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lundi 1 juin 2020

Urbex Sed Lex de Christian Guillerme

Taurnada Éditions

4° de couverture 

Contre une belle somme d'argent, quatre jeunes passionnés d'urbex sont mis au défi de passer une nuit dans un sanatorium désaffecté.
Ils vont relever le challenge, mais, une fois sur place, ils vont se rendre compte qu'ils ne sont pas seuls dans cet immense endroit abandonné…
Et très vite comprendre qu'ils n'auraient jamais dû accepter cette proposition.
JAMAIS !


Mon ressenti


Je sens déjà qu’un livre est très bon quand je le lis d’une traite et que je ne peux pas le lâcher, l’auteur dans ce cas à bien réussi à me faire entrer dans son œuvre palpitante et anxiogène.

J’avais plus d’air et à certains passage un grand besoin d’oxygène pendant ma  lecture.

Urbex, une activité que je ne connaissais pas trop mais que j’ai eu plaisir à découvrir suite à ma lecture en regardant certaines vidéos sur YouTube. C'est l'interdit qui attire les amateurs de sensations fortes et les passionnés de photographies.

J’aime beaucoup ces photos d’endroits mystérieux et tristes laissés à l’abandon.

Ça donne beaucoup de nostalgie sur c'est lieux qui un jour ont été vivants.


Sanatorium de Dreux


Quand un défi lancé par un mail mystérieux va mettre deux couples en très mauvaise posture, ils se retrouvent dans une situation inquiétante qui au fur et à mesure devient terrorisante.

On se laisse aller dans les combles du sadisme, il y a dans ce roman des êtres totalement abjects qui arrivent très sournoisement à la rencontre de ces jeunes gens.

Si vous répondez à ce mail, je pense que vous irez directement au rendez-vous avec la mort.

C’est en parcourant les couloirs tagués de ce sanatorium que ma respiration commence à se faire plus rare, les nerfs à fleur de peau, j’avance avec les personnages dans les pièces lugubres de ce lieu effrayant.

Heureusement que Fabrice et Théo sont vraiment des pros dans leur domaine ce qui limitera vraiment les dégâts où pas ?

A vous de le découvrir en le lisant.

Urbex Sed Lex, c’est un thriller qui m’a mise en condition pour une chasse particulièrement ignoble.

Un jeu sans aucunes limites qui condamne des êtres innocents à devenir des proies pour un groupe de prédateurs sans pitié.

J’avais la haine et envie de hurler à certains passages car l’auteur n’épargne personne dans ce thriller très addictif.

C'est vraiment ça que nous lecteurs ont recherche dans les thrillers, des sueurs froides et des émotions très énervantes. 

Je vous conseille vivement dès sa parution de vous jeter sur le roman de Christian Guillerme aux éditions Taurnada, c’est du très lourd.

Un moment de lecture très intense pour ma part, j'ai adoré. 

Si vous voulez y faire un petit tour dans ce lieu apparemment hanté, une vidéo sympa ici.     "La chair de poule vous aurez. "

https://www.youtube.com/watch?v=RkjY5qDQslo

 

Pour commander Urbex Sed Lex c'est le 19 Juin est c'est ici :



Auteur



photo source facebook
(source : facebook) Christian Guillerme


Christian Guillerme


Né à Clichy-la-Garenne, Christian Guillerme, ancien musicien de studio et bassiste de rock, vit en Seine-et-Marne.

Il exerce aujourd'hui dans le monde du digital au sein d'une grande entreprise.

Son premier livre, La corde de Mi ( éditions Art En Mots), a rencontré un franc succès.

Urbex Sed Lex, son second roman, très visuel et haletant s'inscrit d'emblée dans la pure tradition des thrillers mettant en scène des personnages ordinaires confrontés à quelque chose de terrifiant qui les dépasse. ( source : Taurnada éditions )



lundi 25 mai 2020

Mon bel oranger de José Mauro de Vasconcelos




4° de couverture


Zézé est brésilien.
Né dans une famille pauvre où tout le monde le maltraite, sauf sa soeur Gloria, il a été élevé dans la rue et y a tout appris : de la lecture au troc de billes.
Quand il est vraiment trop malheureux, c'est auprès de Minguinho, un pied d'oranges douces, qu'il va trouver du réconfort.
Cet arbre lui parle comme personne ne sait le faire.
Une histoire touchante et inattendue qui, depuis bientôt trente ans, continue d'émouvoir ses lecteurs.


Mon ressenti


Je n'avais jamais lu ce livre à l'école, je l'ai vu passé sur le mur d'Agnès Ruiz et je l'ai acheté afin de découvrir cette histoire.

Zézé est un petit garçon incompris qui déborde d'énergie mais hélas dans sa famille pauvre, il se sent comme le vilain petit canard. Pourtant il est vraiment différent doté d'une intelligence précoce pour son âge, ce qui peut parfois agacer son entourage.

Dès qu'il y a une gaffe où une bêtise à faire c'est lui car il est très doué en bêtises et il a une imagination incroyable.

Les coups tombent comme des coups de massue, parfois pour pas grand-chose. 

Ce roman est à la fois très beau et poétique mis aussi très dur.

Heureusement que Gloria sa grande sœur le sauve parfois, quand il est vraiment abimé suite à tous les coups qui lui sont infligés.

Souffre-douleur, il  parle et vit des histoires imaginaires avec Minguinho, son petit pied d'orange douce.

Un jour, il fait la rencontre du Portugais, il partagera avec lui, des moments intenses de complicité et de bonheur.

Il vit avec lui des moments qu'il pensait impossible et il aimerait beaucoup avoir un père comme lui, attentionné, aimant et protecteur.

Ce sont ces moments qui lui feront réaliser que la vie ce n’est pas ça, que la mort ce n’est pas maintenant et que les drames peuvent arriver à chaque instants.

C'est avec sa plume poétique que l'auteur raconte son enfance misérable et dramatique où la pauvreté et la souffrance font partie du quotidien.

Les coups font très mal parfois la lecture devient insoutenable, la violence qui règne dans certaines familles pauvres est vraiment intolérable.

La violence n'est pas un moyen d’éducation mais juste une façon pour ces personnes de se défouler.

Quand la mort vient pointer le bout de son nez et emporter un être cher, Zézé va voir tous ses rêves s'écrouler.

Quelle tristesse j'ai ressentie à la fin de cette lecture, un vrai coup de poignard en plein cœur.

Je suis très contente de l'avoir lu, Mon bel oranger n'est pas un livre pour les jeunes mais pour tous les lecteurs de n'importe quel âge.

 


Auteur 






José Mauro de Vasconcelos (né le à Bangu, quartier populaire de Rio de Janeiro et mort le , à 64 ans, à São Paulo) est un écrivain brésilien.
Il est l'auteur de Mon bel oranger, inspiré de son enfance difficile et devenu un classique de la littérature enfantine, Allons réveiller le soleil, Le Palais Japonais, ainsi que d'une quinzaine de romans et de récits. Sportif et voyageur, il a pratiqué de nombreux métiers, notamment dans le monde du cinéma et de la télévision.
José Mauro de Vasconcelos est issu d'une mère indienne et d'un père portugais. Sa famille est très pauvre, d'autant plus que les enfants sont nombreux. C'est pourquoi il est envoyé vivre auprès de son oncle, dans la ville de Natal, capitale de l'état Rio Grande do Norte. C'est également dans cette ville qu'il commencera des études supérieures de médecine. Au bout de deux ans, il interrompt pourtant ses études pour retourner vivre à Rio de Janeiro, où il exerce de nombreux petits boulots : entraîneur de boxe, modèle vivant, cueilleur de bananes, serveur de nuit…
 C'est grâce à l'obtention d'une bourse auprès d'une université espagnole qu'il peut reprendre ses études et voyager en Europe.
Âgé de 22 ans, il revient au Brésil et travaille pour les frères Villas-Bôas, avec qui il défend la cause des indigènes. 
C'est à ce moment qu'il décide d'écrire son premier roman, Banana Brava. Ses premières œuvres sont suivies d'un certain succès et d'un engouement de la critique, mais c'est avec Mon bel oranger, paru en 1968, qu'il connaît un véritable succès sur la scène littéraire brésilienne puis internationale. Aujourd'hui, c'est l'une des œuvres brésiliennes les plus diffusées dans le monde.
 Elle a été adaptée au cinéma par Marcos Bernstein en 2012.
 


dimanche 17 mai 2020

Le monde selon GARP de John Irving

Éditions du Seuil


4° de couverture 


" Un romancier est un médecin qui ne s'occupe que des incurables."


Impossible d'emprisonner en quelques phrases ce roman qui ne ressemble à aucun autre - une œuvre débordante d'humour et d'énergie qui, par ses personnages colorés, exubérants, dingues, son foisonnement de péripéties et d'incidents rocambolesques, nous impose la vision d'un monde grotesque, chaotique, pétri de violence. Une parodie de notre monde où, comme le remarque un personnage, "l'assassinat est un sport amateur de plus en plus répandu".

Le Monde selon Garp, c'est d'abord le récit des rapports orageux et tendres entre une mère célèbre (devenue féministe malgré elle), et son fils écrivain, tous deux dotés d'un individualisme forcené. Leur œuvre demeurera incomprise et sera déformée, exploitée par autrui.

Le Monde selon Garp, c'est aussi l'histoire irrésistible, émouvante, tragique, d'un homme généreux et angoissé aux prises avec ses rôles de fils, d'amant, d'époux, de père.

(Source: Points 1981)


Mon ressenti 

 

Quand j'ai terminé ce roman, j'étais triste et chamboulée par ces histoires de vies, une saga familiale qui restera gravée longtemps dans ma tête.

  Je confirme maintenant que ce roman est un véritable chef d’œuvre où l'auteur nous parle de sujets sensibles:

L'agression, la violence, la mort, le féminisme, les extrémistes féministes, le sexe, les voyages, la famille.

C'est l'amour qui en ressort dans toutes ces histoires, tous ces personnages auxquels,  je me suis accroché en lisant ce magnifique roman beau et dramatique.

Un lien si puissant qui unit une mère à son fils ne peut que me toucher en plein cœur.

L’auteur nous parle aussi de la vie de ces écrivains à l’époque, de la littérature et des explosions sociales de cette époque. Certains auteurs y sont cités donc je prends des notes. Marc Aurèle par exemple.

Jenny Fields une jeune femme différente, issue d’une famille très aisée et qui veut simplement devenir infirmière mais surtout elle veut être libre de ses choix.

Symbole de la liberté des femmes, elle a écrit un véritable best-seller, livre de chevet de toutes les bonnes féministes. « Sexuellement suspecte »

Plus jeune elle décide d’avoir un enfant et soudain petit S. T. Gap vient au monde, un monde où il grandit avec une mère écrivain et féministe, il va voyager et devenir lui-même un auteur.

 Ces premiers romans ne sont pas vraiment au top, jusqu’au jour où il trouve la force dans ses souffrances et ses drames inconsolables.

Il écrira un véritable chef d’œuvre " Le monde selon Bensenhaver" ce roman sera aussi bien adoré que détesté par les critiques. Trop féministe pour certains et pas trop machos pour d’autres.

Tous les personnages dans son roman m’ont vraiment touché, aussi bien les bons que les mauvais car Garp à un don d’attirer le mauvais œil n’ayant pas sa langue dans la poche.

Garp se marie avec celle qu'il a toujours aimé Helen et qui l'a attendu quand il est parti vivre à Vienne avec sa mère, ils vont devoir surmonter des épreuves  très cruelles qui m’ont fait vraiment mal au cœur.

 Ils vivront aussi des moments très drôles et passionnants.

Garp n'a pas peur de s'attirer les foudres des Ellen-Jemesiennes, qui à la parution de son dernier livre lui en veulent à mort.

Je ne connaissais pas du tout leurs histoires que vous les découvrirez à la lecture de ce livre.

C'est vraiment incroyable mais aussi effrayant.

Jusqu'où peut aller la folie humaine et la haine ?

L'histoire d'Ellen James m'a vraiment touchée, elle passera du temps avec les Garp et se liera d'amitié avec Ducan et la petite Jenny.

Mère et fils vont avoir tous les deux des vies passionnantes, des combats à mener et l’injustice à combattre, mais surtout des plaies ouvertes qui ne se referment pas. Helen accompagnera jusqu'au bout les idéologies parfois grotesques de son mari.

Son amour pour lui est d'une force indescriptible. 

Et si c’était simplement ça qu’il cherchait, la mort pour atténuer ses souffrances qu’il a causé sans le vouloir. Garp était un personnage aussi différent que sa mère et parfois un peu givré, il y a des histoires dans son esprit qui n'ont parfois aucuns sens mais c'est un homme très humain, combatif et protecteur.

Quand je suis arrivée au bout de ce pavé, je ne m’attendais pas à cette avalanche d’émotions et de tristesses.

Pour moi ce livre restera gravé dans ma mémoire car il me parle mais il me réconforte aussi car la mort fait partie de la vie.

Elle arrive un jour et l’on ne doit pas avoir peur mais on doit être prêt pour le grand départ.

Je suis vraiment heureuse de l’avoir enfin lu, l’auteur est véritablement un grand écrivain et je pense lire ses autres romans, un jour si le temps me le permet.

Merci à ceux qui prendront le temps de lire mon article sur le monde selon Garp; selon moi une lectrice passionnée.

J’avoue que quelques larmes se sont échappées sans me demander mon avis. 

 

 Auteur 



( Source: Livres hebdo )



John Irving est né en 1942 et a grandi à Exeter (New Hampshire). 
Avant de devenir écrivain, il songe à une carrière de lutteur professionnel. 
À vingt ans, il fait un séjour à Vienne. Puis, de retour en Amérique, il travaille sous la houlette de Kurt Vonnegut Jr à l'Atelier d'écriture de l'Iowa. 
Premier roman en 1968: Liberté pour les ours!, suivi d'Un mariage poids moyen et de L'Épopée du buveur d'eau
La parution du Monde selon Garp est un événement. 
Avec L'Hôtel New HampshireL'Oeuvre de Dieula Part du Diable (adapté à l'écran par Lasse Hallström en 2000), Une prière pour OwenUn enfant de la balleUne veuve de papier et La Quatrième Main, l'auteur accumule les succès auprès du public et de la critique.
 John Irving partage son temps entre le Vermont et le Canada.