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| Éditions JC Lattès |
À San Jacinto del Río, un village oublié des cartes et des dieux, Sofia Ordoñez dirige La Rosa Perdida.
Lorsqu’un matin Sofia est pendue sur la place publique, dénoncée par son propre fils Matías, le village entier frémit.
Lire La rosa perdida, c’est ressentir une douleur qui traverse les générations.
On sent des familles brisées, déchirées par des choses trop lourdes pour elles. Il y a une violence qui marque les habitants, quelque chose d’injuste qui laisse des traces profondes. Rien n’est vraiment réparé, tout reste un peu ouvert.
Ce qui m’a le plus touché, c’est cette idée de vengeance qui naît d’une perte terrible. La mort d’une femme innocente pèse comme une ombre, et on comprend la colère du fils, même si elle fait mal. C’est une colère triste, pas seulement violente — une colère remplie d’amour perdu.
Le roman m’a donné l’impression que la souffrance peut se transmettre, comme si les blessures ne disparaissaient jamais vraiment. Mais en même temps, tout est écrit avec une certaine douceur, presque du respect pour cette douleur.
À la fin, il reste surtout une émotion forte : celle d’un cœur blessé qui cherche un sens à ce qui est arrivé.



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