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lundi 23 mars 2026

Ce qu'il faut de haine de Jacques Saussey

 

Editions Fleuve Noir 


4° de couverture

La mort ne frappe pas toujours au hasard...

Ce matin-là, comme tous les dimanches, Alice Pernelle s'éclipse de la maison de ses parents pour aller courir avec son chien dans la campagne environnante. 

Mais en arrivant au bord de la Cure, cette rivière qui traverse le village de Pierre-Perthuis, une scène terrible lui coupe les jambes et lui soulève l'estomac : un corps écartelé entre quatre arbres et grouillant de vers. 

Alors que les enquêteurs chargés de l'affaire font d'étranges découvertes lors de l'autopsie et se confrontent à de nombreux témoignages décrivant la victime comme une femme prétentieuse et impitoyable, 

Alice, de son côté, est incapable de renouer avec l'insouciance de sa vie étudiante. Hantée par les images de ce cadavre, elle aussi va avoir besoin de réponses pour avancer, au risque de trop attirer l'attention...



Mon ressenti 



Ce thriller est captivant du commencement à la conclusion et j'ai éprouvé des frissons, tant l'assassinat de cette femme est d'une cruauté inégalée. 

Le plus terrible est que le meurtrier cherchait à se venger en infligeant les pires souffrances à sa victime. 

Alice sera bouleversée par cette scène criminelle et les forces de l'ordre devront mener une enquête en remontant dans un passé obscurci par des secrets. 

J'ai beaucoup aimé ce livre que j'ai dévoré deux fois, et on ne s'en lasse vraiment pas, il est surprenant. 

C'est vraiment génial et superbement construit, avec une conclusion éblouissante.



Auteur 


Jacques Saussey 



Né en 1961, j'écris des nouvelles durant de longues années, entre 1988 et 2007. Après le premier prix au concours Alfred Jarry, cette année-là, je quitte l'écriture des nouvelles et j'entame mon premier thriller, "La mante sauvage", achevé en 2008. Ce thriller paraîtra le 3 janvier 2013 sous le titre "Colère Noire".

C'est le second, "De sinistre mémoire", écrit en 2009, qui a connu le premier les joies des rayons des libraires en septembre 2010. Ce roman est ensuite sorti en poche en juin 2011.

Prochaine aventure éditoriale : "L'enfant aux yeux d'émeraude", achevé en août 2012. A suivre...

En cours, une pièce de théâtre et deux autres thrillers en construction, dont l'un reprend mes personnages désormais fétiches, Daniel Magne et Lisa Heslin.

Mon domaine : l'histoire noire.

Très noire...

Des extraits de mes romans sont disponibles sur www.jacques-saussey-auteur.com

Venez visiter le site!

Mon agenda de séances dédicaces est en ligne ici:

http://www.jacques-saussey-auteur.com/une_cartouche_de_noir/Seances_dedicaces.html

La Rosa Perdida de Christopher Laquièze

 

Éditions JC Lattès 

4° de couverture 

« Quand Matías Ordoñez dénonça sa mère, elle fut pendue le lendemain sur la Plaza Vieja, et nul ne sut jamais si c’était par amour ou par vengeance qu’il l’avait condamnée. »
À San Jacinto del Río, un village oublié des cartes et des dieux, Sofia Ordoñez dirige La Rosa Perdida. 
Un bordel célèbre pour corps en quête de volupté, devenu refuge pour âmes errantes et haut lieu de passage des hommes, opposants comme sympathisants au régime sanguinaire d’Isidro Gálvez...
Lorsqu’un matin Sofia est pendue sur la place publique, dénoncée par son propre fils Matías, le village entier frémit. 
Et sa mémoire, ses secrets et ses douleurs se déroulent pour tenter de comprendre.
Dans ce premier roman, pétri de réalisme magique et d’une véritable virtuosité dramatique.
Christopher Laquièze raconte les cicatrices d’un continent meurtri, la résistance muette et le courage de ceux qui, à bas bruit, œuvrent pour un autre monde.


Mon ressenti 

Lire La rosa perdida, c’est ressentir une douleur qui traverse les générations.

On sent des familles brisées, déchirées par des choses trop lourdes pour elles. Il y a une violence qui marque les habitants, quelque chose d’injuste qui laisse des traces profondes. Rien n’est vraiment réparé, tout reste un peu ouvert.

Ce qui m’a le plus touché, c’est cette idée de vengeance qui naît d’une perte terrible. La mort d’une femme innocente pèse comme une ombre, et on comprend la colère du fils, même si elle fait mal. C’est une colère triste, pas seulement violente — une colère remplie d’amour perdu.

Le roman m’a donné l’impression que la souffrance peut se transmettre, comme si les blessures ne disparaissaient jamais vraiment. Mais en même temps, tout est écrit avec une certaine douceur, presque du respect pour cette douleur.

À la fin, il reste surtout une émotion forte : celle d’un cœur blessé qui cherche un sens à ce qui est arrivé.


Auteur 




Christophe Laquièze est écrivain et philosophe (ATOPOS). Ayant réussi à capter l’intérêt de centaines de milliers de personnes pour la littérature et la philosophie sur les réseaux sociaux, il se distingue par son style d’écriture tranchant et unique. Avec un parcours atypique et une passion débordante, l’auteur a su se faire une place remarquée dans le monde de la philosophie par son originalité et ses connaissances.

dimanche 1 février 2026

Compte rendu du café littéraire de la Saint Nicolas le 06 décembre 2025 " les 3 lumières"

 

https://www.les3lumieres.fr/


Café Littéraire du 6 décembre – Un Moment à Part

Le 6 décembre, jour de la Saint-Nicolas, nous nous sommes réunis pour un nouveau café littéraire dans une ambiance douce, bienveillante et profondément humaine. Comme chaque rencontre, cet après-midi a été une parenthèse hors du temps, propice aux échanges, aux émotions et aux découvertes.

Les Lectures de Marie

Marie a ouvert la rencontre avec deux livres qui ont particulièrement retenu son attention. Elle a d'abord présenté 555 de Hélène Gestern, un roman qui nous plonge dans une quête mystérieuse autour d'une partition ancienne de Domenico Scarlatti. L’histoire suit Grégoire, un luthier qui, en réparant un étui à violoncelle, découvre cette partition disparue, déclenchant une course effrénée entre plusieurs personnages, tous liés par leur passion pour la musique et la quête de cette œuvre perdue.



"J'ai bu du champagne, moi qui ne bois jamais, dansé avec Alice - je devais avoir l'air ridicule -, repris du champagne, discuté quelques instants avec une pianiste libanaise que j'admirais depuis des années. J'avais le sentiment étrange que tout cela arrivait à un autre que moi." En réparant un étui à violoncelle, Grégoire découvre une partition ancienne. Elle pourrait être la légendaire 556ᵉ sonate du compositeur Domenico Scarlatti. À peine déchiffré, l'inestimable document disparaît. Débute alors une course folle qui précipite quatre autres personnages, aussi complexes que passionnés, à la poursuite de la mystérieuse partition : un luthier criblé de dettes de jeu, une claveciniste mondialement réputée dont la carrière est menacée, un universitaire aussi antipathique que savant et un riche collectionneur désœuvré. Tous verront leur existence à jamais bouleversée par cette quête éperdue.

Elle a ensuite partagé son enthousiasme pour L'Autre Amérique de Judith Perrignon, un livre qui résonne puissamment avec l'actualité, évoquant les relations de pouvoir et la montée de figures comme Donald Trump, tout en faisant écho aux discours de Franklin D. Roosevelt. Ces ouvrages nous ont invités à réfléchir sur les enjeux politiques contemporains, le capitalisme et la liberté.



« Alors que Donald Trump vient de prêter serment, comment ne pas entendre résonner les mots de Franklin D. Roosevelt lorsqu’il entra à la Maison Blanche au mois de mars 1933 : « Nous savons maintenant que le gouvernement des milieux financiers est aussi dangereux qu’un gouvernement mafieux » ?
Qu’importe l’âge du discours. Il a été prononcé quand le totalitarisme puis la guerre s’emparaient d’un monde mis à genoux par un capitalisme sans contrôle, et construisait la ligne de front entre un gouvernement protecteur et les maîtres de l’économie. Il est donc d’une grande actualité.
Donald Trump n’est pas un accident de l’histoire américaine, il incarne la toute puissance du « business », de l’homme blanc riche et au-dessus des lois, tout ce que Franklin et Eleanor Roosevelt combattirent pendant douze ans. Ils écrivirent le moment le plus progressiste de l’histoire des Etats-Unis. Y plonger, c’est voir où s’enracine la violence politique qui s’abat aujourd’hui. »
J.P.

Solidarité et Littérature : 13 à Table !

Amara a évoqué le recueil de nouvelles 13 à Table !, un ouvrage annuel dont les fonds sont reversés aux Restos du Cœur. Ce recueil, tout en étant une œuvre littéraire de qualité, a une forte dimension humanitaire, alliant plaisir de la lecture et soutien aux plus démunis.



Le Roman Taormine d'Yves Ravey

Ensuite elle nous a parlé de Taormine d’Yves Ravey, un roman où un couple au bord de la rupture décide de s’offrir un séjour en Sicile pour se réconcilier. Mais une rencontre malencontreuse sur un chemin de terre, après un accident de voiture, plonge les protagonistes dans une situation bien plus complexe. Ce roman, à la fois subtil et tendu, interroge les choix personnels et les conséquences de nos actes.




Un couple au bord de la séparation s'offre un séjour en Sicile pour se réconcilier. A quelques kilomètres de l'aéroport, sur un chemin de terre, leur voiture de location percute un objet non identifié. Le lendemain, ils décident de chercher un garage à Taormine pour réparer discrètement les dégâts. Une très mauvaise idée
.


Amara nous a parlé d'un recueil de poèmes Un chat est un chat d'Abderrahmane Zakad . 



Les Lectures Inspirantes d'Amara

Amara, quant à elle, a apporté des livres profondément inspirants. Parmi eux, Foutez-vous la paix de Fabrice Midal, qui a trouvé un écho particulier dans nos parcours personnels. Ce livre nous invite à cesser de chercher la perfection, à accepter nos imperfections et à devenir nos meilleurs amis. Ose devenir qui tu es et La Mecque-Phuket de Safia Azzedine, également mentionnés, ont ouvert la voie à une réflexion sur l’identité, l’introspection et l’acceptation de soi.


FOUTEZ-VOUS LA PAIX !

Cessez d'obéir • Vous êtes intelligent

Cessez d'être calme • Soyez en paix

Cessez de vouloir être parfait • Acceptez les intempéries

Cessez de rationaliser • Laissez faire

Cessez de vous comparer • Soyez vous-même

Cessez d'avoir honte de vous • Soyez vulnérable

Cessez de vous torturer • Devenez votre meilleur ami

Cessez de vouloir aimer • Soyez bienveillant

" Un livre extrêmement libérateur et déculpabilisant. " 
Psychologies

" Un livre subtil qui esquisse une voie majeure. " 
Les Inrockuptibles

Philosophe et écrivain, 
Fabrice MIDAL est l'un des principaux enseignants de la méditation en France. Il a publié de nombreux livres à succès.



Il existe, plus ou moins, en chacun de nous, des forces tyranniques, souvent non maîtrisées, qui peuvent nous transformer en victimes de nous-mêmes ; l homme a-t-il réellement trouvé la liberté s il n a brisé que les chaînes extérieures sans avoir reconnu puis s être libéré de celles de son inconscient ? En désirant témoigner et faire partager son combat victorieux contre la souffrance psychique, grâce à la psychanalyse, l auteur nous donne, peut-être, une leçon de vie. Dans cette chronique autobiographique à la fois poignante et vivifiante, l auteur suit, rigoureusement, ses vingt années de psychanalyse avec plusieurs analystes. C est une mise à nu pudique, franche et sans complaisance.


Qu'il est vertueux d'offrir un voyage à La Mecque à ses parents ! Qu'il est bon de se sacrifier pour sa famille ! Et que la vie est simple quand on sait être docile ! Naviguant entre bêtise théorique et intelligence pratique, Fairouz mène un combat obstiné avec elle-même pour s'affranchir de l'estampille natale, de celles qui nous poursuivent comme un boulet en soirée et qui se révèlent plus nocives qu'une belle-mère mécontente si on ne les maîtrise pas. Fairouz tacle ses réflexes de fille bien pour n'être qu'une fille. Elle va s'attacher, nerveusement mais habilement, à se réapproprier sa vie, entre ce qu'on lui a transmis et ce qui se profile à l'horizon. L'horizon, c'est La Mecque... mais, après tout, pourquoi pas Phuket ?



La Liberté, le Courage et l’Engagement

Des lectures plus engagées ont alimenté des discussions profondes sur la liberté, les choix et l’identité.

Deborah a partagé Nous rêvons juste de liberté d’Henri Lœvenbruck, un roman initiatique et d’aventure, où un groupe de jeunes fuyant leur petite ville se lance dans un road trip exaltant à travers les États-Unis. L’histoire de cette quête de liberté et d’amitié a suscité des échanges passionnés sur la manière dont nous concevons la liberté et les sacrifices qu’elle implique.


«Nous avions à peine vingt ans et nous rêvions juste de liberté.» Ce rêve, la bande d'Hugo va l'exaucer en fuyant la petite ville de Providence pour traverser le pays à moto. Ensemble, ils vont former un clan où l'indépendance et l'amitié règnent en maîtres. Ensemble ils vont, pour le meilleur et pour le pire, découvrir que la liberté se paie cher. Nous rêvions juste de liberté réussit le tour de force d'être à la fois un roman initiatique, une fable sur l'amitié en même temps que le récit d'une aventure. Avec ce livre d'un nouveau genre, Henri Lœvenbruck met toute la vitalité de son écriture au service de ce road-movie fraternel et exalté.

Véronique a, elle, lu J’irai tuer pour vous du même auteur, un thriller politique palpitant qui interroge la notion de dévouement et les zones grises de la raison d’État. Ce roman captivant nous plonge dans un monde d’espionnage et de complots, avec une tension palpable.


1985, Paris est frappé par des attentats comme le pays en a rarement connu. Dans ce contexte, Marc Masson, un déserteur parti à l'aventure en Amérique du Sud, est soudain rattrapé par la France. Recruté par la DGSE, il est officiellement agent externe mais, officieusement, il va devenir assassin pour le compte de l'État. Alors que tous les Services sont mobilisés sur le dossier libanais, les avancées les plus sensibles sont parfois entre les mains d'une seule personne... Jusqu'à quel point ces serviteurs, qui endossent seuls la face obscure de la raison d'État, sont-ils prêts à se dévouer ? Et jusqu'à quel point la République est-elle prête à les défendre ? Des terrains d'opérations jusqu'à l'Élysée, des cellules terroristes jusqu'aux bureaux de la DGSE, Henri Loevenbruck raconte un moment de l'histoire de France - qui résonne particulièrement aujourd'hui - dans un roman d'une tension à couper le souffle. Pour écrire ce livre, il a conduit de longs entretiens avec "Marc Masson" et recueilli le récit de sa vie hors norme.

Les Partages de Véronique.

Véronique a aussi présenté Enfant de salaud de Sorj Chalandon, un roman poignant sur l’enfance et les blessures du passé. Elle a également mentionné un recueil de nouvelles qu’elle a acheté au Salon du Livre, Seille de Crimes, riche en récits intrigants.



Depuis l’enfance, une question torture le narrateur :
- Qu’as-tu fait sous l’occupation ?
Mais il n’a jamais osé la poser à son père.
Parce qu’il est imprévisible, ce père. Violent, fantasque. Certains même, le disent fou. Longtemps, il a bercé son fils de ses exploits de Résistant, jusqu’au jour où le grand-père de l’enfant s’est emporté :
 «Ton père portait l’uniforme allemand. Tu es un enfant de salaud ! »
En mai 1987, alors que s’ouvre à Lyon le procès du criminel nazi Klaus Barbie, le fils apprend que le dossier judiciaire de son père sommeille aux archives départementales du Nord. Trois ans de la vie d’un « collabo », racontée par les procès-verbaux de police, les interrogatoires de justice, son procès et sa condamnation.
Le narrateur croyait tomber sur la piteuse histoire d’un « Lacombe Lucien » mais il se retrouve face à l’épopée d’un Zelig. L’aventure rocambolesque d’un gamin de 18 ans, sans instruction ni conviction, menteur, faussaire et manipulateur, qui a traversé la guerre comme on joue au petit soldat. Un sale gosse, inconscient du danger, qui a porté cinq uniformes en quatre ans. Quatre fois déserteur de quatre armées différentes. Traître un jour, portant le brassard à croix gammée, puis patriote le lendemain, arborant fièrement la croix de Lorraine.
En décembre 1944, recherché par tous les camps, il a continué de berner la terre entière.
Mais aussi son propre fils, devenu journaliste.
Lorsque Klaus Barbie entre dans le box, ce fils est assis dans les rangs de la presse et son père, attentif au milieu du public.
Ce n’est pas un procès qui vient de s’ouvrir, mais deux. Barbie va devoir répondre de ses crimes. Le père va devoir s’expliquer sur ses mensonges.
Ce roman raconte ces guerres en parallèle.
L’une rapportée par le journaliste, l’autre débusquée par l’enfant de salaud.



Antoine, pour sa part, a évoqué Le Royaume de Séraphin de Mélodie Ducœur, qui aborde le harcèlement scolaire, un sujet d’une grande actualité et d’une grande sensibilité.


Harcelé en raison de sa différence, Dimitri, dix ans, s’est jeté d’un pont pour échapper à ses souffrances, laissant derrière lui une mère dévastée. Lorsqu’il se réveille au royaume de Séraphin, un lieu perché haut dans le ciel, il rencontre Timéo, un bébé qui n’a connu que le ventre de sa mère, et Lucas, dont la disparition tragique a profondément bouleversé la vie de ses parents. Soutenu par ses nouveaux compagnons ailés, Dimitri parviendra-t-il à redonner le sourire à sa maman restée sur Terre ?


Véro nous a également parlé de Metz Capitale d'Emmanuel Lebeau, un livre qu'elle a eu le plaisir de faire dédicacer lors de sa visite à la librairie Hisler. 

Ce livre propose une vision audacieuse et engagée de Metz pour l'année 2026, invitant à réfléchir sur le futur de la ville à travers des enjeux politiques, économiques et sociaux. 

De plus, elle a filmé ce café littéraire et l'a partagé sur facebook en direct et sur sa page YouTube un short pub.  Voici le lien vers le short pub  : Breaking Bed Café Littéraire.


Une Rencontre Enrichissante

Le café littéraire a également été un moment d’échange sur des sujets essentiels tels que l’enfance, la violence, la solitude, mais aussi l’espoir, la transmission et la solidarité. La rencontre a été l’occasion de réfléchir aux grandes causes soutenues par des organisations comme Amnesty International, qui nous rappellent l’importance de défendre les droits humains.

En quittant ce café littéraire, le cœur un peu plus rempli, nous étions riches des mots des autres, des silences partagés et de cette énergie collective qui fait toute la beauté de ces rencontres. Chacun a trouvé sa place dans cet échange sincère, simple, et profondément humain.

Vivement le prochain rendez-vous en 2026 !

Sabine 

samedi 10 janvier 2026

Compte rendu du café littéraire du 08 novembre invitée Damiana Attivissimo


 Nous étions onze à nous retrouver pour ce café littéraire, enrichi par la présence de Damiana Attivissimo. 

La rencontre s’est ouverte par un échange autour de nos lectures respectives, offrant à chacun l’occasion de partager ses coups de cœur et ses impressions. 

Ce premier temps a naturellement conduit à un moment de présentation et de découverte mutuelle, favorisant une atmosphère conviviale et chaleureuse. 

La soirée s’est conclue par la présentation de l'autrice et une séance de dédicaces, prolongeant les échanges dans un cadre privilégié.


Marie a lu Partout le feu d'Hélène Laurain, une écriture particulière

https://editions-verdier.fr/livre/partout-le-feu/


Laetitia est née trois minutes avant sa soeur jumelle Margaux et trente-sept minutes avant l'explosion de Tchernobyl. Malgré des études dans une grande école de commerce, elle grenouille au Snowhall de Thermes-les-Bains, au désespoir de ses parents. Elle vit à La Cave où elle écoute Nick Cave, obsédée par les SUV et la catastrophe climatique en cours. Il faut dire que Laetitia vit en Lorraine où l'Etat, n'ayant désormais plus de colonies à saccager, a décidé d'enfouir tous les déchets radioactifs de France. Alors avec sa bande, Taupe, Fauteur, Thelma, Dédé, elle mène une première action spectaculaire qui n'est qu'un préambule au grand incendie final. Dans ce premier roman haletant où l'oralité tient lieu de ponctuation, Hélène Laurain, née à Metz en 1988, nous immerge au coeur incandescent des activismes contemporains.

Marie nous a parlé de Tambora d'Hélène Laurain, un roman assez cru qui parle de maternité. 


Une mère nous parle de ses deux filles, qu’elle voit amples comme des villes en expansion. La première est déjà là quand le récit commence, la seconde naîtra bientôt, après la perte d’un autre enfant lors d’une fausse couche. Ici, la temporalité de la maternité domine : celle de grossesses compliquées, d’hôpitaux et de services des urgences, la temporalité d’un corps qui produit, parfois sans qu’on le veuille, la temporalité de la naissance, celle des soins, ou des désirs trop souvent empêchés. Mais d’autres réalités existent aussi, se faufilent et tentent de prendre leur place : un manuscrit qui intéresse un éditeur, des confinements, qui ne changent pas grand-chose lorsqu’on doit rester alitée, la catastrophe environnementale qui se déploie, gigantesque, et fait songer à la fin du monde que l’humanité a cru vivre en 1815 quand l’éruption du volcan Tambora plongea une partie de la Terre dans le froid et l’obscurité. Hélène Laurain écrit avec cela, et écrit tout cela, avec crudité parfois. Son livre conjugue récit, réflexions et poésie, et nous emmène à la rencontre d’un monde incertain.

Elle a lu Celle qui reste 



Celles qui restent est une histoire de sœurs. De femmes. De liens si puissants que les rompre bouleverse tout.

Celles qui restent est une histoire de sœurs. De femmes. De liens si puissants que les rompre bouleverse tout. Clara est l'aînée, la sage, l'exemple à suivre. Celle qui fait tout comme il se doit, quitte à grincer des dents en se forçant à sourire. Constance est la cadette. Si discrète, qu'on en oublie qu'elle existe... jusqu'à ce qu'elle décide de cesser d'exister en se jetant du haut d'un pont. Lucy est la benjamine. Celle qui rit trop fort, parle trop fort, vit trop fort. Parce qu'elle a peur qu'on l'oublie. Mais il y a aussi Marielle, qui elle, n'a ni sœur, ni frère, ni enfant, tout juste un vieux chien obèse. Celle qui a consacré sa vie aux autres pensait arriver au bout de son chemin dans l'indifférence ,jusqu'à ce qu'un ange vêtu d'un manteau rouge se jette d'un pont, juste devant elle, et remette tout en question.


Marie a lu Cézembre d'Hélène Gestern.



"Elle se contente d'ouvrir sur lui ses yeux liquides, ce paysage clair et indéchiffrable dans lequel il lit à la fois tout et rien ; ce regard aussi vaste que la mer, qui, dans son intensité muette, lui fait peur." Yann, professeur d'histoire récemment divorcé, quitte Paris pour s'installer à Saint-Malo, dans la demeure de son enfance. C'est ici, face à l'île de Cézembre, que s'est écrit le destin des Kérambrun.

 Au début du XXᵉ siècle, son aïeul épouse la femme qu'il aime et fonde une compagnie maritime florissante, transmise aux générations suivantes. Mais Yann refusera de marcher dans les pas de son père, un homme dur et taiseux. En fouillant les archives familiales, il découvre l'histoire cachée des siens. Trouvera-t-il la source qui a empoisonné leurs liens et semble les condamner à la solitude ?

Du coup Véronique nous a parlé de Ces messieurs de Saint-Malo de Bernard Simiot. 



Seul de tous les petits commerçants de Saint-Malo, Mathieu Carbec, dont les grands-parents vendaient naguère de la chandelle, a eu l’audace d’acheter trois actions de la Compagnie des Indes orientales que vient de fonder Colbert.
Ce sera le point de départ d’une saga familiale au moment où la bourgeoisie maritime se rue à la conquête des piastres, des charges et des titres nobiliaires.
Négociants, armateurs, corsaires ou négriers, les Carbec se lanceront sur toutes les mers du globe, sans se soucier de savoir si leurs écus ou leurs fleurons sentent trop les épices ou la traite, la ruse ou la fraude…
Les multiples rebondissements, le foisonnement des personnages, la présence permanente de l’Histoire font de 
Ces messieurs de Saint-Malo un grand roman d’aventures et d’amour qui est aussi un grand roman de société.

Pour ma part j'ai lu Le chant du monde de Jean Giono, un merveilleux roman très dur mais une plume vraiment fantastique. J'ai beaucoup apprécié ce retour dans le passé. 


"Le matin fleurissait comme un sureau. Antonio était frais et plus grand que nature, une nouvelle jeunesse le gonflait de feuillages.- Voilà qu'il a passé l'époque de verdure, se dit-il. Il entendait dans sa main la truite en train de mourir. Sans bien savoir au juste, il se voyait dans son île, debout, dressant les bras, les poings illuminés de joies attachées au monde, claquantes et dorées comme des truites prisonnières. Clara, assise à ses pieds, lui serrait les jambes dans ses bras tendres."

Mireille nous a parlé du roman de Claude Fuilla De sang et d'or "Quand l'urgence est une vie". 



Après vingt ans au cœur de l'action au sein de la brigade de sapeurs-pompiers de Paris, mais aussi en mission ou opération à l'étranger, Claude Fuilla anesthésiste-réanimateur, spécialiste de médecine d'urgence livre le récit de son parcours professionnel et revient sur les moments bouleversants de sa carrière.

Sa profession hors du commun, lui a fait côtoyer des drames " de tous les jours " et d'autres, qui restent imprégnés dans la mémoire collective. Il est notamment intervenu sur la catastrophe de la gare de Lyon et le tremblement de terre en Arménie en 1988, la prise d'otages de la maternelle de Neuilly en 1993, la mort de la princesse de Galles en 1997, ou encore l'incendie de la rue de Provence en 2005 et puis le sauvetage miraculeux de Darlène, ensevelie 15 jours sous terre, lors du séisme d'Haïti en 2010.

Dépassant le sensationnel, l'auteur nous propose de le suivre en traversant une vie de passion, d'engagement et de réflexion. On en ressort souvent ému, parfois secoué, mais toujours grandi.

Véronique nous a parlé de sa lecture du roman d'Éva Dolan Haine pour haine. 



Ils ont été assassinés à coups de pied, dans la rue, sauvagement. 

Leur seule faute : être étrangers. Quant à leur agresseur, il n'a même pas songé à éviter les caméras de surveillance. Visage masqué, il s'est planté devant elles pour signer son acte barbare d'un salut nazi. Et comme si cela ne suffisait pas à la section des crimes de haine, trois travailleurs immigrés sont renversés par un chauffard qui prend la fuite. L'inspecteur Zigic et sa partenaire, le sergent Ferreira, reçoivent alors une consigne claire : ne surtout pas ébruiter la piste raciste auprès des médias, que les deux affaires soient liées ou non. La ville de Peterborough est déjà au bord de l'implosion. D'ailleurs la police n'est pas la seule à s'inquiéter : pour Richard Shotton, député local d'extrême droite en pleine campagne électorale, ce serait une publicité fort malvenue... Entre jeux de pouvoir, haines identitaires et crise économique, Dolan dresse un portrait acerbe et lucide de l'Angleterre.

Véronique nous a parlé de sa rencontre avec Pierre Boisson et de son roman Flamme, volcan, tempête qui parle de Christina Pawlowska.



Un été, Pierre Boisson découvre dans une bibliothèque un roman à l'abandon, oublié en deuxième rangée, invisible : Écarlate, de Christine Pawlowska. Un petit ouvrage, d'une centaine de pages, publié en 1974 au Mercure de France. Un texte écrit par une adolescente dont la violente mise à nue et la plume incandescente frappent le journaliste et l'assaillent de questions. Qui est Christine Pawlowska ? Comment a-t‑elle vécu ? Qu'est-elle devenue ? A-t-elle continué d'écrire ? Tant de mystères qu'une brève recherche Internet ne permet pas d'élucider, au contraire, car Christine Pawlowska a disparu. Pourtant, son œuvre, même faite d'un seul livre, semble avoir compté.

Pierre Boisson mène l'enquête et découvre la vie fascinante et hors norme de celle qui a partagé les pages du cahier d'été de La Nouvelle Revue française avec Annie Ernaux, qui a aussi été fugueuse, avorteuse, kidnappeuse ou tenancière de bar. Son destin est celui d'une femme emprisonnée dans un continuum de violence et d'une autrice poursuivie par "l'agonie des mots absents', selon l'un de ses poèmes aujourd'hui retrouvé.

Flamme, volcan, tempête est un roman sans fiction dans lequel se côtoient l'histoire d'une enquête, l'histoire d'une femme et, au fond, une certaine histoire de la littérature.

Véronique nous a parlé de ses futures interview au salon seille de crimes et je vous en parlerais dans un autre articles prochainement. 

Guillaume nous a parlé d'un roman fantastique classique Les petits contes d'Edgar Alan Poe dont un des contes le miroir 




Plongez dans l'univers fascinant d'Edgar Allan Poe avec cette collection exceptionnelle de contes inédits qui révèle toute la profondeur du génie littéraire américain. Cette édition présente des récits mystérieux et envoûtants qui capturent l'essence même de l'art narratif de Poe.

✓ Contes captivants qui explorent les recoins les plus sombres de l'âme humaine
✓ 
Atmosphères gothiques d'une intensité remarquable
✓ 
Psychologie complexe des personnages magistralement développée
✓ 
Style littéraire raffiné caractéristique du maître de la nouvelle

Ces récits dévoilent un Edgar Allan Poe dans toute sa créativité, explorant des thèmes universels avec une maîtrise technique incomparable. Chaque conte révèle la capacité unique de l'auteur à créer des atmosphères troublantes et des personnages inoubliables.

Damiana nous a parlé d'un roman de Charles Baudelaire Les fleurs du mal publié en 1857, c'est un roman qu'elle adore.





"Les Fleurs du Mal" de Charles Baudelaire est bien plus qu'un simple recueil de poèmes, c'est une plongée profonde dans les méandres de l'âme humaine. Publié pour la première fois en 1857, cet ouvrage visionnaire a scandalisé la société de l'époque et a été censuré pour outrage à la morale. Pourtant, au fil des décennies, il est devenu un phare de la littérature mondiale, reconnu pour son audace, sa beauté, et son exploration audacieuse des thèmes de la passion, de la beauté, de la mélancolie, de la modernité, et de la condition humaine.

Plongez dans l'univers envoûtant de Charles Baudelaire, explorez les coins sombres de l'âme humaine et laissez-vous emporter par la magie de la poésie. "Les Fleurs du Mal" continuent de fleurir, de charmer et de hanter, comme une invitation éternelle à la réflexion et à l'émerveillement.


Mireille a parlé du roman le ventre de Paris d'Emile Zola et de la maison aux esprits d'isabel Allende.



"Le Ventre de Paris" est un roman naturaliste d’Émile Zola publié en 1873. Il relate l’histoire de Florent, un jeune républicain envoyé au bagne pendant plus de sept ans pour avoir protester contre le coup d’État du prince Louis-Napoléon Bonaparte. Après s’être évadé du bagne de Cayenne, il revient à Paris et tente de reprendre sa vie. Obnubilé par sa soif de justice, il n’a de cesse que de comploter contre le Second Empire, rêvant de bâtir une nouvelle société.



Une grande saga familiale dans une contrée qui ressemble à s’y méprendre au Chili.
Entre les différentes générations, entre la branche des maîtres et celle des bâtards, entre le patriarche, les femmes de la maison, les domestiques, et les paysans du domaine, se nouent et se dénouent des relations marquées par l’absolu de l’amour, la familiarité de la mort, la folie douce ou bestiale des uns et des autres, qui reflètent et résument les vicissitudes d’un pays passé en quelques décennies des rythmes ruraux et des traditions paysannes aux affrontements fratricides et à la férocité des tyrannies modernes.
La Maison aux esprits, premier roman d’Isabel Allende, tantôt enchanteur, tantôt mordant, a été traduit dans de nombreuses langues et a obtenu le prix du Grand Roman d’évasion 1984.

Ensuite nous avons débuté la rencontre avec Damiana Attivissimo nous a présenté son roman. 

Lors de sa présentation elle nous a expliqué qu’elle avait commencé l’écriture de son roman il y a quinze ans, avant de le mettre de côté pendant longtemps. 

Elle a repris ce projet il y a deux ans et a mis environ un an et demi pour le terminer. 

Le roman, de genre fantasy et à dimension héroïque, est sorti récemment. Elle a également raconté que son mari Guillaume avait lu le manuscrit et l’avait beaucoup apprécié, bien que ce ne soit pas son genre de lecture habituel. 

L’histoire de La Goutte Ultime met en scène les personnages de Rebecca et Liam dans un univers fantastique. Je l'ai lu et j'ai décollé dans un monde magique qui m'a fait rêver. Mon article est publié sur le blog. 








Merci beaucoup pour votre soutient et votre présence. 

Sabine