Membres

vendredi 7 août 2026

Diables blancs de James Robert Baker


Monsieur Toussaint Louverture


4° de couverture


Après avoir signé un best-seller avec un retentissant True crime, Tom Dunbar a disparu des radars. 

Son ambitieux second livre a fait un flop. Alors que les droits d’auteur commencent à se tarir, le restaurant imaginé par sa femme, la sublime et vénéneuse Beth, les précipite dans un gouffre financier.

 Ils vont tout perdre, jusqu’à leur maison avec vue sur l’océan, dans l’un des coins privilégiés de Los Angeles.

La situation est critique : hors de question pour Tom de renoncer à l’écriture et, pour Beth, de s’exiler dans un quartier de seconde zone. 

Heureusement, elle a un plan : soutirer de l’argent à son père, Bud Sturges, auteur à succès. 

Mais quand le richissime écrivain refuse, une idée sombre et dérangeante commence à s’insinuer dans les esprits survoltés de Beth et Tom…

Avec une voix unique, tendue, implacable, James Robert Baker livre avec Diables blancs, resté inédit jusqu’ici, un récit démoniaque où l’on sombre dans un maelström de folie et d’aveuglement. 

Œuvre brillante dans sa forme, corrosive sur le fond, aussi noire qu’hilarante, cette satire fulgurante d’une élite de parvenus révèle, sous le vernis de l’intellectualisme, leur abjection.


Mon ressenti sur le roman Diables blancs


Au début, je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre, mais ce roman m'a surpris.

L'histoire est très sombre et parfois même dérangeante. On suit un couple complètement barré qui vit dans la drogue, la violence et la fuite, et plus on avance dans le livre, plus on a l'impression qu'ils s'enfoncent sans pouvoir revenir en arrière.

Ce qui m'a le plus marqué, c'est la descente aux enfers des deux personnages. Même s'ils commettent des actes horribles, je me suis parfois demandé comment ils en étaient arrivés là.

Le roman ne cherche pas à les excuser, mais il montre qu'ils sont complètement perdus et détruits par leur mode de vie.

Pendant ma lecture, je n'ai pas pu m'empêcher de penser à Bonnie et Clyde, mais dans une version qui m'a fait penser au style de Quentin Tarantino.

On retrouve ce mélange de couple en cavale, de violence extrême, de chaos et de fuite en avant. C'est une comparaison qui m'est venue naturellement tellement l'ambiance est intense et imprévisible.

Certaines scènes sont extrêmement violentes, boucheries oblige, mais je ne les ai pas trouvées difficiles à lire.

J'ai l'habitude de lire des romans encore plus sombres et dérangeants, donc cette violence ne m'a pas choqué. 

Au contraire, je trouve qu'elle sert parfaitement l'histoire et renforce l'atmosphère de chaos dans laquelle les personnages évoluent.

C'est justement cette intensité qui m'a captivé du début à la fin et qui fait, selon moi, la force du roman.

Personnellement, j'adore ce genre de romans réédités, qui nous font découvrir des chefs-d'œuvre marquants parfois oubliés.

On sent qu'ils ont une identité et une écriture différentes de beaucoup de romans actuels.

J'ai vraiment adoré cette lecture et je suis heureuse de l'avoir découvert. 

C'est le genre d'histoire sombre, violente et dérangeante que j'aime lire, parce qu'elle provoque de vraies émotions et qu'elle ne laisse pas indifférent, il restera gravé dans ma mémoire. 

Diables blancs est une lecture que je recommande à ceux qui aiment les romans noirs, sans filtres et trash, où la tension est présente jusqu'à la dernière page.


Biographie de James Robert Baker



https://www.monsieurtoussaintlouverture.com/


James Robert Baker est un écrivain et scénariste américain, reconnu comme l'une des figures de la littérature transgressive. Il est né le 18 octobre 1946 à Long Beach, en Californie. 

La plupart de ses romans se déroulent en Californie du Sud, une région qui occupe une place centrale dans son œuvre.

Il connaît un premier succès avec les romans Fuel-Injected Dreams et Boy Wonder. Cependant, la publication de Tim and Pete, en 1993, suscite une vive controverse. À la suite de cette polémique, Baker rencontre de plus en plus de difficultés à faire publier ses livres. Selon son compagnon, cette situation, ajoutée à des problèmes personnels et financiers, contribue à sa profonde dépression.

James Robert Baker met fin à ses jours le 5 novembre 1997 à Pacific Palisades, en Californie, à l'âge de 51 ans.

Après sa mort, son œuvre connaît un regain d'intérêt et acquiert progressivement le statut d'œuvre culte. Deux de ses romans sont publiés à titre posthume. 

Son roman Testostérone est également adapté au cinéma, contribuant à faire découvrir son univers à un public plus large. 

Aujourd'hui, James Robert Baker est considéré comme un auteur majeur de la littérature transgressive américaine, apprécié pour son style provocateur, son humour noir et sa critique de la société américaine.




lundi 20 juillet 2026

Compte-rendu du café littéraire du 6 juin, invitée Anne Villemin-Sicherman



Café littéraire du 6 juin avec Anne Villemin-Sicherman

Un beau moment de partage autour des livres




Notre café littéraire du 6 juin s'est déroulé dans une ambiance chaleureuse et conviviale. Nous avons eu le grand plaisir d'accueillir Anne Villemin-Sicherman, notre invitée d'honneur, venue nous présenter son univers littéraire.

L'autrice nous a fait découvrir la série de romans qu'elle consacre à Augustin Duroc, un vétérinaire vivant à Metz au XVIIIe siècle. Ses intrigues, construites autour d'enquêtes historiques, s'appuient sur un important travail de documentation qui permet au lecteur de replonger dans la vie quotidienne de cette époque.

Au fil de la rencontre, Anne Villemin-Sicherman nous a présenté les principaux personnages de son œuvre, notamment Augustin Duroc, mais aussi Rosalie, sa fidèle gouvernante, et Éléonore, qui accompagnent le héros tout au long de ses enquêtes.

Depuis 2013, l'autrice a publié treize romans mettant en scène Augustin Duroc. Les échanges avec le public nous ont permis d'en apprendre davantage sur son travail d'écriture, ses recherches historiques et la manière dont elle construit ses intrigues.

Biographie 

Anne Villemin-Sicherman est née le 6 février 1951 à Pont-à-Mousson. Elle a passé son enfance à Delme, en Moselle, et a fait ses études secondaires chez les dominicaines de Nancy puis ses études de médecine à Nancy.

Passionnée par le XVIIIe siècle, elle a tenu de 2000 à 2017 une chronique hebdomadaire sur Radio Jérico et est sociétaire de l'Académie Lorraine des Sciences. Issue d'une lignée de quatre générations de vétérinaires, elle a imaginé en leur hommage son héros récurrent, Augustin Duroch, artiste vétérinaire issu de la première promotion de la première école vétérinaire du monde fondée à Lyon.

Depuis 2013, elle a publié treize romans consacrés à Augustin Duroch. Des enquêtes historiques qui nous plongent dans la vie quotidienne de Metz à la fin du XVIIIe siècle, au cœur de la communauté juive messine et des grands événements qui ont précédé la Révolution, de l'intendant Calonne à l'abbé Grégoire.

Son travail de documentation rigoureux et sa plume élégante ont été salués par plusieurs prix prestigieux, dont le Prix Historia du roman policier historique en 2019 pour L'Abbé Grégoire s'en mêle et le Prix Littré en 2019 pour Rumeur 1789.

En 2023, elle ouvre un nouveau cycle avec Victoire Montfort, sage-femme au temps du Consulat, inauguré par 1803, la nuit de la sage-femme, lauréat du Prix Romans et Nouvelles des Départements de Lorraine.


Metz, 1795. Firmin Loiseau, menuisier et meneur révolutionnaire, disparaît lors d’une émeute de la faim.

Sa compagne, Félicité, jeune blanchisseuse, refuse de croire au hasard. Car le même jour, deux autres hommes s’évanouissent dans l’ombre : le directeur du théâtre et un vigneron jacobin...

Tous liés par un mystérieux réseau.

Le maire, Barbé-Marbois, confie l’affaire à Augustin Duroch.
Le voilà plongé dans les entrailles d’une ville rongée par les complots royalistes, les règlements de comptes et la violence des muscadins. Entre passages secrets, cadavres repêchés dans la Moselle et trahisons insoupçonnées, la vérité se révèle plus sombre qu’imaginée.

Félicité, déchirée entre amour et vengeance, est porteuse d’un mystère qui pourrait tout faire basculer. Un pacte scellé dans la douleur, des loyautés brisées, et une quête de justice qui mènera certains à leur perte.

Calmann-Levy - 06 mai 2026 - 400 pages

Café Littéraire 

Sarah

Une bouteille à la mer – Isabelle Autissier & Zelba


Au milieu de l'océan Arctique, Isabelle Autissier confie à la mer un SOS dans une bouteille... à l'attention de Zelba, avec l'envie de faire un livre à deux. L'une est une navigatrice de renom, première femme à avoir fait le tour du monde en solitaire, présidente d'honneur du WWF France et spécialiste de la mer, l'autre une autrice drôle et engagée et fut championne du monde junior d'aviron ! Ensemble, elles vont à la rencontre de personnes d'horizons différents, ayant en commun la protection des mers et océans : des spécialistes comme la biologiste Françoise Gaill, le professeur en écologie marine Didier Gascuel, l'ambassadeur des pôles et des océans Olivier Poivre d'Arvor ou encore la présidente de Sea Shepherd France, Lamya Essemlali. Avec ces témoignages et de beaux souvenirs de mer racontés par Isabelle Autissier, Zelba a réalisé un reportage, comme une nouvelle bouteille à la mer.

Futuropolis / Stock - 2025 - 160 pages


Deborah

Fauve – Éric Mercier


Tableaux de maîtres fauves, coups tordus et menaces de mort...

Le commandant Frédéric Vicaux de la brigade criminelle de Paris et son adjointe sont face à un meurtre sordide : un homme a été jeté en pâture aux cochons dans une ferme proche de la capitale. Il s’agit d’Ivan Katos, riche héritier et amateur d’art.
Alors que le commandant tente de trouver de l’aide auprès de divers spécialistes, l’enquête prend une tournure inédite quand il est question du passé de la victime. Dans quelles affaires abjectes le collectionneur a-t-il trempé pour être aussi sauvagement assassiné ? Sa fortune cacherait-elle des secrets honteux ? À moins que sa panoplie de tableaux fauves, des Matisse, des Vlaminck, des Dufy, tous plus précieux les uns que les autres, n’ait quelque chose à révéler…
De galeristes véreux en experts corrompus, Frédéric Vicaux découvre un milieu de l’art insoupçonné, loin de la lumière et du succès qui auréolent les plus grands maîtres du fauvisme.

À propos de l’auteur
Éric Mercier, docteur en histoire de l’art et commissaire d’expositions, manie érudition et suspense avec brio. Après Dans la peau de Buffet, Fauves explore à travers une nouvelle enquête l’impétuosité de la peinture fauviste.

Harper-Collins- 2022 - 352 pages


Deborah nous a expliqué qu'elle avait rapidement abandonné cette lecture, le roman ne l'ayant pas convaincue.


Loving Franck – Nancy Horan


Au début du XXe siècle, la bonne société de Chicago resta foudroyée par le soufre d'un scandale sans précédent. Pour l'amour éperdu d'un homme, une femme osa l'impensable et commit l'irréparable. Elle en paya le prix toute sa vie. Elle s'appelait Mamah Borthwick Cheney. Lui n'était autre que Frank Lloyd Wright, l'enfant génial et rebelle de l'architecture américaine à qui Mamah et son mari Edwin Cheney avaient demandé, en 1903, de construire leur nouvelle maison. En 1909, tombée entre-temps follement amoureuse du célèbre architecte, Mamah choqua une époque pudibonde et dévote en quittant son mari et ses deux jeunes enfants pour suivre Frank Lloyd Wright en Europe. Ce dernier, tout aussi épris, laissait derrière lui une Amérique stupéfaite, une épouse et six enfants… Enchaînés par la passion, mais hantés par une culpabilité intolérable, ils firent la une de la presse américaine durant leurs séjours en Allemagne, en Italie et à Paris, lors de la grande crue de 1910… Mais aucun journal à sensation n'aurait pu prévoir ce qui adviendrait à ce couple maudit de retour aux États-Unis, en 1914. La violence du dénouement verra – au-delà du déchirement des familles Cheney et Wright – le monde pétrifié. Pour la première fois nous est contée l'histoire de l'émancipation très en avance sur son temps de Mamah Borthwick, et de son amour pour l'un des plus grands maîtres de l'architecture moderne.

https://www.buchetchastel.fr/catalogue/loving-frank/

Buchet-Chastel - 2009 - 540 pages (567 pages en poche Le Livre de Poche)

Le Diable s'habille en Prada – Lauren Weisberger


Alors qu'elle pense avoir trouvé un boulot de rêve dans un grand magazine de mode branché, Andrea va découvrir que, sous ses habits Prada, sa patronne est un être diabolique et tyrannique.

Andrea n'en revient pas : même avec ses fringues dépareillées, elle l'a décroché, ce job de rêve. À vingttrois ans, elle va intégrer la rédaction de Runway, prestigieux magazine de mode new-yorkais ! Et devenir l'assistante personnelle de la rédactrice en chef, la papesse du bon goût : Miranda Priestly. Une chance inouïe.
Mais derrière les strass et les paillettes de cette usine à rêves se cache un enfer peuplé de talons aiguilles et de langues de vipère…


Fleuve Noir - 2004 - 441 pages (506 pages poche Pocket)

Deborah l'a lu pendant ses vacances. Elle a commencé la suite ci-dessous. 

Vengeance en Prada, le retour du diable – Lauren Weisberger


Elles sortent les griffes !

Cela fait dix ans qu'Andrea Sachs a démissionné du magazine Runway, dix ans qu'elle a plaqué Miranda Priestly et ce job d'assistante pour lequel " des milliers de filles se damneraient ". La papesse de la mode et ses exigences infernales ont eu raison de sa détermination.
Depuis, Andy et Emily, son ex-collègue et ancienne ennemie jurée, sont devenues inséparables et ont joint leurs forces pour fonder un magazine de mariage haut de gamme, The Plunge, devenu la référence incontournable pour un public jeune et trendy. Eh oui, la roue tourne ! Andy a tout juste 30 ans, elle a du succès et elle est sur le point de se marier. Ses années de calvaire lui paraissent loin désormais, bien qu'elle fasse toujours attention de se tenir à distance de Miranda. Seulement, cette dernière sait reconnaître une opportunité quand elle en voit une et The Plunge lui fait envie. Autant dire qu'elle ne va pas manquer de se rappeler à leur bon souvenir...
La voilà de retour, plus diabolique que jamais !
Fleuve Éditions - 2013 - 454 pages


Muriel

Le Chasseur de bisons – Marc Masson


Le travail en héritage.

Et en quarante ans de carrière, Marc Masson présente un CV étrange et éclectique. Alors, quand il a décidé de tracer ses mémoires pour ses petits-enfants, il a tout naturellement choisi de raconter les aventures de son passé professionnel.

L’auteur se dévoile avec humour et autodérision au travers d’histoires courtes, drôles et touchantes où la malchance et ses propres choix souvent improbables ont formé un cocktail détonant.

Avant de trouver sa voie, après ses premiers pas à l’armée ou derrière un comptoir de bar, il y a eu le Chasseur de Bisons.

(Aucun bison n’a été blessé pendant la rédaction de cet ouvrage !)

Muriel en a parlé avec beaucoup d'enthousiasme. Sa présentation m'a vraiment donné envie de découvrir ce roman.

Résumé : En quarante ans de carrière aux détours improbables, l'auteur revisite avec humour et autodérision ses métiers et ses mésaventures pour ses petits-enfants. 

Un récit de vie touchant où la malchance côtoie les choix hasardeux.

Marc Masson est l'auteur de l'autobiographie humoristique Le Chasseur de Bisons, un livre de souvenirs où il raconte avec autodérision sa carrière éclectique et ses expériences de jeunesse avant de trouver sa voie. (À noter qu'il ne faut pas le confondre avec le personnage de fiction Marc Masson, espion de la DGSE dans les romans d'Henri Lœvenbruck, ni avec le psychiatre du même nom).

Marie

La Rosa Perdida


« Quand Matías Ordoñez dénonça sa mère, elle fut pendue le lendemain sur la Plaza Vieja, et nul ne sut jamais si c’était par amour ou par vengeance qu’il l’avait condamnée. »

À San Jacinto del Río, un village oublié des cartes et des dieux, Sofia Ordoñez dirige La Rosa Perdida. Un bordel célèbre pour corps en quête de volupté, devenu refuge pour âmes errantes et haut lieu de passage des hommes, opposants comme sympathisants au régime sanguinaire d’Isidro Gálvez.Lorsqu’un matin Sofia est pendue sur la place publique, dénoncée par son propre fils Matías, le village entier frémit. Et sa mémoire, ses secrets et ses douleurs se déroulent pour tenter de comprendre.Dans ce premier roman, pétri de réalisme magique et d’une véritable virtuosité dramatique, Christopher Laquieze raconte les cicatrices d’un continent meurtri, la résistance muette et le courage de ceux qui, à bas bruit, oeuvrent pour un autre monde.


Je suis un chat – Natsume Sōseki


Mort en 1916 à quarante-neuf ans, Natsume Sôseki vécut aux confins de la psychose la déchirure dont pâtirent tous les intellectuels nés avec la révolution industrielle, politique et culturelle du Meiji. Formé aux lettres classiques chinoises, au haïku, mais envoyé en Angleterre de 1900 à 1903 pour pouvoir enseigner ensuite la littérature anglaise, il s'imprégna si profondément du ton de Swift, de Sterne et de De Foe que, sans nuire à tout ce qu'il y a de japonais dans Je suis un chat, cette influence nous impose de penser au voyage de Gulliver chez les Houyhnhnms ; sans doute aussi d'évoquer Le chat Murr d'Hoffmann. La gouaille, voire la désinvolture apparente du livre, n'empêche pas les chapitres de s'organiser, cependant que tous les styles (jargon des savants ou du zen, ou argot d'Edo, ancien nom de Tokyo) se mêlent pour présenter la satire désopilante d'une société en transition, et même en danger de perdition. Sôseki se demande parfois s'il n'est pas fou, mais c'est la société d'alors qui devient folle, elle qui déjà enferme en asile ceux qui la jugent. Le chat ne s'y trompe jamais, lui : aucun ridicule n'échappe à ce nyctalope. Alors que peut-être on en devrait pleurer, on rit follement. Si vous voulez comprendre le Japon, identifiez-vous au chat de Sôseki.

Gallimard / Picquier - 1905 au Japon, 1986 en France - 438 pages


La Veuve blanche (Le Crépuscule de la veuve blanche) – Cyril Carrère


Rien ne sert de mourir, il faut savoir disparaître. Un youtubeur suscite l'engouement en remettant en lumière l'histoire de la Veuve blanche, une tueuse en série aujourd'hui disparue qui a terrorisé Tokyo au début des années 2000. Lorsque Junichi Kudo, détective privé dont le destin a été broyé par cette femme apprend que d'autres crimes ont été commis selon le même modus operandi, il décide d'enquêter. Il s'engouffre seul dans le monde des "évaporés", où la Veuve blanche pourrait avoir trouvé refuge. Bientôt, il disparaît à son tour. Hayato Ishida et Noémie Legrand, de la cellule Sakura, partent sur ses traces. Ils plongent dans les méandres d'un Japon fracturé et mettent au jour un puzzle funeste, où les fantômes d'hier continuent de hanter le présent. Une plongée dans l'industrie de la disparition volontaire au Japon.

Prix L'Alsace - Les DNA 2025


Denoël, coll. Sueurs Froides - 2025 - 400 pages

Rosa Candida – Auður Ava Ólafsdóttir


En route pour une ancienne roseraie du continent, avec dans ses bagages deux ou trois boutures de Rosa candida, Arnljôtur part sans le savoir à la rencontre d'Anna et de sa petite fille, là-bas, dans un autre éden, oublié du monde et gardé par un moine cinéphile.

Zulma - 2010 - 336 pages

Résumé : À 22 ans, Arnljótur quitte l'Islande avec des boutures de Rosa candida, la rose blanche de sa mère, pour restaurer la roseraie d'un monastère. Un roman d'initiation délicat sur la paternité, la patience et comment l'on s'enracine.


Catherine

Que la mort nous frôle – Michel Bussi


Près de Lausanne, Jeanne, jeune psychiatre spécialisée dans les traumatismes, rejoint le manoir des Amarantes, qui, depuis 1945, abrite des pensionnaires brisés par la guerre. Parmi eux, Charly, adolescent imprévisible et paranoïaque, et Téréza, orpheline du ghetto de Varsovie, ont noué un lien très fort.
Mais ces dernières semaines, des événements inquiétants secouent les lieux : des pensionnaires disparaissent, de mort naturelle prétend-on ; des statues changent de place ; le docteur Gruber, directeur de l'établissement, mène des expériences mystérieuses.
Tandis que les ombres et les non-dits pèsent sur ce manoir hors du temps, le danger est partout.
Derrière un décor faussement paisible, entre les rives du Léman
et les sommets alpins, le passé peut-il encore tuer ?
Presses de la Cité - 2026 - 432 pages

La Colère d'Izanagi – Cyril Carrère


Tokyo. Un incendie criminel ravage le coeur de Shinjuku, l'un des plus grands quartiers d'affaires au monde. L'enquête est confiée à Hayato Ishida, jeune flic prodige mais solitaire. Il est rejoint par Noémie Legrand, Franco-Japonaise décidée à prouver sa valeur. Sur leur chemin, un couple d'étudiants dans le besoin, à la merci d'une communauté où solidarité rime avec danger. Et, tapi dans l'ombre, celui qui se fait appeler Izanagi, bien décidé à mettre son plan destructeur à exécution...

Denoël, coll. Sueurs Froides - 2024 - 320 pages


Laurence

En attendant Bojangles – Olivier Bourdeaut


Devant leur petit garçon, ils dansent sur "Mr. Bojangles" de Nina Simone. Chez eux, il n'y a de place que pour le plaisir et la fantaisie. Celle qui mène le bal, c'est la mère, feu follet imprévisible. Elle les entraîne dans un tourbillon de poésie pour que la fête continue, coûte que coûte. L'amour fou n'a jamais si bien porté son nom.
Finitude - 2016 - 160 pages (176 pages poche Folio)

Laurence nous a également rappelé que ce roman a été adapté au cinéma.

Amara

Juste quelqu'un de bien – Angéla Morelli


« Hilarante et rythmée, cette comédie romantique relate avec facétie les péripéties d'une trentenaire. » Closer

À trente-quatre ans, Bérénice n’a plus aucune certitude. Tout ce qu’elle croyait savoir sur la vie a pris l’eau, elle multiplie les amants, mais ne tombe jamais amoureuse et, cerise sur le gâteau, voilà qu’elle n’arrive plus à écrire une ligne, alors que l’écriture est sa raison d’être. Heureusement, elle peut compter sur les trois femmes de sa vie : sa mère et sa grand-mère, avec qui elle partage une jolie maison cachée au cœur de Paris, et Juliette, son amie d’enfance.
Mais ça ne suffit plus.
Bérénice n’a donc plus le choix. Elle doit enfin affronter les questions qu’elle a toujours refusé de se poser et accepter de faire une place… aux hommes de sa vie. En commençant par son père, dont elle ne sait rien, et par Aurélien, un homme surgi du passé, qu’elle vient de croiser et qui ne l’a pas reconnue.

Dans ce roman lumineux et réjouissant traversé par une galerie de personnages attachants, Angéla Morelli brosse le portrait tendre d’une femme de son temps, qui, en cherchant à comprendre ce qui l’unit vraiment à ceux qu’elle aime, parviendra peut-être à devenir juste quelqu’un de bien.

HarperCollins / &H - 2017 - 331 pages

Un jeudi saveur chocolat – Michiko Aoyama


Dissimulé à l'ombre des cerisiers qui bordent la rivière du quartier, le Café Marble à Tokyo ne compte que trois petites tables en bois brut. Et pourtant, les clients se succèdent dans ce havre de paix où les habitués peuvent contempler le passage des saisons à travers la baie vitrée. Une mystérieuse femme qui vient chaque jeudi y rédiger une longue lettre en anglais devant une tasse de chocolat chaud ; une brillante publicitaire complètement dépassée par son rôle de mère ; une jeune institutrice qui cherche un sens à son travail... Chacun arrive au Café Marble avec son histoire, perdu dans les noeuds de son existence, et trouvera dans ce lieu apaisant l'élan pour avancer sur le chemin tortueux de la vie.
Éd. Nami - 2023 - 224 pages



La Somme de nos vies – Sophie Astrabie


Camille, jeune fleuriste qui rêve sa vie, visite des appartements qu'elle n'a aucune intention d'acheter. Marguerite, quatre-vingt-sept ans, met en vente son appartement, qu'elle s'est pourtant juré de ne jamais quitter. Derrière leurs fenêtres qui se font face, dans une rue parisienne, l'existence de l'une apparaît à l'autre comme dans un reflet. Les mensonges de Camille à son entourage et les secrets de Marguerite, enfouis soigneusement depuis l'enfance, se croisent et se répondent... Jusqu'à ce que Thomas, agent immobilier rêveur, entre en scène. Comment prendre sa vie à bras-le-corps quand on a décidé d'en vivre une autre ?
Flammarion - 2020 - 381 pages



Hier je suis devenu grand – Azouz Begag 


En hommage à son père, immigré algérien, Azouz Begag livre un récit personnel, à la fois tendre et drôle.
"Hier, je suis devenu grand. C'est mon père qui me l'a annoncé officiellement : "Écoute-moi bien moufils, il est temps que tu commences à marcher tout seul dans la vie. Demain matin, tu viendras avec moi au marchipisse." Marchipisse ? C'était la première fois que j'entendais ce mot. Il a dit que c'était un endroit où on achetait des choses boumarchi, toutes les choses utiles dans la vie d'un homme qui veut faire des zicounoumies."
Gallimard Jeunesse - 2007 - 75 pages


La Femme au carnet rouge – Antoine Laurain


Un matin à Paris, alors qu'il ouvre sa librairie, Laurent Letellier découvre dans la rue un sac à main abandonné.Curieux, il en fait l'inventaire et découvre, faute de papiers d'identité, une foule d'objets personnels : photos, parfum... et un carnet rouge rempli de notes. Désireux de retrouver la propriétaire du sac, Laurent s'improvise détective. À mesure qu'il déchiffre les pages du carnet contenant les pensées intimes de l'inconnue, le jeu de piste se mue progressivement en une quête amoureuse qui va chambouler leurs vies.
Flammarion - 2014 - 224 pages


Véronique

La théorie du mal - Margot Estner 


Retrouvée agonisante, le corps mutilé de morsures humaines, Victoire se réveille à l’hôpital, sans aucun souvenir. Alors que commence pour elle une longue et douloureuse quête, à la recherche de son identité perdue, deux policiers sont chargés de faire la lumière sur cette affaire, qui n’est pas sans leur rappeler «Dracula». Ce tueur en série, dont ils suivent la piste depuis plusieurs mois, laisse derrière lui des corps de femmes dont les blessures ressemblent étrangement à celles de Victoire... Et s’il ne s’agissait pas d’un seul bourreau, mais d’un imitateur ?

Tandis que les policiers enquêtent et que Victoire lutte pour retrouver la mémoire, ailleurs, une autre femme attend, prisonnière de l’obscurité d’une cave. Entre elles, un fil invisible se tend: le compte à rebours a commencé. Car la Bête rôde – et refuse de mourir...

Les lauréats  - 2025 - 388 pages


Or – Auður Ava Ólafsdóttir


Se décrivant lui-même comme un « homme de quarante-neuf ans, divorcé, hétérosexuel, sans envergure, qui n’a pas tenu dans ses bras de corps féminin nu – en tout cas pas délibérément – depuis huit ans et cinq mois », Jónas Ebeneser n’a qu’une passion : restaurer, retaper, réparer. Mais le bricoleur est en crise et la crise est profonde. Et guère de réconfort à attendre des trois Guðrún de sa vie – son ex-femme, un joli accident de jeunesse, sa fille, spécialiste volage de l’écosystème des océans, et sa propre mère, ancienne prof de maths à l’esprit égaré, collectionneuse des données chiffrées de toutes les guerres du monde… Doit-il se faire tatouer une aile de rapace sur l’omoplate ou carrément emprunter le fusil de chasse de son voisin pour en finir à la date de son choix ? Autant se mettre en route pour un voyage sans retour à destination d’un pays abîmé par la guerre, avec sa caisse à outils pour tout bagage et sa perceuse en bandoulière. Ör (« Cicatrices ») est le roman poétique et profond, drôle, délicat, d’un homme qui s’en va – en quête de réparation.
Zulma - 2024 - 320 pages

Zora

La goutte ultime: Abigail et Sean de Damiana Attivissimo 


Rebecca et Liam ne s’attendaient pas à devenir parents… Mais l’amour et la magie avaient opéré. Leur fille Abigail était prévue, exceptionnelle, nécessaire à l’équilibre des mondes. C’était écrit dans le Codex des origines depuis des temps immémoriaux. Seule, elle ne pouvait régler ce conflit séculaire, mais avec lui, tout serait possible. Qui est cet humain qui allait, pour la première fois, se joindre à Cyan ? Les trois mondes allaient-ils enfin pouvoir coexister et le Cristalètre se restaurer ? Damiana Attivissimo, auteure, signe ici son second roman, clôturant ainsi la duologie La Goutte ultime. Elle y mêle à nouveau ses univers : celui réel de Londres au xixᵉ siècle et ceux qu’elle a imaginés, Cyan et Magenta.


Editions Maya - 2026 

Des femmes du bout du monde – Mélissa Da Costa


À la pointe sud de la Nouvelle-Zélande, dans la région isolée des Catlins, au cœur d’une nature sauvage, vivent Autumn et sa fille Milly. Sur ce dernier bastion de terre avant l’océan Austral et le pôle Sud, elles gèrent le camping Mutunga o te ao, « le bout du monde » en maori. Autumn et Milly forment un duo inséparable, jusqu’au jour où débarque Flore, une jeune Parisienne en quête de rédemption... Hantées par le passé, mais bercées par les vents et les légendes maories, ces trois femmes apprendront à se connaître, se pardonner et s’aimer.
Albin Michel - 2023 - 320 pages

Tout le bleu du ciel – Mélissa Da Costa Zora nous a confié qu'elle avait très envie de découvrir ce roman.


Petitesannonces.fr : Jeune homme de 26 ans, condamné à une espérance de vie de deux ans par un Alzheimer précoce, souhaite prendre le large pour un ultime voyage. Recherche compagnon(ne) pour partager avec moi ce dernier périple.
Émile a décidé de fuir l’hôpital, la compassion de sa famille et de ses amis. À son propre étonnement, il reçoit une réponse à cette annonce. Trois jours plus tard, devant le camping-car acheté secrètement, il retrouve Joanne, une jeune femme coiffée d’un grand chapeau noir qui a pour seul bagage un sac à dos, et qui ne donne aucune explication sur sa présence.
Ainsi commence un voyage stupéfiant de beauté. À chaque détour de ce périple naissent, à travers la rencontre avec les autres et la découverte de soi, la joie, la peur, l’amitié, l’amour qui peu à peu percent la carapace de douleurs d’Émile.

Albin Michel - 2020 - 832 pages (360 pages édition Le Livre de Poche)


Le Travail d'une vie


Il nous arrive à tous de nous dire que nous vivons à la superficie de nous-mêmes, comme des auto-mates, conditionnés par l'idée préconçue de qui nous sommes. Au-delà des apparences, Thierry Janssen nous invite à découvrir ce qui constitue l'essence de notre humanité. Inspiré par la pensée de la Chine et de l'Inde, influencé par les acquis de la psychologie humaniste de l'Occident, il nous propose d'apprivoiser les différents " personnages " qui vivent en nous. Nous apprenons alors à laisser tomber nos masques pour transformer nos peurs et abandonner nos défenses.

Editions Marabout  - 2008 - 312 pages 


Zora nous a également recommandé cette excellente série britannique.

Série TV : Happy Valley



BBC One - 2014-2023 - 3 saisons
Résumé : Dans une petite ville du Yorkshire, la sergente Catherine Cawood, hantée par un drame familial, traque criminels et trafiquants. Portée par Sarah Lancashire, une série policière âpre, humaine et saluée par la critique.






Un grand merci

Encore un très beau moment de partage autour des livres, enrichi par la rencontre avec Anne Villemin-Sicherman, que nous remercions chaleureusement pour sa disponibilité, sa gentillesse et la qualité de ses échanges.