pas.

Depuis longtemps elle souffre d'être une femme seule, solide mais incapable de parler et de donner de l'amour.

Le jour où Loup va partir en voiture et provoquer un terrible accident.
Il voulait juste aller retrouver sa sœur Paloma.

 Tout va basculer dans leurs vies, mais ça sera sûrement le seul moyen de les rapprocher, des moments de déchirements, de tristesses et de souffrances qui m’ont beaucoup émue.
Loup, il déteste être enfermé et en lisant ses moments d’emprisonnement où il suffoque dans cette prison parfois j'ai eu peur qu'il atteigne à un point de non-retour.

Ce roman est vraiment très touchant et il m'a énormément fait penser aux personnes qui n'arrivent pas à ressortir leurs émotions, aucuns mots ne peuvent sortir car c'est bloqué.

Un livre qui m'a emporté avec cette famille, ces personnages très attachants mais qui souffrent surement d'un gros manque dans leurs vies.

« C'est pour ça que l'on dit souvent, qu'il faut dire aux gens qu'on les aime tant qu'ils sont en vie. »

Un très beau roman qui fait réfléchir et qui fait du bien, parfois il faut se remettre en question sur nos vies et nos loupés.
Je vous le conseille vivement.






 Auteure 





Nathacha Appanah est née le 24 mai 1973 à Mahébourg ; elle passe les cinq premières années de son enfance dans le Nord de l'île Maurice, à Piton. Elle descend d'une famille d'engagés indiens de la fin du XIXe siècle, les Pathareddy-Appanah.

Après de premiers essais littéraires à l'île Maurice, elle vient s'installer en France fin 1998, à Grenoble, puis à Lyon, où elle termine sa formation dans le domaine du journalisme et de l'édition. C'est alors qu'elle écrit son premier roman, "Les Rochers de Poudre d'Or", précisément sur l'histoire des engagés indiens, qui lui vaut le prix RFO du Livre 2003.

Son second roman, "Blue Bay Palace", est contemporain: elle y décrit l'histoire d'une passion amoureuse et tragique d'une jeune indienne à l'égard d'un homme qui n'est pas de sa caste.

"Le Dernier Frère" (2007) a reçu plusieurs prix littéraires dont le prix du roman Fnac 2007, le prix des lecteurs de L'Express 2008, le prix de la Fondation France-Israël. Il a été traduit dans plus de quinze langues.

En 2013, les éditions Payot ont publié "Indigne" d'Alexander Maksik, le roman qu'elle a traduit de l'américain.

Paru en 2016, son roman "Tropique de la violence" est issu de l'expérience de son séjour à Mayotte où elle découvre une jeunesse à la dérive. Ce roman remporte le tout premier prix Femina des lycéens, le premier Prix Patrimoines 2016, le Prix France Télévisions 2017, le Prix du roman métis des lecteurs 2017 et le Prix du roman métis des lycéens 2017.

Le ciel par-dessus le toit est paru le 22 août 2019.




samedi 21 septembre 2019

Franck Sinatra dans un mixeur de Matthew McBride

Éditions Gallmeister


4° de couverture 

Il faut une certaine dose de courage pour braquer une banque au volant d'une camionnette de boulangerie. Ou une certaine dose de bêtise.
En tout cas, ça ne passe pas inaperçu.
Et quand il s'agit de remettre la main sur le butin, flics et voyous se lancent dans la course.
Pour Nick Valentine, ex policier devenu détective privé, c'est l'occasion rêvée de se refaire.
A chaque loi qu'il transgresse, à chaque bourbon qu'il descend, à chaque cachet d'OxyContin qu'il avale, il s'approche un peu plus du jackpot.
Ou de la noyade dans le Missouri.


Mon ressenti



Dans ma série, j'adore le roman complétement barré.
Grace aux conseils de mon libraire, j'ai découvert celui-ci qui m'a fait beaucoup rire, il est remplit de bêtises de gaffes et de passages bien sanglant. 
Adepte de l'humour noir et grinçant ce roman m'a fait passer un moment très divertissant.
Nick Valentine est un personnage fort alcoolisé qui n'hésite pas à braver tous les interdits pour sa cause personnel, il est charmant fort attachant, un vrai gentleman.
Mais surtout il ne faut pas toucher à son petit emmerdeur de chien sinon gare aux répercutions fortes en hémoglobine.
De l'action, de la haine, des rails de coke et des moments forts désagréables certains termineront en pièces détachés.
Alcool, drogues, flingues et tronçonneuse, je me suis retrouvée dans une histoire de dingues mais heureusement j'en suis sortie indemne suite à des passages assez gores.
Je vous conseille de découvrir ce roman qui grâce à son titre très amusant m'a interpellé.
Il est vraiment excellent pour décompresser et s'aventurer dans des zones dangereuses, la violence des bas fonds américains dans toute sa splendeur.
Attention aux âmes sensibles passez votre chemin. 

Auteur 






Matthew McBride a longtemps vécu dans une ferme dans le Missouri avec son épouse et un taureau nommé Hemingway. 
Il est né à Saint Louis dans le Missouri, le 13 Mai 1971.
Révélé sur la scène de l’écriture du crime avec ses nouvelles choquantes et viscérales de mauvais hommes et de bonnes armes à feu, son premier roman puissant confirme ce qui a été murmuré pendant des mois, cet homme est à suivre. 
Il s’est mis à écrire au cours des treize années qu’il a passées à travailler à la chaîne pour Chrysler à Saint-Louis.  Force maintenant est de reconnaître cette nouvelle voix du crime, brute, sauvage et complètement originale

(Source : Étonnants voyageurs)