Bienvenue sur le blog de Misery Bay !
Ici, je partage ma passion pour la littérature à travers des critiques de romans, thrillers, récits historiques et poésie. Mon objectif est de vous faire découvrir des œuvres variées et d’éveiller votre curiosité littéraire. Pour moi, une vie sans livres est impensable, et j’espère vous transmettre cette passion à chaque lecture. Sabine Rémy
Avant,
quand l’air était si imprégné de magie qu’il laissait un goût de
cendres sur la langue, les sorcières étaient féroces et intrépides, la
magie flamboyait et la nuit leur appartenait. Ce temps n’est plus, les
hommes ont dressé des bûchers, et les femmes ont appris à se taire, à
dissimuler ce qui leur restait de magie dans des comptines, des formules
à deux sous et des contes de bonne femme. Mais la vraie sorcellerie
n’a besoin que de trois choses pour renaître : la volonté de l’écouter,
les vers pour lui parler, et les voies pour la laisser pénétrer le
monde. Car tout ce qui est important va par trois. Ainsi des sœurs
Eastwood : Bella, Agnès et Genièvre. Mues par la colère, la peur... et
une pulsation écarlate qui ne demande qu’à revivre, des dons qu’elles
découvrent peu à peu. Il suffit pour cela de s’unir, et d’y croire, de
traquer tous les interstices où elle se dissimule. Car la magie, c’est
d’abord penser que chacun est libre d’agir, même si le mal rôde. Le
temps des Sorcières pourrait alors bien revenir, pour notre plus grand
bénéfice à tous, hommes et femmes.
Alix
E. Harrow signe un nouveau roman magistral qui réinvente la figure des
sorcières. Une épopée magnifique tissée de fantaisie, nourrie de
promesses et d’un imaginaire sans limites, qui est aussi une ode à la
liberté des femmes... et des hommes. Lauréat du British Best Fantasy
Award 2021.
Mon ressenti
J'ai tout simplement adoré Le Temps des sorcières. C'est un roman puissant, captivant et profondément émouvant, qui mêle avec brio la magie, l'Histoire et la lutte des femmes pour leur liberté.
Dès les premières pages, j'ai été emportée par l'atmosphère de cette Amérique du XIXᵉ siècle, où trois sœurs, longtemps séparées, vont se retrouver et redécouvrir un héritage oublié : celui des sorcières. Mais derrière cette magie se cache avant tout une magnifique histoire de courage, de sororité et de résistance face à une société qui cherche à faire taire les femmes.
J'ai particulièrement aimé la façon dont Alix E. Harrow réinvente la figure de la sorcière. Ici, elle n'est pas une créature maléfique, mais le symbole de toutes celles qui refusent de se soumettre, qui revendiquent leur place et leur liberté. La magie devient une métaphore de la transmission, de la mémoire et de la force intérieure.
Les personnages sont remarquablement construits. Les trois sœurs sont différentes, imparfaites, parfois blessées par leur passé, mais leur évolution est magnifique. On s'attache à elles, on partage leurs doutes, leurs colères et leurs espoirs jusqu'à la dernière page.
L'écriture d'Alix E. Harrow est également un véritable enchantement. Poétique sans être compliquée, elle parvient à créer une ambiance à la fois sombre, mystérieuse et pleine d'espérance. Chaque chapitre donne envie de poursuivre la lecture.
Ce roman est bien plus qu'une histoire de sorcières. C'est un hommage aux femmes qui, à travers les siècles, ont dû se battre pour être entendues, respectées et libres de choisir leur destin. C'est un récit féministe, magique et profondément humain qui m'a touchée du début à la fin.
Pour moi, Le Temps des sorcières est un véritable coup de cœur.
Une lecture que je recommande à tous les amateurs de fantasy historique, mais aussi à celles et ceux qui aiment les romans où la magie sert avant tout à raconter la force des liens humains et le pouvoir de l'espoir.
Alix E. Harrow est une romancière américaine de fantasy et de science-fiction, née en 1989. Passionnée d'histoire, elle a obtenu un diplôme puis un master dans cette discipline avant d'enseigner l'histoire africaine et afro-américaine à l'université. Elle a ensuite choisi de se consacrer pleinement à l'écriture.
Son premier roman, Les Dix Mille Portes de January (The Ten Thousand Doors of January), a été salué par la critique et a révélé son talent pour créer des univers où se mêlent merveilleux, histoire et émotions. Son deuxième roman, Le Temps des sorcières (The Once and Future Witches), a remporté le British Fantasy Award du meilleur roman de fantasy en 2021. Elle est également lauréate du prix Hugo pour sa nouvelle A Witch's Guide to Escape.
Les œuvres d'Alix E. Harrow explorent souvent les thèmes de la mémoire, de la transmission, du pouvoir des histoires, de la place des femmes dans la société et de la magie comme symbole d'émancipation. Son écriture, à la fois poétique et engagée, lui a permis de s'imposer comme l'une des voix les plus marquantes de la fantasy contemporaine.
Femmes hypersensibles et empathiques, n`ayez plus peur de ce que vous percevez !
Les sorcières ne sont pas mortes, elles vivent sous les traits de chaque femme hypersensible.
C`est à travers l`héritage de ces femmes du XXIII ème siècle qu`Anne Landry
entend vous réconcilier avec vos facultés intuitives.
Cessez de vous
brûler sur un bûcher, libérez et assumez pleinement la sorcière qui est
en vous.
Cet ouvrage pratique propose de nombreux rituels, à la fois
psychologiques et énergétiques. Il dresse également différents portraits
de sorcières hypersensibles en qui vous reconnaître.
En s`appuyant sur son histoire personnelle, l`auteure fait le pont entre
psychanalyse et médiumnité afin de donner la parole à la sorcière qui
sommeille en chacune de vous.
Mon ressenti
J'ai apprécié la lecture de Femme hypersensible : cette sorcière qui s'ignore d'Anne Léandry.
C'est un ouvrage qui invite à voir l'hypersensibilité comme une force et non comme une faiblesse. J'ai aimé les passages consacrés à l'acceptation de soi, à l'intuition et au fait d'assumer pleinement sa différence. L'écriture est accessible et l'autrice partage son expérience avec sincérité.
En revanche, j'ai été plus réservée sur les chapitres consacrés aux cartes, à la médiumnité et à certaines pratiques ésotériques. Chacun est libre de ses croyances, mais, à titre personnel, je préfère rester prudente face à ces sujets. Je pense que certaines pratiques peuvent parfois nous entraîner sur des chemins qui ne nous correspondent pas ou nous fragiliser lorsqu'elles sont abordées sans discernement.
Pour moi, il est important de garder un bon équilibre et de ne pas chercher des réponses à travers tout ce qui touche au monde spirituel.
Malgré cette réserve, je retiens avant tout le message positif du livre : apprendre à accepter son hypersensibilité, écouter son intuition avec sagesse et transformer ce qui est souvent perçu comme une fragilité en une véritable richesse. Une lecture inspirante, même si je n'adhère pas à tous les aspects développés par l'autrice.
Anne Léandry (également publiée sous le nom d'Anne Landry) est psychanalyste et autrice spécialisée dans l'hypersensibilité et l'hyperempathie.
Forte de plus de quinze années de pratique en cabinet, elle s'intéresse au lien entre les difficultés émotionnelles, l'hypersensibilité et les perceptions intuitives.
Elle anime également des ateliers et des stages destinés aux personnes hypersensibles et a publié plusieurs ouvrages sur ces thématiques, dont l'hyperempathie et Femme hypersensible : cette sorcière qui s'ignore.
Son approche mêle psychologie, développement personnel et spiritualité, avec une place importante accordée aux notions d'intuition et d'extrasensorialité.
Compte Rendu du Café Littéraire aux 3 Lumières – 4 Avril 2026
Jour de l’Indépendance du Sénégal
Ce samedi 4 avril 2026, à l’occasion de la journée symbolique de l’indépendance du Sénégal, dix passionnées de lecture se sont réunies dans l’ambiance conviviale des 3 Lumières pour un café littéraire riche en découvertes et échanges.
Les participantes : Deborah, Virginie, Aimée, Sarah, Léa, Elise, Cécile, Nadège, Zora et Véronique.
Les lectures du jour
Virginie a ouvert la séance en nous présentant Se détoxifier du cortisol de Sophie Lemaître, un ouvrage captivant qui explore les moyens de réduire le stress physiologique.
"Découvrez comment notre corps réagit au stress et comment détoxifier naturellement le cortisol pour retrouver équilibre et bien-être."
Aimée a partagé son enthousiasme pour le livre d’Audrey Baskovec, De soignante, je suis un jour devenue patiente
Infirmière depuis plus de vingt ans, passionnée par son métier, Audrey Baskovec raconte avec un franc-parler et une énergie sans faille la réalité d’une profession bien plus méconnue qu’on ne le croit et en grande souffrance.
Au gré de ses expériences, des urgences à la gériatrie, des soins intensifs neuro-vasculaires au don d’organes, du public au libéral, elle fait un constat accablant : les soignants ne peuvent plus effectuer leur travail correctement par manque de moyens financiers et humains et de souplesse administrative.
Elle nous entraîne également de l’autre côté du miroir. Car de soignante, elle est un jour devenue patiente. Atteinte à 36 ans de deux cancers qu’elle a combattus, elle a vécu ce qu’être malade au sein de l’hôpital public comporte de frustrations et d’inquiétudes.
Longtemps engagée au sein du collectif Santé en danger, militant aujourd’hui pour l’association Soins aux professionnels de la santé (SPS), l’auteure n’hésite pas à proposer des antidotes à l’hémorragie en cours du système.
Un témoignage précieux de soignante et de patiente porté par une vie, une expérience personnelle et un engagement collectif inestimables.
Véronique nous a émus en nous parlant du roman aux éditions Gallmeister, Du côté sauvage de Tiffany McDaniel, un drame poignant.
Arc et Daffy sont nées à une minute d’intervalle. Unies par leur indomptable chevelure rousse et une imagination fertile, les deux sœurs sont inséparables. Pourtant, irrémédiablement engluées dans les ténèbres familiales, elles ne peuvent échapper aux fantômes qui les hantent. Adulte, Arc lutte toujours avec ses souvenirs lorsqu’on découvre le corps d’une femme noyée dans la rivière. Bientôt, les cadavres s’accumulent. Arc devra peu à peu se rendre à l’évidence : tenir la promesse qu’elle a faite à Daffy de les protéger des puissants remous du “côté sauvage” de l’existence se révèle impossible.
Elle a également abordé deux autres œuvres marquantes : Jacaranda de Gaël Faye et Yonkers de Paul Couturiau.
Quels secrets cache l’ombre du jacaranda, l’arbre fétiche de Stella ?
Il faudra à son ami Milan des années pour le découvrir.
Des années pour percer les silences du Rwanda, dévasté après le génocide des Tutsi.
En rendant leur parole aux disparus, les jeunes gens échapperont à la solitude, et trouveront la paix près des rivages magnifiques du lac Kivu.
Sur quatre générations, Gaël Faye raconte l’histoire terrible d’un pays qui s’essaie malgré tout au dialogue et au pardon. Comme un arbre se dresse entre ténèbres et lumière, Jacaranda célèbre l’humanité, paradoxale, aimante, vivante.
Le passé finit toujours par rattraper ceux qui ont voulu l'effacer. États-Unis, 1965.
Randy Martins, avocat respecté, cache un secret : autrefois, à La Nouvelle-Orléans, il s'appelait Randolph Williams et portait l'uniforme de la police.
Camélia Chevallier, fille d'un avocat de la mafia, dirige le Tin Palace, club de jazz où joue The Preacher, trompettiste déchu revenu de prison. Quel lien unit ces trois destins ?
Sur fond de jazz et de rock, Yonkers plonge dans l'Amérique des années soixante, déchirée entre émeutes raciales et violence policière. Un roman noir de secrets, de rédemption et de musique ? la bande-son d'une époque en fièvre.
Deborah a enrichi le débat en évoquant ses lectures de J’irai tuer pour vous d'Henri Lœvenbruck et Leurs enfants après eux de Nicolas Mathieu qu’elle a trouvé moins convaincant.
Je suis la balle dans votre fusil. C'est vous qui tirez, c'est moi qui tue.1985. Alors que Paris est frappé par des attentats, Marc Masson, un déserteur, est rattrapé par la France. Recruté par la DGSE, il est officiellement agent externe mais, officieusement, il va devenir assassin pour le compte de l'État. Alors que tous les Services sont mobilisés sur le dossier libanais, les avancées les plus sensibles sont parfois entre les mains d'une seule personne...Jusqu'à quel point ces serviteurs, qui endossent seuls la face obscure de la raison d'État, sont-ils prêts à se dévouer ? Et jusqu'à quel point la République est-elle prête à les défendre ?Des terrains d'opérations jusqu'à l'Élysée, des cellules terroristes jusqu'aux bureaux de la DGSE, Henri Loevenbruck raconte un moment de l'histoire de France - qui résonne particulièrement aujourd'hui - dans un roman d'une tension à couper le souffle.
Août 1992. Une vallée perdue quelque part dans l’Est, des hauts-fourneaux qui ne brûlent plus, un lac, un après-midi de canicule. Anthony a quatorze ans, et avec son cousin, pour tuer l’ennui, il décide de voler un canoë et d’aller voir ce qui se passe de l’autre côté, sur la fameuse plage des culs-nus. Au bout, ce sera pour Anthony le premier amour, le premier été, celui qui décide de toute la suite. Ce sera le drame de la vie qui commence.
Avec ce livre, Nicolas Mathieu écrit le roman d’une vallée, d’une époque, de l’adolescence, le récit politique d’une jeunesse qui doit trouver sa voie dans un monde qui meurt. Quatre étés, quatre moments, de «Smells Like Teen Spirit» à la Coupe du monde 98, pour raconter des vies à toute vitesse dans cette France de l’entre- deux, des villes moyennes et des zones pavillonnaires, de la cambrousse et des ZAC bétonnées. La France du Picon et de Johnny Hallyday, des fêtes foraines et d’«Intervilles», des hommes usés au travail et des amoureuses fanées à vingt ans. Un pays loin des comptoirs de la mondialisation, pris entre la nostalgie et le déclin, la décence et la rage.
**Prix Goncourt 2018**
Sarah a plongé le groupe dans un univers futuriste avec La zone du dehors et La Horde du Contrevent d’Alain Damasio, des récits où l'imagination et la réflexion sociale se mêlent.
2084. Orwell est loin désormais. Le totalitarisme a pris les traits bonhommes de la social-démocratie. Souriez, vous êtes gérés ! Le citoyen ne s'opprime plus : il se fabrique. À la pâte à norme, au confort, au consensus. Copie qu'on forme, tout simplement. Au coeur de cette glu, un mouvement, une force de frappe, des fous : la Volte. Le Dehors est leur espace, subvertir leur seule arme. Emmenés par Capt, philosophe et stratège, le peintre Kamio et le fulgurant Slift que rien ne bloque ni ne borne, ils iront au bout de leur volution. En perdant beaucoup. En gagnant tout. Premier roman, ici réécrit, La Zone du Dehors est un livre de combat contre nos sociétés de contrôle. Celle que nos gouvernements, nos multinationales, nos technologies et nos médias nous tissent aux fibres, tranquillement. Avec notre plus complice consentement. Peut-être est-il temps d'apprendre à boxer chaos debout contre le swing de la norme ?
« Imaginez une Terre poncée, avec en son centre une bande de cinq mille kilomètres de large et sur ses franges un miroir de glace à peine rayable, inhabité. Imaginez qu’un vent féroce en rince la surface. Que les villages qui s’y sont accrochés, avec leurs maisons en goutte d’eau, les chars à voile qui la strient, les airpailleurs debout en plein flot, tous résistent. Imaginez qu’en Extrême-Aval ait été formé un bloc d’élite d’une vingtaine d’enfants aptes à remonter au cran, rafale en gueule, leur vie durant, le vent jusqu’à sa source, à ce jour jamais atteinte : l’Extrême-Amont. Mon nom est Sov Strochnis, scribe. Mon nom est Caracole le troubadour et Oroshi Melicerte, aéromaître. Je m’appelle aussi Golgoth, traceur de la Horde, Arval l’éclaireur et parfois même Larco lorsque je braconne l’azur à la cage volante. Ensemble, nous formons la Horde du Contrevent. Il en a existé trente-trois en huit siècles, toutes infructueuses. Je vous parle au nom de la trente-quatrième : sans doute l’ultime. »
Léa a présenté deux tomes incontournables : Dune t.1 et t.2, mêlant science-fiction et politique.
Il n'y a pas, dans tout l'Empire, de planète plus inhospitalière que Dune. Partout, des sables à perte de vue. Une seule richesse : l'épice de longue vie, née du désert, et que tout l'univers convoite. Quand Leto Atréides reçoit Dune en fief, il flaire le piège. Il aura besoin des guerriers Fremen qui, réfugiés au fond du désert, se sont adaptés à une vie très dure en préservant leur liberté, leurs coutumes et leur foi. Ils rêvent du prophète qui proclamera la guerre sainte et changera le cours de l'Histoire. Cependant les Révérendes Mères du Bene Gesserit poursuivent leur programme millénaire de sélection génétique : elles veulent créer un homme qui réunira tous les dons latents de l'espèce. Le Messie des Fremen est-il déjà né dans l'Empire ?
Paul Atréides est devenu l'empereur Muad'Dib. Il doit sa victoire aux Fremen qui ont porté sa bannière et sa parole aux confins de l'univers humain. Mais le prix en a été élevé. Les douze années sanguinaires de Jihad ont laissé des traces indélébiles sur le peuple fremen, et les couloirs de la Citadelle impériale d'Arrakeen bruissent des rumeurs les plus folles.
Désormais presque un dieu vivant, Paul n'en est pas moins la cible d'un complot de grande ampleur. Son don de prescience lui permet de savoir qui veut sa perte, mais quand tous les futurs possibles n'aboutissent qu'au désastre et à la mort, son sacrifice est peut-être la meilleure option...
Elise a lu Un frère de David Thomas, une exploration douce et poignante des relations familiales.
« Pendant presque quarante ans, il aura été là sans plus vraiment être là. Lui, mais plus lui. Un autre. »
David Thomas raconte le combat de son frère contre cette tyrannie intérieure qu’est la schizophrénie. Sa dureté, sa noirceur, ses ravages. Depuis la mort brutale d’Édouard jusqu’aux années heureuses, il remonte à la source du lien qu’il a eu avec son aîné et grâce auquel il s’est construit. Lors de ce cheminement, il s’interroge : comment écrire cette histoire sans trahir, sans enjoliver ? Écrire pour rejoindre Édouard. Le retrouver.
David Thomas est l’auteur de plusieurs romans et recueils d’instantanés parmi lesquels La Patience des buffles sous la pluie ou Seul entouré de chiens qui mordent (prix de la nouvelle de l’Académie française 2021). Son dernier livre, Partout les autres, a été couronné en 2023 par le prix Goncourt de la nouvelle.
Nadège a évoqué trois livres variés : Holly de Stephen King, Les bouchères de Sophie Demange, et Mémoire d’un expert psychiatre d’Angélina Delcroix, offrant au groupe des perspectives diversifiées.
Dans une jolie maison victorienne d’une petite ville du Midwest, Emily et Rodney Harris, anciens professeurs d’université, mènent une vie de retraités actifs. Malgré leur grand âge, les années ne semblent pas avoir de prise sur eux. À quelques pas de leur demeure, on a retrouvé le vélo de Bonnie Dahl, récemment disparue. Elle n’est pas la première à se volatiliser dans ce périmètre. Chose étrange : chaque fois, il s’agit de jeunes gens. Quels secrets inavouables cachent les murs tapissés de livres des époux Harris ? Sur l’insistance de la mère de Bonnie, l’enquêtrice Holly Gibney, héroïne de la trilogie Mr Mercedes et de L’Outsider, accepte de reprendre du service.
Rouen, quartier Jouvenet. Impossible de rater la devanture rose bonbon de la nouvelle boucherie, tenue par trois femmes aux ongles pailletés qui découpent les escalopes en souriant. Elles seules savent ce qui les lie : une enfance estropiée, une adolescence rageuse et un secret. Lorsque plusieurs hommes du quartier s'évaporent sans laisser de traces, la panique gagne les habitants. La police enquête et les rumeurs enflent... Les bouchères seraient-elles plus dangereuses qu'elles en ont l'air ? Une ode à l'amitié et un roman explosif où chaque page se dévore jusqu'au rebondissement final !
Adam Jacuri est expert psychiatre auprès de la Cour d’appel de Lyon. Arrivant en fin de carrière, il décide de confier ses mémoires à Jessie Maure, auteure de thrillers. Alors qu’il prend la décision de se retirer définitivement du circuit en allant vivre sa retraite en Bretagne près de la forêt de Huelgoat, des disparitions inquiétantes vont commencer à affoler la population locale. Adam soupçonne un ancien patient et craint pour sa propre vie, mais la gendarmerie ne le prend pas au sérieux. Alors, quand les premiers corps sont découverts, il décide d’enquêter seul dans cette région vaste et mystérieuse.
Alternant entre souvenirs criminels, maladies mentales, et conséquences personnelles et familiales d’un tel métier, ce thriller nous entraîne dans les coulisses des unités pour malades difficiles et dans les labyrinthes psychiques qu’un expert est censé parcourir.
Cécile nous a fait découvrir un ensemble d’œuvres originales : Factorum de Charles Bukowski, La langue des choses cachées et Le rire du grand blessé de Cécile Coulon, ainsi que Le cœur du Pélikan et Un monde à portée de main, offrant une palette riche en émotions.
Une bière, une putain. Bukowski, sans le savoir, bâtit sa légende. Cette litanie de boulots minables, de chambres sordides, d’étreintes glauques, de saouleries mornes, de bagarres d’ivrognes, de vexations, de rigolades sera la matière inépuisable d’une œuvre qui, avec sa vitalité consolante, sa folle énergie, ira jusqu’à brancher Hollywood.
À la tombée du jour, un jeune guérisseur se rend dans un village reculé. Il a une nuit pour sauver un enfant. Sa mère lui a toujours dit : " Ne laisse jamais de traces sur ton passage. " Il obéit toujours à sa mère. Sauf cette nuit-là.
Dans un pays sans nom, les lectures publiques sont la garantie de l'ordre social. Les élus ont ainsi transformé un certain type de livres en outils de parfaite manipulation.1075 est, lui, analphabète. Pour exister, la Société ne lui propose qu'une issue : intégrer l'élite des Gardes au service du système. Ces jeunes gens ont pour unique règle de ne jamais apprendre à lire. 1075 devient le meilleur des Agents. Sa vie bascule pourtant le jour où il croise la route d'une institutrice...
" Cécile Coulon brosse le portrait saisissant d'une vie bâclée. Anthime, surnommé " le Pélican " parce que, semblable à l'oiseau, il s'arrache le cœur pour l'offrir à son public, est un héros de tragédie mais aussi notre semblable à tous. Son errance, servie par l'écriture survoltée d'une romancière désormais confirmée, est un pur morceau de bravoure. " L'Express
Courir toujours plus vite, plus loin, à en user son corps, sa jeunesse, ses rêves...
Anthime est un gamin comme les autres quand il découvre, avec sa sœur, la bourgade sans caractère où ses parents emménagent. Jusqu'au jour où il se démarque par sa rapidité à la course et devient le Pélican, une sorte de mythe dans la région.
Seulement l'adulation, la notoriété et le succès se fracassent sans rémission quand ses tendons d'adolescent mal entraîné le trahissent en plein élan. Il doit abandonner la course, faire le sacrifice de ses ambitions et de son amour pour Béatrice. Foudroyé par la trahison de son corps insolent, l'homme qu'il devient s'englue dans la médiocrité : il épouse Joanna, timorée et sans charme, s'ankylose dans une profession ennuyeuse...
Et c'est d'un type bedonnant et sinistre que se moquent, vingt ans plus tard, ses anciens camarades. L'humiliation embrase sa colère et gifle cruellement son orgueil. Le Pélican pourra-t-il encore déployer ses ailes et se forger un destin digne de sa légende ?
Une écriture survoltée taille et grave comme une pierre dure, la violence, la souffrance et la rage qui hantent le personnage du Cœur du Pélican.
Zora a conclu les lectures avec ses choix : La goutte ultime de Damiana Attivissimo, Je vais mieux de David Foenkinos, et Les femmes du bout du monde de Mélissa Da Costa, thèmes très actuels et engagés.
Londres victorienne ; Rebecca, jeune femme de dix-huit ans, vit avec sa tante Élisabeth. Différente de ses congénères, elle va découvrir d’où elle vient, qui la menace, et surtout pourquoi. Cela va-t-il prendre le pas sur sa vie qui commence à se tracer aux côtés de lord Kerry ? Liam, jeune homme de vingt et un ans, va découvrir son histoire et rencontrer Rebecca. Il a de sombres desseins à son égard. Il la veut, mais surtout son sang : une seule et unique goutte, en fait. Leur monde est menacé, mais ce n’est pas celui dans lequel ils vivent… Damiana Attivissimo, débordante d’imagination, ne pouvait continuer sa vie sans écrire. Pour ses grands enfants et inspirée par Jane Austen, elle s’est lancée dans la création de son premier roman qui allie monde réel victorien et monde fantastique.
"Un jour, je me suis réveillé avec une inexplicable douleur dans le dos. Je pensais que cela passerait, mais non. J'ai tout essayé... J'ai été tour à tour inquiet, désespéré, tenté par le paranormal. Ma vie a commencé à partir dans tous les sens. J'ai eu des problèmes au travail, dans mon couple, avec mes parents, avec mes enfants. Je ne savais plus que faire pour aller mieux... Et puis, j'ai fini par comprendre."
À la pointe sud de la Nouvelle-Zélande, dans la région isolée des Catlins, au cœur d’une nature sauvage, vivent Autumn et sa fille Milly. Sur ce dernier bastion de terre avant l’océan Austral et le pôle Sud, elles gèrent le camping Mutunga o te ao, « le bout du monde » en maori. Autumn et Milly forment un duo inséparable, jusqu’au jour où débarque Flore, une jeune Parisienne en quête de rédemption... Hantées par le passé, mais bercées par les vents et les légendes maories, ces trois femmes apprendront à se connaître, se pardonner et s’aimer.
Ce café littéraire a une nouvelle fois démontré la richesse des échanges que peut offrir un groupe passionné.
Les suggestions variées, allant de la fiction à l’essai, du drame à la science-fiction, ont permis à chacune de repartir avec de nouvelles idées de lecture.
Dans le riche comté d’Awa, les humains cultivent l’indigo tandis que les tanukis multiplient farces et métamorphoses au grand dam des habitants. Mais leur génie bienveillant est sans limites. Aussi lorsque Omiyo, la fille d’un maître teinturier, est menacée par l’infâme intendant du gouverneur, c’est un tanuki qui vole à son secours. Mais bien des épreuves l’attendent. Pompoko pon !
Entre joutes de mystifications et concours de mégapatalouffes, La Bedondaine des tanukis est une épopée euphorique, un roman d’aventures extravagant — un trésor d’humour.
Mon ressenti
Quand j’ai découvert La Bedondaine des tanukis de Inoue Hisashi, je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre.
Le titre semblait presque enfantin, un peu étrange, et pourtant le roman m’a rapidement embarqué dans un univers à part, à la fois drôle, poétique et plein de nostalgie.
Ce que j’ai aimé avant tout, c’est la manière dont les tanukis sont représentés.
Ces créatures du folklore japonais, capables de se transformer, sont ici maladroites, rusées, gourmandes, parfois ridicules, mais toujours profondément humaines dans leurs émotions.
On rit souvent de leurs aventures, mais derrière cet humour, j’ai ressenti quelque chose de plus mélancolique : la peur de voir disparaître un monde ancien face à la modernité.
Le roman parle beaucoup du changement, de l’arrivée du progrès et de ce qu’on abandonne en chemin. Pourtant, Inoue Hisashi ne donne jamais de leçon.
Il préfère raconter avec fantaisie, avec tendresse, et c’est ce qui rend le livre si agréable à lire.
Même dans les passages les plus absurdes, il y a toujours une vraie réflexion sur la place des traditions, de l’imaginaire et du lien à la nature.
J’ai aussi beaucoup apprécié l’écriture, très vivante, presque comme un conte raconté au coin du feu.
On sent une grande affection de l’auteur pour ses personnages et pour ce Japon rural qui semble doucement s’effacer.
Cela donne au roman une atmosphère chaleureuse, parfois douce-amère.
Au final, La Bedondaine des tanukis est un livre qui m’a surpris.
Sous son apparence légère, il parle avec beaucoup de sensibilité de la disparition des cultures populaires et du besoin de préserver une part de merveilleux dans nos vies.
C’est une lecture originale, drôle et touchante, qui laisse un sentiment à la fois joyeux et nostalgique.
Après cette lecture j'ai visionné le film d'animation comédie dramatique POMPOKO d'Isao Takahata produit par le studio Ghibli.
AvecMakoto Nonomura,Yuriko Ishida,Akira Kamiya
Titre original Heisei tanuki gassen pompoko
Espèce mi-raton laveur mi-blaireau, les Tanukis partageaient aisément leur espace vital avec les paysans.
Entrecoupée de batailles entre tribus, leur vie insouciante leur faisait ignorer la présence toujours plus proche des hommes…
Jusqu’au jour où ces derniers décident de s’approprier leur territoire et de faire de la montagne une ville.
Capables de se métamorphoser à volonté, les Tanukis vont tenter d’effrayer les humains grâce à leurs pouvoirs extraordinaires.
Cependant, il en faudra plus pour que les hommes renoncent à la destruction de la forêt.
Face à la menace expansionniste, la riposte des Tanukis s’organise mais les animaux ne sont pas au bout de leurs peines !
Biographie de Inoue Hisashi
Né en 1934 dans la préfecture de Yamagata au Japon, Inoue Hisashi est l’un des écrivains et dramaturges japonais les plus importants du XXᵉ siècle. Orphelin de père très jeune, il grandit dans des conditions difficiles avant d’étudier à l’université Sophia de Tokyo. Passionné par le théâtre, les films et la littérature populaire, il commence sa carrière en écrivant des textes pour des spectacles de cabaret puis pour la télévision japonaise.
Il se fait connaître grâce à ses œuvres mêlant humour, satire et jeux de langage. Son style, souvent burlesque et très vivant, s’inspire des traditions populaires japonaises et du folklore. En 1984, il fonde sa propre troupe de théâtre, Komatsuza, afin de mettre en scène ses pièces.
Également romancier, il reçoit de nombreux prix littéraires au Japon. Pacifiste convaincu et militant antinucléaire, il défend toute sa vie les valeurs humanistes et critique les dérives de la société moderne.
Son roman La Bedondaine des tanukis reflète parfaitement son univers : un mélange de fantaisie, d’humour absurde et de regard tendre sur les traditions japonaises. Inoue Hisashi est mort en 2010 à l’âge de 75 ans.
Notre rencontre littéraire du mois de mars a une nouvelle fois été placée sous le signe du partage, des découvertes et des émotions.
Nous avons eu le plaisir d’accueillir en seconde partie l’autrice Audrey Baskovec, venue présenter son roman, De soignante, je suis devenue patiente.
Le témoignage poignant d'une infirmière engagée sur tous les fronts. éditions de L'Observatoire.
Infirmière depuis plus de vingt ans, passionnée par son métier, Audrey Baskovec raconte avec un franc-parler et une énergie sans faille la réalité d’une profession bien plus méconnue qu’on ne le croit et en grande souffrance.
Au gré de ses expériences, des urgences à la gériatrie, des soins intensifs neuro-vasculaires au don d’organes, du public au libéral, elle fait un constat accablant : les soignants ne peuvent plus effectuer leur travail correctement par manque de moyens financiers et humains et de souplesse administrative.
Elle nous entraîne également de l’autre côté du miroir. Car de soignante, elle est un jour devenue patiente. Atteinte à 36 ans de deux cancers qu’elle a combattus, elle a vécu ce qu’être malade au sein de l’hôpital public comporte de frustrations et d’inquiétudes.
Longtemps engagée au sein du collectif Santé en danger, militant aujourd’hui pour l’association Soins aux professionnels de la santé (SPS), l’auteure n’hésite pas à proposer des antidotes à l’hémorragie en cours du système.
Un témoignage précieux de soignante et de patiente porté par une vie, une expérience personnelle et un engagement collectif inestimables.
Vous pouvez écouter l'émission de radio ci-dessous:
Nous avons débuté ce café littéraire avec Fred, membre du jury du Prix littéraire Marguerite Puhl-Demange au Salon du Livre de Metz, dont le thème cette année était « Habiter le monde ».
Il nous a présenté plusieurs ouvrages sélectionnés et son coup de cœur personnel : Des enfants uniques de Gabrielle de Tournemire, Ce que prend la mer de Manon Fargetton, Le lotissement de Claire Veson, Voyage, voyage de Victor Pouchet.
Des enfants uniques de Gabrielle de Tournemire
Hector et Luz sont amoureux depuis l'adolescence. Aux yeux du monde, pourtant, ils sont incompatibles : du panel des amours possibles est exclu le leur. Redouté par leurs familles respectives, empêché par la société, il n'a nulle place où s'installer. Hector et Luz sont handicapés et, visiblement, leurs coeurs ont des raisons que les autres font mine d'ignorer. Malgré tout, par leur force et la grâce des rencontres, celle de Carlo notamment, leur éducateur, un couple se construit. Roméo et Juliette fragiles et entravés, ils vont chercher à abattre petit à petit les obstacles, dont celui, si tenace, de l'infantilisant regard de l'autre. Avec une écriture aussi incarnée que précise, Gabrielle de Tournemire livre un roman d'apprentissage, chemin de compréhension de soi et de l'autre, micro-fresque de la naissance possible d'une famille différente, unique.
Ce que prend la mer de Manon Fargetton
Sur la piste du passé mystérieux d'un père emmuré dans le silence suite à un AVC, Maxine, une jeune vidéaste remonte le cours du temps sur une île écossaise. Son enquête, menée grâce à une trentaine de polaroids, ultimes indices de cette histoire secrète, fait resurgir une transmission avortée, dont elle comprend qu'elle est la dépositaire.
Violoncelliste de renom, Térence habite une cabane posée sur une dune qui menace de s'écrouler. Alors qu'il est hospitalisé, sa fille, Maxine, découvre dans un tiroir une série de Polaroïds mystérieux, témoins d'une correspondance de près de cinquante ans. Ces clichés la bousculent, et grâce aux indices qu'elle identifie, elle part à la recherche de la photographe sur une petite île écossaise. En fouillant cette terre et les mémoires de ses habitants farouches, c'est un adolescent de dix-sept ans qu'elle rencontre, débarqué sur ce bout du monde pour disparaître. Un adolescent devenu ce père lointain qu'elle voudrait connaître. Car cette île, il l'a inscrite dans leur chair, et elle repartira avec des réponses qu'elle n'attendait pas.
À qui appartiennent les histoires ? À ceux qui les vivent ? À celles qui les racontent ? Ce que prend la mer est le roman d'une transmission avortée, d'un silence qui vient abîmer les êtres jusqu'à ce qu'il soit enfin brisé. Raconter et sublimer le secret décelé pour ne plus jamais vivre empêché. Une ode à la liberté de choisir la voie à emprunter.
Le lotissement de Claire Vaison
« D’une main mal assurée, Elise sort les allumettes de sa poche et frotte un bâtonnet contre la boite en carton. Elle doit s’y reprendre à deux fois ; ce n’est pas la peur qui fait trembler ses doigts, c’est la rage. »
Que s’est-il réellement passé en 1986 à Mare-les-Champs, village pavillonnaire de la banlieue parisienne ? Plus de trente ans après une série d’événements tragiques, une femme revient sur les lieux de son enfance pour en exhumer les secrets. Ceux de Suzanne, jeune institutrice fraîchement arrivée, de Béatrice, reine incontestée de la petite communauté, et de sa fille Élise, l'adolescente rebelle. Entre non-dits et faux-semblants, elle ravive des blessures que chacun préfèrerait oublier.
Le Lotissement nous plonge au cœur des années 1980, dans une France en plein bouleversement. Le Pen à L’Heure de vérité, l'essor des HLM, la catastrophe de Tchernobyl mais aussi les tubes de Balavoine, la colle Cléôpatre et les cagoules qui grattent : Claire Vesin met à nu la mémoire collective, les méandres du désir et la violence feutrée des rapports sociaux. Un roman acéré et envoûtant, où la tension monte, jusqu’à l’embrasement.
Voyage voyage de Victor Pouchet
"Orso voulait mettre en place ce qu'il appelait la théorie de la grande diversion. Il avait trouvé cette formule dans un livre et elle lui plaisait. Il fallait se changer les idées. Penser à autre chose. Chercher l'aventure dans des endroits inédits ; aller là où ils n'étaient jamais allés ; voir ce qu'ils n'avaient jamais vu ; avancer un peu plus loin, au fond de l'inconnu pour trouver du nouveau." Orso et Marie s'aiment, mais leur quotidien insouciant se heurte à un chagrin brutal. Pour faire diversion, ils se lancent dans un road-trip improvisé. Grandiose et dérisoire, celui-ci les mènera du musée du Poids au musée de l'Amiante, du musée de la Gendarmerie à celui du Pigeon, en passant par Lourdes, la Moselle et Saint-Tropez. Autant d'étapes et de détours pour partir à la recherche d'autres vies que la leur et tenter, dans cette échappée, de préserver en eux un esprit d'enfance que l'âge adulte laisse trop souvent derrière lui. Roman d'amour autant que d'aventures, merveille de drôlerie et de tendresse, Voyage voyage invite à choisir les chemins de traverse pour trouver de la joie là où on ne l'attend pas.
Fred nous a ensuite parlé avec passion d’Alexandra David-Néel est une exploratrice, écrivaine et orientaliste française née en 1868. Passionnée par l’Asie et les spiritualités orientales, elle est surtout connue pour avoir été la première femme européenne à entrer à Lhassa, capitale interdite du Tibet, en 1924. Féministe avant-gardiste, conférencière et grande voyageuse, elle a consacré sa vie à la découverte du bouddhisme et à l’écriture de nombreux récits de voyage et essais spirituels.
Alexandra David-Néel (1868-1969) est la plus célèbre des exploratrices. Déguisée en mendiante, elle est la première femme européenne à pénétrer en 1924 dans la capitale du Tibet, alors interdite aux étrangers. On croit connaître le destin de cette infatigable voyageuse, mais sait-on qu'elle fut journaliste, cantatrice, authentique anarchiste ne voulant dépendre de personne ? Pour percer le mystère de cette vie incroyable, il y a un repère, un fil conducteur : son mari, Philippe. L'ami, le confident, le seul avec qui elle laisse tomber le masque. Les milliers de lettres à son époux nous éclairent sur sa quête acharnée de liberté pendant les cent une années de son existence.
Amara nous a présenté Poèmes à fleur de peau d’Émilie Hoffman, que nous aurons le plaisir de recevoir au mois d’août.
Poèmes à fleur de peau est un voyage intime au cœur des émotions humaines. À travers une plume intime et sincère, ce recueil explore des frissons de l’amour, des blessures de l’âme, les élans de la passion et le silence du manque. Chaque poème, tel un murmure fragile ou un cri du cœur, touche au plus profond de l’être là où les mots deviennent des échos de l’invisible. Entre douceur et tourmente, ce livre dévoile une sensibilité à vif, une poésie qui palpite, vulnérable et belle. À fleur de peau.
Elle nous a également parlé du livreLibérez votre créativité de Julia Cameron.
Avez-vous renoncé à vos rêves d'enfant et d'adolescent ? Vous laissez-vous influencer par vos peurs et votre raison ? Pour Julia Cameron, plus l'écart se creuse entre notre Moi créateur et notre Moi rationnel, plus notre goût de vivre s'émousse. En levant nos blocages, nos mauvaises habitudes et nos inhibitions, on libère une vitalité et une créativité inestimables. Grâce à un programme en douze semaines et de nombreux exercices, Libérez votre créativité montre le chemin de l'élan créateur et libérateur. Un livre précieux pour devenir enfin la personne que vous avez toujours rêvé d'être !
Marie a pris la parole pour évoquer La Vie heureuse de David Foenkinos.
"Jamais aucune époque n'a autant été marquée par le désir de changer de vie. Nous voulons tous, à un moment de notre existence, être un autre."
puisLa nuit au coeur de Natacha Appanah.
"De ces nuits et de ces vies, de ces femmes qui courent, de ces cœurs qui luttent, de ces instants qui sont si accablants qu'ils ne rentrent pas dans la mesure du temps, il a fallu faire quelque chose. Il y a l'impossibilité de la vérité entière à chaque page mais la quête désespérée d'une justesse au plus près de la vie, de la nuit, du cœur , du corps, de l'esprit. De ces trois femmes, il a fallu commencer par la première, celle qui vient d'avoir vingt-cinq ans quand elle court et qui est la seule à être encore en vie aujourd'hui. Cette femme, c'est moi." La nuit au cœur entrelace trois histoires de femmes victimes de la violence de leur compagnon. Sur le fil entre force et humilité, Nathacha Appanah scrute l'énigme insupportable du féminicide conjugal, quand la nuit noire prend la place de l'amour.
Elle nous a également présenté La Saga des Haller d’Anne Jacobs, une fresque familiale se déroulant après la Seconde Guerre mondiale. Le troisième tome paraitra le 03 septembre 2026.
Allemagne, 1924.
Au pied des montagnes du Taunus, la petite boutique de Marthe Haller constitue le coeur battant du village de Dingelbach. C’est ici que les gens font leurs achats, apprennent les dernières nouvelles et trouvent du réconfort auprès de Marthe et de ses trois filles, Herta, Frieda et Ida. Mais Frieda, la cadette, aspire en secret à une tout autre vie, celle de comédienne. Lorsqu’elle réussit l’examen d’entrée à l’école d’art dramatique de Francfort, sa mère, horrifiée, lui interdit de partir : hors de question que sa fille devienne une femme de mauvaise vie ! Tiraillée entre la nécessité de soutenir sa famille et ses rêves de théâtre, Frieda pourrait croiser sur son chemin une aide inespérée…
Après La Villa aux étoffes, Anne Jacobs dessine une nouvelle saga éblouissante à travers les destins de trois jeunes femmes entre les deux guerres.
« UNE SAGA FAMILIALE PALPITANTE ET ÉMOUVANTE PLEINE D’AMOUR, D’ESPOIR ET DE SOLIDARITÉ. »
Neue Welt
Anne Jacobs a écrit sous pseudonyme de nombreux romans historiques et sagas exotiques. Vendue à plus de 3 millions d’exemplaires, sa série La Villa aux étoffes la propulse au rang d’autrice best-seller, aussi bien en Allemagne qu’à l’étranger.
Traduit de l’allemand par Corinna Gepner
Allemagne, 1925.
À Dingelbach, les temps changent et la petite boutique de la famille Haller, le cœur battant du village, est secouée par de nouvelles querelles. Marthe Haller aimerait que ses trois filles restent auprès d’elle, mais les jeunes femmes aspirent à de nouveaux horizons.
Frieda, la cadette, bientôt diplômée du conservatoire d’art dramatique de Francfort, n’a qu’une idée en tête : intégrer le théâtre de Bochum. Ida, la benjamine, déçue par le lycée de jeunes filles qu’elle se réjouissait tant d’intégrer, fait la connaissance d’un étudiant en théologie qui ne la laisse pas indifférente. Heureusement, Marthe peut compter sur son aînée, Herta, qui continue de l’aider à tenir le commerce familial. Mais sa vie à elle aussi est sur le point d’être bouleversée…
Les sœurs Haller parviendront elles à réaliser leurs rêves ?
Après La Villa aux étoffes, Anne Jacobs dessine une nouvelle saga éblouissante à travers les destins de trois jeunes femmes entre les deux guerres.
Aimée nous a parlé avec beaucoup d’émotion de son interview disponible sur YouTube, dans laquelle elle revient sur son parcours personnel et professionnel. Un moment particulièrement touchant pour l’ensemble du groupe.
Aliénation parentale, les conseils d'Aimée pour sortir de l'enfer.
Zora a lu Les Mains du miracle de Joseph Kessel, publié en 1960.
À la veille de la Seconde Guerre mondiale, Felix Kersten est spécialisé dans les massages thérapeutiques. Parmi sa clientèle huppée figurent les grands d'Europe. Pris entre les principes qui constituent les fondements de sa profession et ses convictions, le docteur Kersten consent à examiner Himmler, le puissant chef de la Gestapo. Affligé d'intolérables douleurs d'estomac, celui-ci en fait bientôt son médecin personnel. C'est le début d'une étonnante lutte, Felix Kersten utilisant la confiance du fanatique bourreau pour arracher des milliers de victimes à l'enfer. Joseph Kessel nous raconte l'incroyable histoire du docteur Kersten et lève le voile sur un épisode méconnu du XXe siècle.
Elle a lu aussi Parmi les fleurs bruissent les secrets d’Adrienne Young.
Un roman envoûtant sur les traces d'une femme prête à traverser le temps pour conjurer une malédiction familiale
Dans une petite ville de Caroline du Nord cernée par les montagnes, June Farrow attend que le destin la rattrape. Car les femmes Farrow sont connues pour leur ferme florale mais aussi pour l’étrange malédiction qui les frappe l’une après l’autre.
Depuis un an, June voit et entend des choses qui n’existent pas. De légers carillons éoliens, une voix l’appelant par son nom et une porte énigmatique apparaissant de nulle part : autant de signes qui lui annoncent le début de sa longue déchéance.
Après la mort de sa grand-mère, June se risque à franchir le pas de la porte qui continue de surgir miraculeusement. De l’autre côté l’attendent un voyage à même de changer à la fois le passé et le futur, la vérité derrière les mystères qui tourmentent sa ville et une histoire d’amour maudite.
Traduit de l'anglais (États-Unis) par Sarah Tardy
À propos de l’autrice
Adrienne Young est l'autrice du diptyque Fable. Parmi les fleurs bruissent les secrets est son premier roman pour adultes et un best-seller instantané.
Véronique nous a ensuite parlé avec passion de nombreuses lectures.
Elle a notamment lu L’Homme qui lisait des livres de Rachid Benzine, un ouvrage que je lui avais prêté.
Entre les ruines fumantes de Gaza et les pages jaunies des livres, un vieil homme attend. Il attend quoi ? Peut-être que quelqu'un s'arrête enfin pour écouter. Car les livres qu'il tient entre ses mains ne sont pas que des objets – ils sont les fragments d'une vie, les éclats d'une mémoire, les cicatrices d'un peuple. Quand un jeune photographe français pointe son objectif vers ce vieillard entouré de livres, il ignore qu'il s'apprête à traverser le miroir. " N'y a-t-il pas derrière tout regard une histoire ? Celle d'une vie. Celle de tout un peuple, parfois ", murmure le libraire. Commence alors l'odyssée palestinienne d'un homme qui a choisi les mots comme refuge, résistance et patrie. De l'exode à la prison, des engagements à la désillusion politique, du théâtre aux amours, des enfants qu'on voit grandir et vivre, aux drames qui vous arrachent ceux que vous aimez, sa voix nous guide à travers les labyrinthes de l'Histoire et de l'intime. Dans un monde où les bombes tentent d'avoir le dernier mot, il nous rappelle que les livres sont notre plus grande chance de survie – non pour fuir le réel, mais pour l'habiter pleinement. Comme si, au milieu du chaos, un homme qui lit était la plus radicale des révolutions.
Elle a également découvertWoippy et mourir de Nicolas Turon.
Dans la série Mortelle Moselle, c’est l’auteur qui mène l’enquête !
Après avoir traîné dans un village, rencontré ses protagonistes et visité ses moindres recoins, l’auteur écrit une nouvelle policière qui fait écho à ses découvertes locales. En résulte cette série de petites publications qui se lisent en une demi-heure, à collectionner comme des fumettis et à se refiler sous le manteau. Voici le livre dont le héros est un village ou un quartier mosellan !
« Un daron sourd comme un pot et une furie vorace qui bouffe comme trois : voilà la meilleure paire de flics de Saint-Eloy. »
Puis elle nous a présenté La Secte de Nicolas Feuz qui parle de l’Ordre du Temple solaire.
Dans les Alpes suisses, un stage de remise en forme vire au cauchemar
Entre 1994 et 1997, l'Ordre du Temple Solaire (OTS) a cumulé 74 victimes dont l'âge variait entre 3 mois et 79 ans, dans des massacres perpétrés au Québec, en Suisse et en France. Suite aux événements du Vercors survenus en décembre 1995, un rapport d'enquête parlementaire français classa l'OTS comme secte.
Trente ans plus tard, six personnes, dont l'inspectrice genevoise Ana Bartomeu ( Le Philatéliste), se retrouvent coincées dans un refuge de haute montagne, dans les Alpes valaisannes, en pleine tempête de neige, sans réseau téléphonique ni Wifi. Ce qui leur a été présenté comme un stage de remise en forme tourne au cauchemar. Les décès suspects se succèdent. Derrière cette série
Les trois lumières de Claire Keegan
Par une radieuse journée d’été, un père emmène sa fillette dans une ferme du Wexford, au fond de l’Irlande rurale. Le séjour chez les Kinsella semble devoir durer : la mère est à nouveau enceinte, et elle a fort à faire. Au fil des jours, la jeune narratrice apprivoise cet endroit singulier. Livrée à elle-même au milieu d’adultes qui ne la traitent pas comme une enfant, elle apprend à connaître, au gré des veillées, des parties de cartes et des travaux quotidiens, ce couple de fermiers taciturnes qui l’entourent de leur bienveillance. Pour elle qui était habituée à une nombreuse fratrie, la vie prend une autre dimension. Elle s’épanouit dans l’affection de cette nouvelle famille si paisible. Mais certains détails l’intriguent : la manière dont Mrs Kinsella lui propose d’aller puiser de l’eau, les habits de garçon dont elle se voit affublée, la réaction de Mr Kinsella quand il les découvre sur elle…
Profession du père de Sorj Chalandon.
Mon père disait qu'il avait été chanteur, footballeur, professeur de judo, parachutiste, espion, pasteur d'une Église pentecôtiste américaine et conseiller personnel du général de Gaulle jusqu'en 1958. Un jour, il m'a dit que le Général l'avait trahi. Son meilleur ami était devenu son pire ennemi. Alors mon père m'a annoncé qu'il allait tuer de Gaulle. Et il m'a demandé de l'aider. Je n'avais pas le choix. C'était un ordre. J'étais fier. Mais j'avais peur aussi... À 13 ans, c'est drôlement lourd un pistolet. S. C.
Le Mage du Kremlin de Giuliano da Empoli
"Le pouvoir est comme le soleil et la mort, il ne peut se regarder en face. Surtout en Russie." On l'appelait le mage du Kremlin. L'énigmatique Vadim Baranov fut metteur en scène puis producteur d'émissions de télé-réalité avant de devenir l'éminence grise de Poutine. Après sa démission du poste de conseiller politique, les légendes sur son compte se multiplient, sans que nul puisse démêler le faux du vrai. Jusqu'à ce que, une nuit, il confie son histoire au narrateur de ce livre... De la guerre en Tchétchénie à la crise ukrainienne, Le mage du Kremlin dévoile les dessous de l'ère Poutine et s'impose comme le grand roman de la Russie contemporaine.
ainsi queDu côté sauvage de Tiffany McDaniel.
Arc et Daffy sont nées à une minute d’intervalle. Unies par leur indomptable chevelure rousse et une imagination fertile, les deux sœurs sont inséparables. Pourtant, irrémédiablement engluées dans les ténèbres familiales, elles ne peuvent échapper aux fantômes qui les hantent. Adulte, Arc lutte toujours avec ses souvenirs lorsqu’on découvre le corps d’une femme noyée dans la rivière. Bientôt, les cadavres s’accumulent. Arc devra peu à peu se rendre à l’évidence : tenir la promesse qu’elle a faite à Daffy de les protéger des puissants remous du “côté sauvage” de l’existence se révèle impossible. Editions Gallmeister Totem https://gallmeister.fr/
Elle nous a aussi parlé de la venue de Paul Couturiau chez Hisler pour la présentation de son dernier roman Yonkers aux éditions ONLIT NOIR, rencontre qu’elle a eu le plaisir d’animer.
Le passé finit toujours par rattraper ceux qui ont voulu l’effacer. États-Unis, 1965. Randy Martins, avocat respecté, cache un secret : autrefois, à La Nouvelle Orléans, il s’appelait Randolph Williams et portait l’uniforme de la police. Camélia Chevallier, fille d’un avocat de la mafia, dirige le Tin Palace, club de jazz où joue The Preacher, trompettiste déchu revenu de prison. Quel lien unit ces trois destins ? Sur fond de jazz et de rock, Yonkers plonge dans l’Amérique des années soixante, déchirée entre émeutes raciales et violence policière. Un roman noir de secrets, de rédemption et de musique — la bande-son d’une époque en fièvre.
Christelle a lu La Colère d’Izanagi de Cyril Carrère.
Tokyo. Un incendie criminel ravage le cœur de Shinjuku, l'un des plus grands quartiers d'affaires au monde. L'enquête est confiée à Hayato Ishida, jeune flic prodige mais solitaire. Il est rejoint par Noémie Legrand, Franco-Japonaise décidée à prouver sa valeur. Sur leur chemin, un couple d'étudiants dans le besoin, à la merci d'une communauté où solidarité rime avec danger. Et, tapi dans l'ombre, celui qui se fait appeler Izanagi, bien décidé à mettre son plan destructeur à exécution...
Nathanaël a lu Et si c’était vrai… de Marc Levy.
Imaginez une femme qui n'existe que pour un seul homme -Arthur. Lui seul peut la sentir, l'entendre, la voir... Imaginez Lauren, transparente, dont le corps est resté dans le coma quelque part à San Francisco ... Imaginez une histoire d'amour entre un homme et une apparition...Comment dîner avec elle au restaurant ? Comment la présenter à ses amis sans passer pour un fou ? Comment l'aimer tout simplement ?
Arthur se laissera tenter pourtant. Embarqué dans cette incroyable aventure digne des plus beaux contes de fées.
Delphine nous a présenté Tant que fleuriront les citronniers de Zoulfa Katouh, un roman poignant et profondément humain.
Salama, brillante étudiante, voit sa vie bouleversée par la révolution syrienne et se retrouve tiraillée entre l'envie d'aider son pays et la tentation de fuir pour mettre la famille qui lui reste à l'abri... Poignant destin de femme, histoire de guerre, histoire d'amour, le livre phénomène qui a conquis des centaines de milliers de lecteurs.
Salama Kassab, 18 ans, avait la vie devant elle, quand la révolution a commencé en Syrie et quand les combats lui ont tout pris : sa famille, son avenir de pharmacienne. Il ne lui reste plus que Layla, sa belle-sœur enceinte, et sa conviction de pouvoir aider son pays grâce à son travail bénévole à l'hôpital. Mais elle est tiraillée entre l'envie de se rendre utile, et celle de mettre Layla à l'abri. Au moment où elle se résigne finalement à fuir la Syrie, une rencontre avec un jeune militant plein d'espoir va tout remettre en cause.
Notre invitée Audrey Baskovec nous a parlé de ses lectures, notamment :
Beyrouth, autopsie d’une étincelle de Marwan Chahine.
Si l'événement est connu de tous, personne ne sait ce qui s'est réellement passé ce jour-là. Était ce une opération planifiée ? Un acte de représailles ? Un incident fortuit ? Les rumeurs sont nombreuses, les légendes tenaces. De retour dans le pays de son père, le journaliste Marwan Chahine se met à enquêter sur cette affaire aussi taboue que sulfureuse. Malgré la culture du silence et l'amnésie générale, il va retrouver, un à un, les protagonistes du drame et parvenir à rassembler les innombrables pièces de ce puzzle tragique où la réalité dépasse bien souvent la fiction.
À la croisée du récit journalistique, de l'essai historique et du thriller, Beyrouth, 13 avril 1975 est aussi une quête personnelle et le portrait poignant d'un pays hanté par les fantômes. Avec en toile de fond cette question plus que jamais d'actualité : comment raconter nos histoires ?
Les turbines de l'hélicoptère sont allumées et les pales tournoient au-dessus de sa carcasse. « La machine » est posée sur le tarmac, au centre de ce cercle jaune matérialisant son lieu de stationnement. Le vent vous ramène les effluves de kérosène, et le bruit qu'elle émet fait doucement monter la pression... Chaque pas vers elle vous met un peu plus en alerte.
La porte latérale s'ouvre et le mécanicien vous autorise à monter à bord. Mais vous, viendrez-vous ? Prendrez vous place dans cette machine ?
Oserez-vous m'accompagner pour ces dix secours en montagne qui ont marqué ma vie de secouriste ?
Viendrez-vous découvrir les chutes de pierres, les situations extrêmes, mes peurs, mes doutes, mes résiliences ? M'accompagnerez vous dans la gestion de crises, d'avalanches, lors de massages cardiaques, de prises en charge de victimes ? Prendrez vous les mêmes risques que l'équipe ? Comment réagirez vous au fil de ces récits ?
Venez découvrir le quotidien extraordinaire d'une équipe constituée dans un objectif commun : le secours en montagne. Accompagnez moi dans cette formidable histoire humaine.
Pour ma part j'ai lu Ce qu'il faut de haine de Jacques Saussey ainsi que La rosa Perdida de Christopher Laquièze son premier roman.
La mort ne frappe pas toujours au hasard...
Ce matin-là, comme tous les dimanches, Alice Pernelle s'éclipse de la maison de ses parents pour aller courir avec son chien. Mais en arrivant au bord de la Cure, cette rivière qui traverse son village natal, un tableau macabre lui coupe les jambes et lui soulève l'estomac. Un corps écartelé et grouillant de vers gît sur la rive. Alors que les enquêteurs en charge de l'affaire font de glaçantes découvertes et se confrontent à des témoignages décrivant la victime comme une femme impitoyable, les habitants de Pierre-Perthuis, petit hameau du Morvan, sont ébranlés. Les visages se ferment. Les confidences se tarissent. Hantée par les images de ce cadavre, Alice a pourtant besoin de réponses pour renouer avec l'insouciance de sa vie d'étudiante. Au risque d'attirer l'attention de l'assassin sur elle...
« Quand Matías Ordoñez dénonça sa mère, elle fut pendue le lendemain sur la Plaza Vieja, et nul ne sut jamais si c’était par amour ou par vengeance qu’il l’avait condamnée. »
À San Jacinto del Río, un village oublié des cartes et des dieux, Sofia Ordoñez dirige La Rosa Perdida. Un bordel célèbre pour corps en quête de volupté, devenu refuge pour âmes errantes et haut lieu de passage des hommes, opposants comme sympathisants au régime sanguinaire d’Isidro Gálvez. Lorsqu’un matin Sofia est pendue sur la place publique, dénoncée par son propre fils Matías, le village entier frémit. Et sa mémoire, ses secrets et ses douleurs se déroulent pour tenter de comprendre. Dans ce premier roman, pétri de réalisme magique et d’une véritable virtuosité dramatique, Christopher Laquièze raconte les cicatrices d’un continent meurtri, la résistance muette et le courage de ceux qui, à bas bruit, œuvrent pour un autre monde.
Nous sommes ensuite passés à la présentation de son roman, De soignante je suis devenue patiente, suivie d’un temps d’échanges chaleureux et de dédicaces.
Ce café littéraire fut, une fois encore, un merveilleux moment de partage, d’émotions et de bienveillance, porté par de très belles énergies et la passion commune des livres.