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vendredi 15 mai 2026

La bedondaine des tanukis de Inoue Hisashi


Editions Zulma poche 


4° de couverture

Dans le riche comté d’Awa, les humains cultivent l’indigo tandis que les tanukis multiplient farces et métamorphoses au grand dam des habitants. Mais leur génie bienveillant est sans limites. Aussi lorsque Omiyo, la fille d’un maître teinturier, est menacée par l’infâme intendant du gouverneur, c’est un tanuki qui vole à son secours. Mais bien des épreuves l’attendent. Pompoko pon !

Entre joutes de mystifications et concours de mégapatalouffes, La Bedondaine des tanukis est une épopée euphorique, un roman d’aventures extravagant — un trésor d’humour.

Mon ressenti 

Quand j’ai découvert La Bedondaine des tanukis de Inoue Hisashi, je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre. 

Le titre semblait presque enfantin, un peu étrange, et pourtant le roman m’a rapidement embarqué dans un univers à part, à la fois drôle, poétique et plein de nostalgie.

Ce que j’ai aimé avant tout, c’est la manière dont les tanukis sont représentés. 

Ces créatures du folklore japonais, capables de se transformer, sont ici maladroites, rusées, gourmandes, parfois ridicules, mais toujours profondément humaines dans leurs émotions. 

On rit souvent de leurs aventures, mais derrière cet humour, j’ai ressenti quelque chose de plus mélancolique : la peur de voir disparaître un monde ancien face à la modernité.

Le roman parle beaucoup du changement, de l’arrivée du progrès et de ce qu’on abandonne en chemin. Pourtant, Inoue Hisashi ne donne jamais de leçon. 

Il préfère raconter avec fantaisie, avec tendresse, et c’est ce qui rend le livre si agréable à lire. 

Même dans les passages les plus absurdes, il y a toujours une vraie réflexion sur la place des traditions, de l’imaginaire et du lien à la nature.

J’ai aussi beaucoup apprécié l’écriture, très vivante, presque comme un conte raconté au coin du feu. 

On sent une grande affection de l’auteur pour ses personnages et pour ce Japon rural qui semble doucement s’effacer. 

Cela donne au roman une atmosphère chaleureuse, parfois douce-amère.

Au final, La Bedondaine des tanukis est un livre qui m’a surpris.

 Sous son apparence légère, il parle avec beaucoup de sensibilité de la disparition des cultures populaires et du besoin de préserver une part de merveilleux dans nos vies. 

C’est une lecture originale, drôle et touchante, qui laisse un sentiment à la fois joyeux et nostalgique.

Après cette lecture j'ai visionné le film d'animation comédie dramatique POMPOKO d' Isao Takahata produit par le studio Ghibli.

Avec Makoto Nonomura, Yuriko Ishida, Akira Kamiya

Titre original Heisei tanuki gassen pompoko

Espèce mi-raton laveur mi-blaireau, les Tanukis partageaient aisément leur espace vital avec les paysans. 
Entrecoupée de batailles entre tribus, leur vie insouciante leur faisait ignorer la présence toujours plus proche des hommes… 
Jusqu’au jour où ces derniers décident de s’approprier leur territoire et de faire de la montagne une ville. 
Capables de se métamorphoser à volonté, les Tanukis vont tenter d’effrayer les humains grâce à leurs pouvoirs extraordinaires. 
Cependant, il en faudra plus pour que les hommes renoncent à la destruction de la forêt. 
Face à la menace expansionniste, la riposte des Tanukis s’organise mais les animaux ne sont pas au bout de leurs peines !



Biographie de Inoue Hisashi

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Né en 1934 dans la préfecture de Yamagata au Japon, Inoue Hisashi est l’un des écrivains et dramaturges japonais les plus importants du XXᵉ siècle. Orphelin de père très jeune, il grandit dans des conditions difficiles avant d’étudier à l’université Sophia de Tokyo. Passionné par le théâtre, les films et la littérature populaire, il commence sa carrière en écrivant des textes pour des spectacles de cabaret puis pour la télévision japonaise. 

Il se fait connaître grâce à ses œuvres mêlant humour, satire et jeux de langage. Son style, souvent burlesque et très vivant, s’inspire des traditions populaires japonaises et du folklore. En 1984, il fonde sa propre troupe de théâtre, Komatsuza, afin de mettre en scène ses pièces. 

Également romancier, il reçoit de nombreux prix littéraires au Japon. Pacifiste convaincu et militant antinucléaire, il défend toute sa vie les valeurs humanistes et critique les dérives de la société moderne. 

Son roman La Bedondaine des tanukis reflète parfaitement son univers : un mélange de fantaisie, d’humour absurde et de regard tendre sur les traditions japonaises. Inoue Hisashi est mort en 2010 à l’âge de 75 ans. 

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