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samedi 10 janvier 2026

Compte rendu du café littéraire du 08 novembre invitée Damiana Attivissimo


 Nous étions onze à nous retrouver pour ce café littéraire, enrichi par la présence de Damiana Attivissimo. 

La rencontre s’est ouverte par un échange autour de nos lectures respectives, offrant à chacun l’occasion de partager ses coups de cœur et ses impressions. 

Ce premier temps a naturellement conduit à un moment de présentation et de découverte mutuelle, favorisant une atmosphère conviviale et chaleureuse. 

La soirée s’est conclue par la présentation de l'autrice et une séance de dédicaces, prolongeant les échanges dans un cadre privilégié.


Marie a lu Partout le feu d'Hélène Laurain, une écriture particulière

https://editions-verdier.fr/livre/partout-le-feu/


Laetitia est née trois minutes avant sa soeur jumelle Margaux et trente-sept minutes avant l'explosion de Tchernobyl. Malgré des études dans une grande école de commerce, elle grenouille au Snowhall de Thermes-les-Bains, au désespoir de ses parents. Elle vit à La Cave où elle écoute Nick Cave, obsédée par les SUV et la catastrophe climatique en cours. Il faut dire que Laetitia vit en Lorraine où l'Etat, n'ayant désormais plus de colonies à saccager, a décidé d'enfouir tous les déchets radioactifs de France. Alors avec sa bande, Taupe, Fauteur, Thelma, Dédé, elle mène une première action spectaculaire qui n'est qu'un préambule au grand incendie final. Dans ce premier roman haletant où l'oralité tient lieu de ponctuation, Hélène Laurain, née à Metz en 1988, nous immerge au coeur incandescent des activismes contemporains.

Marie nous a parlé de Tambora d'Hélène Laurain, un roman assez cru qui parle de maternité. 


Une mère nous parle de ses deux filles, qu’elle voit amples comme des villes en expansion. La première est déjà là quand le récit commence, la seconde naîtra bientôt, après la perte d’un autre enfant lors d’une fausse couche. Ici, la temporalité de la maternité domine : celle de grossesses compliquées, d’hôpitaux et de services des urgences, la temporalité d’un corps qui produit, parfois sans qu’on le veuille, la temporalité de la naissance, celle des soins, ou des désirs trop souvent empêchés. Mais d’autres réalités existent aussi, se faufilent et tentent de prendre leur place : un manuscrit qui intéresse un éditeur, des confinements, qui ne changent pas grand-chose lorsqu’on doit rester alitée, la catastrophe environnementale qui se déploie, gigantesque, et fait songer à la fin du monde que l’humanité a cru vivre en 1815 quand l’éruption du volcan Tambora plongea une partie de la Terre dans le froid et l’obscurité. Hélène Laurain écrit avec cela, et écrit tout cela, avec crudité parfois. Son livre conjugue récit, réflexions et poésie, et nous emmène à la rencontre d’un monde incertain.

Elle a lu Celle qui reste 



Celles qui restent est une histoire de sœurs. De femmes. De liens si puissants que les rompre bouleverse tout.

Celles qui restent est une histoire de sœurs. De femmes. De liens si puissants que les rompre bouleverse tout. Clara est l'aînée, la sage, l'exemple à suivre. Celle qui fait tout comme il se doit, quitte à grincer des dents en se forçant à sourire. Constance est la cadette. Si discrète, qu'on en oublie qu'elle existe... jusqu'à ce qu'elle décide de cesser d'exister en se jetant du haut d'un pont. Lucy est la benjamine. Celle qui rit trop fort, parle trop fort, vit trop fort. Parce qu'elle a peur qu'on l'oublie. Mais il y a aussi Marielle, qui elle, n'a ni sœur, ni frère, ni enfant, tout juste un vieux chien obèse. Celle qui a consacré sa vie aux autres pensait arriver au bout de son chemin dans l'indifférence ,jusqu'à ce qu'un ange vêtu d'un manteau rouge se jette d'un pont, juste devant elle, et remette tout en question.


Marie a lu Cézembre d'Hélène Gestern.



"Elle se contente d'ouvrir sur lui ses yeux liquides, ce paysage clair et indéchiffrable dans lequel il lit à la fois tout et rien ; ce regard aussi vaste que la mer, qui, dans son intensité muette, lui fait peur." Yann, professeur d'histoire récemment divorcé, quitte Paris pour s'installer à Saint-Malo, dans la demeure de son enfance. C'est ici, face à l'île de Cézembre, que s'est écrit le destin des Kérambrun.

 Au début du XXᵉ siècle, son aïeul épouse la femme qu'il aime et fonde une compagnie maritime florissante, transmise aux générations suivantes. Mais Yann refusera de marcher dans les pas de son père, un homme dur et taiseux. En fouillant les archives familiales, il découvre l'histoire cachée des siens. Trouvera-t-il la source qui a empoisonné leurs liens et semble les condamner à la solitude ?

Du coup Véronique nous a parlé de Ces messieurs de Saint-Malo de Bernard Simiot. 



Seul de tous les petits commerçants de Saint-Malo, Mathieu Carbec, dont les grands-parents vendaient naguère de la chandelle, a eu l’audace d’acheter trois actions de la Compagnie des Indes orientales que vient de fonder Colbert.
Ce sera le point de départ d’une saga familiale au moment où la bourgeoisie maritime se rue à la conquête des piastres, des charges et des titres nobiliaires.
Négociants, armateurs, corsaires ou négriers, les Carbec se lanceront sur toutes les mers du globe, sans se soucier de savoir si leurs écus ou leurs fleurons sentent trop les épices ou la traite, la ruse ou la fraude…
Les multiples rebondissements, le foisonnement des personnages, la présence permanente de l’Histoire font de 
Ces messieurs de Saint-Malo un grand roman d’aventures et d’amour qui est aussi un grand roman de société.

Pour ma part j'ai lu Le chant du monde de Jean Giono, un merveilleux roman très dur mais une plume vraiment fantastique. J'ai beaucoup apprécié ce retour dans le passé. 


"Le matin fleurissait comme un sureau. Antonio était frais et plus grand que nature, une nouvelle jeunesse le gonflait de feuillages.- Voilà qu'il a passé l'époque de verdure, se dit-il. Il entendait dans sa main la truite en train de mourir. Sans bien savoir au juste, il se voyait dans son île, debout, dressant les bras, les poings illuminés de joies attachées au monde, claquantes et dorées comme des truites prisonnières. Clara, assise à ses pieds, lui serrait les jambes dans ses bras tendres."

Mireille nous a parlé du roman de Claude Fuilla De sang et d'or "Quand l'urgence est une vie". 



Après vingt ans au cœur de l'action au sein de la brigade de sapeurs-pompiers de Paris, mais aussi en mission ou opération à l'étranger, Claude Fuilla anesthésiste-réanimateur, spécialiste de médecine d'urgence livre le récit de son parcours professionnel et revient sur les moments bouleversants de sa carrière.

Sa profession hors du commun, lui a fait côtoyer des drames " de tous les jours " et d'autres, qui restent imprégnés dans la mémoire collective. Il est notamment intervenu sur la catastrophe de la gare de Lyon et le tremblement de terre en Arménie en 1988, la prise d'otages de la maternelle de Neuilly en 1993, la mort de la princesse de Galles en 1997, ou encore l'incendie de la rue de Provence en 2005 et puis le sauvetage miraculeux de Darlène, ensevelie 15 jours sous terre, lors du séisme d'Haïti en 2010.

Dépassant le sensationnel, l'auteur nous propose de le suivre en traversant une vie de passion, d'engagement et de réflexion. On en ressort souvent ému, parfois secoué, mais toujours grandi.

Véronique nous a parlé de sa lecture du roman d'Éva Dolan Haine pour haine. 



Ils ont été assassinés à coups de pied, dans la rue, sauvagement. 

Leur seule faute : être étrangers. Quant à leur agresseur, il n'a même pas songé à éviter les caméras de surveillance. Visage masqué, il s'est planté devant elles pour signer son acte barbare d'un salut nazi. Et comme si cela ne suffisait pas à la section des crimes de haine, trois travailleurs immigrés sont renversés par un chauffard qui prend la fuite. L'inspecteur Zigic et sa partenaire, le sergent Ferreira, reçoivent alors une consigne claire : ne surtout pas ébruiter la piste raciste auprès des médias, que les deux affaires soient liées ou non. La ville de Peterborough est déjà au bord de l'implosion. D'ailleurs la police n'est pas la seule à s'inquiéter : pour Richard Shotton, député local d'extrême droite en pleine campagne électorale, ce serait une publicité fort malvenue... Entre jeux de pouvoir, haines identitaires et crise économique, Dolan dresse un portrait acerbe et lucide de l'Angleterre.

Véronique nous a parlé de sa rencontre avec Pierre Boisson et de son roman Flamme, volcan, tempête qui parle de Christina Pawlowska.



Un été, Pierre Boisson découvre dans une bibliothèque un roman à l'abandon, oublié en deuxième rangée, invisible : Écarlate, de Christine Pawlowska. Un petit ouvrage, d'une centaine de pages, publié en 1974 au Mercure de France. Un texte écrit par une adolescente dont la violente mise à nue et la plume incandescente frappent le journaliste et l'assaillent de questions. Qui est Christine Pawlowska ? Comment a-t‑elle vécu ? Qu'est-elle devenue ? A-t-elle continué d'écrire ? Tant de mystères qu'une brève recherche Internet ne permet pas d'élucider, au contraire, car Christine Pawlowska a disparu. Pourtant, son œuvre, même faite d'un seul livre, semble avoir compté.

Pierre Boisson mène l'enquête et découvre la vie fascinante et hors norme de celle qui a partagé les pages du cahier d'été de La Nouvelle Revue française avec Annie Ernaux, qui a aussi été fugueuse, avorteuse, kidnappeuse ou tenancière de bar. Son destin est celui d'une femme emprisonnée dans un continuum de violence et d'une autrice poursuivie par "l'agonie des mots absents', selon l'un de ses poèmes aujourd'hui retrouvé.

Flamme, volcan, tempête est un roman sans fiction dans lequel se côtoient l'histoire d'une enquête, l'histoire d'une femme et, au fond, une certaine histoire de la littérature.

Véronique nous a parlé de ses futures interview au salon seille de crimes et je vous en parlerais dans un autre articles prochainement. 

Guillaume nous a parlé d'un roman fantastique classique Les petits contes d'Edgar Alan Poe dont un des contes le miroir 




Plongez dans l'univers fascinant d'Edgar Allan Poe avec cette collection exceptionnelle de contes inédits qui révèle toute la profondeur du génie littéraire américain. Cette édition présente des récits mystérieux et envoûtants qui capturent l'essence même de l'art narratif de Poe.

✓ Contes captivants qui explorent les recoins les plus sombres de l'âme humaine
✓ 
Atmosphères gothiques d'une intensité remarquable
✓ 
Psychologie complexe des personnages magistralement développée
✓ 
Style littéraire raffiné caractéristique du maître de la nouvelle

Ces récits dévoilent un Edgar Allan Poe dans toute sa créativité, explorant des thèmes universels avec une maîtrise technique incomparable. Chaque conte révèle la capacité unique de l'auteur à créer des atmosphères troublantes et des personnages inoubliables.

Damiana nous a parlé d'un roman de Charles Baudelaire Les fleurs du mal publié en 1857, c'est un roman qu'elle adore.





"Les Fleurs du Mal" de Charles Baudelaire est bien plus qu'un simple recueil de poèmes, c'est une plongée profonde dans les méandres de l'âme humaine. Publié pour la première fois en 1857, cet ouvrage visionnaire a scandalisé la société de l'époque et a été censuré pour outrage à la morale. Pourtant, au fil des décennies, il est devenu un phare de la littérature mondiale, reconnu pour son audace, sa beauté, et son exploration audacieuse des thèmes de la passion, de la beauté, de la mélancolie, de la modernité, et de la condition humaine.

Plongez dans l'univers envoûtant de Charles Baudelaire, explorez les coins sombres de l'âme humaine et laissez-vous emporter par la magie de la poésie. "Les Fleurs du Mal" continuent de fleurir, de charmer et de hanter, comme une invitation éternelle à la réflexion et à l'émerveillement.


Mireille a parlé du roman le ventre de Paris d'Emile Zola et de la maison aux esprits d'isabel Allende.



"Le Ventre de Paris" est un roman naturaliste d’Émile Zola publié en 1873. Il relate l’histoire de Florent, un jeune républicain envoyé au bagne pendant plus de sept ans pour avoir protester contre le coup d’État du prince Louis-Napoléon Bonaparte. Après s’être évadé du bagne de Cayenne, il revient à Paris et tente de reprendre sa vie. Obnubilé par sa soif de justice, il n’a de cesse que de comploter contre le Second Empire, rêvant de bâtir une nouvelle société.



Une grande saga familiale dans une contrée qui ressemble à s’y méprendre au Chili.
Entre les différentes générations, entre la branche des maîtres et celle des bâtards, entre le patriarche, les femmes de la maison, les domestiques, et les paysans du domaine, se nouent et se dénouent des relations marquées par l’absolu de l’amour, la familiarité de la mort, la folie douce ou bestiale des uns et des autres, qui reflètent et résument les vicissitudes d’un pays passé en quelques décennies des rythmes ruraux et des traditions paysannes aux affrontements fratricides et à la férocité des tyrannies modernes.
La Maison aux esprits, premier roman d’Isabel Allende, tantôt enchanteur, tantôt mordant, a été traduit dans de nombreuses langues et a obtenu le prix du Grand Roman d’évasion 1984.

Ensuite nous avons débuté la rencontre avec Damiana Attivissimo nous a présenté son roman. 

Lors de sa présentation elle nous a expliqué qu’elle avait commencé l’écriture de son roman il y a quinze ans, avant de le mettre de côté pendant longtemps. 

Elle a repris ce projet il y a deux ans et a mis environ un an et demi pour le terminer. 

Le roman, de genre fantasy et à dimension héroïque, est sorti récemment. Elle a également raconté que son mari Guillaume avait lu le manuscrit et l’avait beaucoup apprécié, bien que ce ne soit pas son genre de lecture habituel. 

L’histoire de La Goutte Ultime met en scène les personnages de Rebecca et Liam dans un univers fantastique. Je l'ai lu et j'ai décollé dans un monde magique qui m'a fait rêver. Mon article est publié sur le blog. 








Merci beaucoup pour votre soutient et votre présence. 

Sabine 

L'homme qui lisait des livres de Rachid Benzine


 

4 ° de couverture 


Entre les ruines fumantes de Gaza et les pages jaunies des livres, un vieil homme attend. Il attend quoi ? Peut-être que quelqu'un s'arrête enfin pour écouter. Car les livres qu'il tient entre ses mains ne sont pas que des objets – ils sont les fragments d'une vie, les éclats d'une mémoire, les cicatrices d'un peuple.

Quand un jeune photographe français pointe son objectif vers ce vieillard entouré de livres, il ignore qu'il s'apprête à traverser le miroir. " N'y a-t-il pas derrière tout regard une histoire ? Celle d'une vie. Celle de tout un peuple, parfois ", murmure le libraire. Commence alors l'odyssée palestinienne d'un homme qui a choisi les mots comme refuge, résistance et patrie.
De l'exode à la prison, des engagements à la désillusion politique, du théâtre aux amours, des enfants qu'on voit grandir et vivre, aux drames qui vous arrachent ceux que vous aimez, sa voix nous guide à travers les labyrinthes de l'Histoire et de l'intime. Dans un monde où les bombes tentent d'avoir le dernier mot, il nous rappelle que les livres sont notre plus grande chance de survie – non pour fuir le réel, mais pour l'habiter pleinement. Comme si, au milieu du chaos, un homme qui lit était la plus radicale des révolutions.


Mon ressenti 


J'ai été attiré par ce livre dont la couverture est magnifique et je pense que je devais le lire. Je l'ai acheté à la librairie Autour du Monde rue de la chèvre à Metz. https://www.facebook.com/librairieautourdumonde#

Ce roman se déroule en Palestine, dans un quotidien marqué par la guerre. L’homme dont parle le livre vit avec sa famille dans l’instabilité permanente.

Ils doivent quitter leurs lieux de vie encore et encore, fuir pour se protéger, laisser derrière eux leurs maisons, leurs habitudes, leurs souvenirs. Cette réalité m’a beaucoup touché, parce qu’elle montre la guerre dans ce qu’elle a de plus humain.

La violence est toujours là, même quand elle n’est pas décrite directement. 

Elle s’impose dans le silence, dans la peur, dans l’incertitude du lendemain. 

On sent à quel point cette vie est épuisante, surtout pour une famille qui n’a jamais le temps de se poser.

Dans ce chaos, les livres prennent une place essentielle. 

Lire et écrire devient une manière de s’échapper et de connaitre son histoire et celle de sa famille, des moments heureux et ses moments de souffrances quand il fut emprisonné.

La fin du roman m’a particulièrement marqué. Elle se termine sur le souvenir de cet homme à Gaza, assis devant sa librairie. Cette image reste en tête. Elle symbolise pour moi la résistance silencieuse, la mémoire, et l’importance des livres même dans les pires contextes.

Ce livre de Rachid Benzine ne cherche pas à choquer. Il raconte, simplement. Et c’est justement cette simplicité qui le rend si fort. L’homme qui lisait des livres m’a rappelé que, parfois, lire n’est pas seulement un plaisir, mais une façon de survivre.


Auteur 




Rachid Benzine est un intellectuel franco marocain né le 5 janvier 1971 à Kénitra au Maroc. Spécialiste de l'islam, politologue et enseignant, il s'est également illustré comme écrivain à travers ses romans et ses pièces de théâtre. 

Il représente une voix majeure de l'islam libéral dans l'espace francophone. 

Prix du roman métis - Grand prix 2024 

dimanche 14 décembre 2025

La goutte ultime de Damiana Attivissimo

 

https://www.editions-maia.com/livre/la-goutte-ultime-rebecca-et-liam-damiana-attivissimo-9791042516444/

Londres victorienne; Rebecca, jeune femme de dix-huit ans, vit avec sa tante Élisabeth. 

Différente de ses congénères, elle va découvrir d’où elle vient, qui la menace, et surtout pourquoi. 

Cela va-t-il prendre le pas sur sa vie qui commence à se tracer aux côtés de lord Kerry ? 

Liam, jeune homme de vingt et un ans, va découvrir son histoire et rencontrer Rebecca. 

Il a de sombres desseins à son égard. Il la veut, mais surtout son sang : une seule et unique goutte, en fait. 

Leur monde est menacé, mais ce n’est pas celui dans lequel ils vivent… 

Damiana Attivissimo, débordante d’imagination, ne pouvait continuer sa vie sans écrire. Pour ses grands enfants et inspirée par Jane Austen, elle s’est lancée dans la création de son premier roman qui allie monde réel victorien et monde fantastique.


Mon ressenti 

La Goutte ultime de Damiana Attivissimo est un roman qui m’a tenue en haleine du début à la fin.

L’histoire progresse comme une montée en tension, goutte après goutte, jusqu’au point de bascule. On sent que tout peut déraper à chaque instant, et cette sensation ne m’a pas quittée tout au long de la lecture.

J’ai été particulièrement touchée par l’atmosphère du roman, à la fois sombre et profondément humaine. C’est une romance portée par un amour à la fois fort et fragile, entre deux êtres mystérieux contraints de vivre avec des capacités hors normes. Le récit mêle avec justesse le fantastique, le féerique et le romantique, créant un univers à la fois sensible et envoûtant.

Les personnages sont imparfaits, parfois dérangeants, mais justement très crédibles. On se laisse happer par leurs choix, leurs silences et leurs failles. C’est un livre qui fait réfléchir sans jamais être pesant et qui laisse une empreinte durable une fois refermé.

Cette lecture a aussi une résonance particulière pour moi, car Damiana Attivissimo est venue présenter La Goutte ultime lors du café littéraire du 8 novembre. Cet échange a rendu le roman encore plus vivant et a renforcé mon envie de découvrir la suite de cette histoire. J’ai d’ailleurs hâte de lire le deuxième tome, actuellement en cours d’écriture, tant ce premier opus m’a marquée.



✨ Débordante d’imagination, je ne pouvais continuer ma vie sans écrire.
Autrice de La Goutte Ultime
📖 Mon premier roman est publié et sorti !

 https://www.instagram.com/damianaattivissimo/

 





Même les morts de Juan Gómez Bárcena

 


Quatrième roman de l’écrivain espagnol Juan Gómez Bárcena, “Même les morts” est une épopée nord-américaine dont le récit se déroule sur plusieurs siècles.

 Le lecteur suit les parcours conjoints (et les relations complexes) de deux Juan – un Espagnol (ancien conquistador rangé des armes) et un Indien (prêcheur ambulant élevé par les Franciscains) – du XVIe siècle à nos jours : deux faces d'une même figure irréconciliable (ou impossible) qui passe d'une époque à l'autre, rejouant les grands moments de l'histoire du Mexique puis des États-Unis. 

Car le trajet temporel est aussi spatial, comme s'il accompagnait la lente translation du pouvoir américain du centre du continent vers le nord, de la conquête espagnole à la naissance de l’empire états-unien (des conquistadors à Donald Trump).

 Livre foisonnant, drôle, tragique, trépidant, à la fois narratif et réflexif (il a la verve et l'étrangeté des grands romans picaresques du XVIe siècle espagnol), il est un de ces romans mondes dans lesquels il faut se plonger et se perdre, mais dont on ressort ébahi et (un peu) transformé.


Mon ressenti 

Même les morts est un roman qui m’a profondément marquée. C’est une lecture dense et foisonnante, où les émotions se bousculent sans jamais perdre de sens. On passe par des moments drôles, puis soudain plus sombres, parfois tragiques, et pourtant tout s’enchaîne avec une vraie justesse. Je me suis laissée happer par l’histoire, au point de m’y perdre, mais c’est aussi ce qui fait la force de ce livre.

Ce n’est pas seulement un roman qui raconte une histoire. Il pousse à réfléchir, il remue, il questionne ce que l’on croyait acquis. En refermant le livre, j’ai eu le sentiment d’avoir traversé quelque chose de fort, presque un voyage intérieur. C’est le genre de roman qui laisse une empreinte et qui continue de résonner longtemps après la dernière page.

Merci à Masse critique Babelio pour cette très belle découverte.




Juan Gómez Bárcena est un écrivain espagnol.
Il est l'auteur d'un recueil de nouvelles et de trois romans. L'année de sa parution en Espagne, Le Ciel de Lima a obtenu divers prix, dont le "Premio Ojo Crítico de Narrativa" attribué par la Radio nationale espagnole, et a terminé finaliste du prix du Festival du premier roman de Chambéry.

Un pinceau furtif pour Médousa de Serge Mandaret


https://www.amazon.fr/pinceau-furtif-pour-Medousa/dp/2494786053/ref=tmm_pap_swatch_0


4° de couverture 

Élise est peintre de profession. Sa passion est de peindre des chiens. Elle prospecte ses clients soit dans des lieux appropriés (salons , galeries, expositions, chenils ... ), soit grâce au buzz. Elle fait ainsi la connaissance dans un chenil de

Sébastien, un journaliste d'investigation réputé, et parvient à le convaincre de lui confier le portrait de sa chienne. Medousa (Méduse) est une redoutable rottweiler, appelée ainsi car, comme la gorgone mythologique, elle pétrifie d'effroi ceux qui l'approchent. Au cours des séances de pose, la chienne et la peintre se prennent d'une profonde affection réciproque.
C'est alors que tout dérape: Sébastien confesse recevoir des menaces de mort à répétition du fait de ses écrits. Il avoue à Élise son désarroi en dépit de la présence à ses côtés de son garde du corps, Medousa.
Il se résout à prendre le large pour échapper à ses ennemis. Un tueur mandaté par la mafia se lance à sa recherche pour l' exécuter.
À cause de Sébastien, Élise va être emportée dans un maelstrom de situations délicates et dangereuses, fertiles en rebondissements.

Mon ressenti 

Un pinceau furtif pour Médousa de Serge Mandaret est un roman qui m’a immédiatement captivée. Dès le début, l’histoire de cette disparition m’a intriguée, tenue en haleine par une atmosphère à la fois sombre et émouvante.

Médousa, abandonnée dans un chenil, est décrite comme une bête féroce, presque effrayante. Et pourtant, Élise va peu à peu s’attacher à elle. Contre toute attente, elle développe une affection profonde pour cette créature que beaucoup rejetteraient. Malgré la peur qu’elle inspire, Élise l’adore, la comprend, et cherche à révéler autre chose que sa sauvagerie.

Pour la peindre, Élise va devoir se battre, affronter le maître de Médousa. Mais celui-ci va prendre la poudre d’escampette, et c’est à partir de ce moment-là que l’action s’emballe. Les événements s’enchaînent, les tensions montent, et les retournements de situation donnent au roman un rythme intense qui m’a tenue jusqu’à la dernière page.

C’est une lecture marquante, où l’émotion, le mystère et l’action se mêlent habilement. 

Un roman qui laisse une empreinte, comme un coup de pinceau furtif… mais inoubliable.








Serge Mandaret est diplômé de l'Enseignement Supérieur en mathématiques et en économie.

Successivement universitaire, haut fonctionnaire au Ministère de l’Economie et cadre dirigeant dans de grandes entreprises internationales, il est familier des problématiques financières des entreprises.
 Aujourd’hui retraité, il est actif dans le domaine de la promotion et de l’appui à l’internationalisation des entreprises françaises.
Moral Turpitude, son premier roman édité en 2018, lui a été inspiré par son vécu professionnel.


Les griffes de la forêt de Gabriela Cabezón Cámara


Les Griffes de la forêt – Éditions Grasset (fiche officielle) — roman de Gabriela Cabezón Cámara publié par Grasset en septembre 2025, traduit de l’espagnol. 


Mon ressenti 


Les Griffes de la forêt m’a vraiment touchée. Dès les premières pages, je me suis sentie plongée dans cette ambiance lourde et mystérieuse, avec cette forêt qui semble observer, enfermer, presque respirer. J’ai ressenti beaucoup de tension, parfois même un certain malaise, mais c’est justement ce qui rend la lecture si prenante. On avance dans l’histoire avec les personnages, on doute avec eux, et on ressort du roman un peu différente, marquée par ce que l’on a lu.

Ce livre a pour moi une valeur toute particulière, car j’ai eu la chance de rencontrer l’auteure au Livre sur la Place à Nancy. Être avec elle sur la photo, après avoir découvert son univers, est un souvenir très fort. Cela rend cette lecture encore plus intime, presque vivante. Derrière les mots, il y a une personne, une voix, un regard, et ça change tout. Ce roman restera pour moi associé à ce moment, à cette rencontre, et aux émotions qu’il m’a fait ressentir.



Gabriela Cabezón Cámara est une écrivaine et journaliste.


Diplômée en lettres de l'Université de Buenos Aires, elle a publié plusieurs romans. "Pleines de grâce" ("La Virgen Cabezaen", 2009), son premier roman, rencontre dès sa parution un grand succès public.

Elle est l’une des instigatrices du mouvement NiUnaMenos et participe activement aux luttes féministes argentines de ces dernières années.

Elle collabore à plusieurs journaux, dont le supplément "SOY" du journal Página/12 qui traite de questions LGBT.

📖 Page auteure – Gabriela Cabezón Cámara (Éditions Grasset) : https://www.grasset.fr/auteur/gabriela-cabezon-camara