« Nous étions quatre pour ce café littéraire et avons passé un moment des plus agréables.Bien que moins nombreux, nous avons partagé de nombreux échanges enrichissants, chacun présentant ses livres dans une ambiance conviviale, marquée par une écoute respectueuse et passionnée.Fred, Deborah, Véronique et moi-même. »
"Pour une fois, Deborah a réussi à lire trois livres depuis notre dernière rencontre, tandis que Fred a dévoré deux livres ainsi que les quatre livres en lice pour le Prix Le Livre à Metz, qui se déroulera le premier week-end d'avril. Véronique, elle a également lu deux livres."
« J'ai lu Le Pouvoir de l'Intention du Dr Wayne Dyer. Je l'ai trouvé intéressant, bien que j'aie trouvé que l'auteur insiste beaucoup sur ses propres convictions. Cela dit, il nous laisse la liberté d'adapter le sujet à notre manière, ce qui offre une certaine flexibilité dans l'approche. »
Selon
Wayne W. Dyer, un des grands sages de notre époque, il existe un champ
d'énergie pure et illimitée... l'intention.
Lorsque nous sommes
connectés à l'intention, une harmonie règne en nous et autour de nous ;
on se sent inspiré et heureux, nos projets se réalisent, les relations
deviennent sereines, les événements s'agencent en notre faveur.
En nous
connectant et en activant cette source, nous pouvons transformer nos
existences de façon miraculeuse.
Le pouvoir de l'intention est un
potentiel de notre esprit, utilisé en réalité par tous les maîtres
spirituels, les shamans et les personnes de talent.
Le pouvoir de
l'intention n'est pas un livre comme les autres.
Il révèle des vérités
qui changeront radicalement votre vie.
J'ai reçu le roman de Virginie Krahn dans ma boîte aux lettres et je l'ai bien aimé. Elle parle d'un sujet particulier; le non-désir de devenir mère.
"Lola: Non-désir quand tu nous tiens."
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Éditions Le Lys Bleu
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« Moi, Lola, trente-deux ans, bien dans mes baskets.
On m’a
toujours parlé de “désir”.
Néanmoins, ce mot a un sens large et parle à
tout le monde, enfin je crois.
Pour moi, il est synonyme de quelque
chose en particulier que je ne citerai pas pour le moment…
À travers ces
lignes, je voudrais partager avec vous ce qui est important à mes yeux,
ce jour, trente-deux ans, ce bel âge où tout se joue en termes de
construction personnelle et professionnelle.
C’est de là que tout prend
son sens… »
Virginie Krahn a une affection particulière pour les mots. Poussée par une imagination fertile, elle présente, avec Lola - Non-désir quand tu nous tiens, une œuvre poignante sur le non-désir de maternité.
« Je viens de terminer Game Over d'Isabelle Villain, publié aux éditions Taurnada. Encore une fois, un excellent polar avec Rebecca Lost, qui m'a tenu en haleine du début à la fin, remplissant chaque page de suspense. »
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Éditions Taurnada
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Une vieille dame meurt écrasée sous les roues d'un bus. Un nouveau fait divers dans les rues de Paris.
Cependant,
d'autres « accidents » sont rapidement à déplorer, laissant présager
que ces tragiques événements ne sont que les prémices d'un sombre
dessein.
Le groupe de Lost se retrouve à la tête d'une affaire qui va bousculer toutes ses certitudes.
Frustration. Colère. Incompréhension. Impuissance…
Une course contre la montre au dénouement glaçant et inacceptable.
"J'ai commencé la lecture de Juliette de Thierry Brun, un roman captivant et plein d'action qui suit la mission d'une jeune mercenaire."
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KUBIK Éditions
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Dans le monde des mercenaires, Juliette est celle qui exécute ses
cibles avec méthode et discrétion. Revenue des zones de guerre en
Mauritanie, elle est une tueuse particulièrement redoutable et
appréciée.
Lorsqu'elle tue par accident son ex-compagnon, elle se voit
traquée par les autorités.
Elle croise alors la route d'Adrien
Lendgrave, un industriel à la tête d'un consortium agrochimique, pris
dans un tourbillon de scandales judiciaires et de conflits familiaux.
Acculé par la justice et trahi par ses proches, Adrien Lendgrave engage
Juliette pour une étrange mission.
Implacable et déterminée, celle-ci ne
reculera devant rien pour honorer son contrat.
Quitte à franchir toutes
les lignes rouges.
Un roman qui, de Narbonne à Paris, entraîne le
lecteur dans une spirale infernale.
Frédéric nous a présenté les quatre livres qu'il a du lire pour le vote.Un article est paru sur le Républicain Lorrain.
En quatrième position : La mer intérieure de Lucie Taïeb.
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Éditions Flammarion
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"S'il
fallait commencer par une image, ce serait celle des époux Domain.
Et
s'il fallait commencer par un mot, ce serait leur patronyme, Domain,
d'origine huguenote, que l'on prononce en allemand comme le nom commun
français “domaine” dont on mouillerait un peu le “i”".
Les voici,
cheveux gris, elle, toute droite, et lui, le front un peu penché vers la
terre, non pas comme si les ans l'avaient courbé, mais comme on porte
toujours de nouveau le regard vers le lieu de son attachement.
La colère
qui les anime ne se lit pas sur leur visage, ils ne haussent guère la
voix. Ils portent la révolte comme une lassitude."
Dans ce récit choral
de la lutte acharnée menée par des habitants pour sauver leurs lieux de
vie et leurs environnements, Lucie Taïeb relate la découverte d'espaces
où se côtoient ce qui n'est plus et ce qui n'est pas encore.
En troisième position le roman d'Alexandre Lenot "Cette vieille chanson qui brule"
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Éditions Denoël
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"Sur
cette route, je reviens vers toi, mon Père, toi qui es l'autre nom de
ma colère, parce que là-bas, au creux de la forêt, dans ta large
Demeure, à l'annonce du non-lieu, dit-on, tu es tombé, et il n'y a plus
que moi sur cette terre pour t'aider à te relever."
Les jumeaux Jérémie
et Noé ont grandi sans mère dans une maison isolée.
La forêt était leur
royaume, la rivière leur amie, les arbres leur refuge.
Jusqu'à ce qu'on
leur impose une vie scolaire et sociale à laquelle ils ne se sont jamais
habitués.
Maintenant que son frère est mort en défendant ce territoire,
Noé va retrouver un père courbé sous l'amertume et la solitude.
Tandis
qu'il marche vers les lieux du passé, il ravive les souvenirs, laisse
parler son chagrin et surtout sa colère.
Sur les liens du sang et
l'arrachement au vert purgatoire de l'enfance, ce somptueux roman
d'apprentissage et d'émancipation rappelle qu'on se construit aussi sur
des manques.
Pour la seconde place c'est le roman Malville d’Emmanuel Ruben.
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Éditions Stock
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« Mon père ne parlait jamais de son boulot. Il disait la centrale, comme s’il n’y en avait qu’une seule au monde, comme si c’était le nombril du monde. Et de fait c’était le nombril de notre monde. »
En
2036, dans une France gouvernée par l’extrême droite, Samuel Vidouble
est confiné dans sa cave à la suite d’un accident nucléaire sur le site
de la centrale de Malville à l’ombre de laquelle il vivait enfant.
Fascinante et monstrueuse, la centrale cristallise les disputes
familiales et les luttes politiques des années 80. Sur les bords du
Rhône, le jeune Samuel grandit dans l’aura de Thomas, le garçon sauvage,
et d’Astrid, une adolescente révoltée, tandis que plane la double
menace du Front national et du feu nucléaire.
Alternant roman
d’apprentissage et d’anticipation, Malville explore cette France
périurbaine, ainsi que les conséquences sanitaires et environnementales
de nos « choix » énergétiques qui bouleversent irrémédiablement notre
rapport au monde, à la terre et au vivant.
Avec ce livre inspiré des
lieux de sa jeunesse et tissé de réminiscences littéraires – de Tom
Sawyer à Rimbaud –, Emmanuel Ruben affirme sa passion pour la
géographie. Une ode vibrante au fleuve et à l’enfance.
Le lauréat du Prix Le livre à Metz est le roman "Traverser les montagnes et venir naitre ici de Marie Pavlenko".
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Éditions Les escales
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Un roman poignant et lumineux qui raconte le deuil, la solidarité et l'espoir.
Astrid
a tout perdu.
À quarante ans, plus rien ne la retient, alors elle part.
Elle achète sans l'avoir visitée une maison isolée dans la région
montagneuse et sauvage du Mercantour. Parmi ses bagages, un carton
marqué d'une croix rouge, ce qu'il lui reste de sa vie passée.
Soraya
a tout laissé derrière elle.
Sa Syrie natale, sa famille, ses amis, son
insouciance.
Elle traverse la montagne pour rejoindre la frontière
française en se cachant de la police. Dans son ventre, une vie qu'elle
déteste grandit.
Deux destins de femmes inoubliables.
Deux douleurs indicibles qui se rencontrent et s'apprivoisent.
Ensuite Frédéric nous a parlé du roman que sa compagne Sandrine a adoré "Les bouchères de Sophie Demange" que j'ai commandé à la librairie car il a vraiment l'air excellent et plein d'humour noir.
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Éditions l'Iconoclaste
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À
Rouen, dans ce quartier bourgeois, impossible de manquer la devanture
rose des Bouchères. Depuis la rue, on peut entendre l'aiguisage des
couteaux, les masses qui cognent la viande et les rires des trois femmes
qui tiennent la boutique.
Derrière le billot, elles arborent fièrement
leurs ongles pailletés et leurs avant-bras musclés. Mais elles seules
savent ce qui les lie : une enfance estropiée, une adolescence rageuse
et un secret.
Lorsque plusieurs notables du quartier s'évaporent
sans laisser de traces, les habitants s'affolent et la police enquête.
En quelques semaines, les bouchères deviennent la cible des ragots et
des menaces... Un roman féministe explosif et jubilatoire où chaque page se dévore jusqu'au rebondissement final !
Ensuite Frédéric a lu L'absinthe noire de René Leucart.
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Éditions Pierron
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L'absinthe noire de René Leucart est un roman qui se déroule dans les années 1980, à l'ombre des réfrigérants de la centrale nucléaire de Cattenom, près de Thionville.
Trois fonctionnaires de la sous-préfecture de Thionville y vivent et, au fil du temps, ils prennent conscience de l'affaiblissement de l'État face à la puissance et à l'arrogance de la technologie triomphante.
Il a lu aussi "Répondre à la nuit d'Agnès Ledig". Il aime beaucoup cette écrivaine qui a vraiment beaucoup de succès.
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Editions Albin Michel
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Répondre à la nuit est un roman d'Agnès Ledig publié le 29 janvier 2025 aux éditions Albin Michel. Installée dans une ferme en lisière de forêt vosgienne, l'auteure s'inspire des animaux et des plantes qui l'entourent pour créer cette histoire. Le récit suit Témis, une archère passionnée par les cerfs, ainsi que Rémy, un bûcheron engagé dans la protection des arbres, Maxence, un audionaturaliste discret, et Victoire, une soigneuse aux doigts de fée. Le roman plonge le lecteur au cœur d'une nature sauvage menacée et interroge sur les limites à franchir pour défendre le vivant.
"Deborah a lu Histoire d'une HDT de Cécile Gillet dans son train en allant travailler. Ce roman l'a profondément aidée à mieux comprendre la maladie mentale et les réactions d'une amie touchée par l'une de ces affections."
Elle est en train de terminer Beignet de tomates vertes de Fannie Flagg.
"Elle a lu Tout le bleu du ciel de Mélissa Da Costa et nous a dit que c'était un livre génial. Dramatique sans être triste, il offre une fin bien plus belle que celle du film en deux parties sur Netflix, qu'elle a trouvé un peu bâclé."
Deborah avait du mal à détacher son regard de ce livre qu'elle dévorait dans le train en direction de son travail.
Jeune homme de 26 ans, condamné à une espérance de vie de deux
ans par un Alzheimer précoce, souhaite prendre le large pour un ultime
voyage. Recherche compagnon(ne) pour partager avec moi ce dernier
périple.
Émile a décidé de fuir l’hôpital, la compassion de sa
famille et de ses amis. À son propre étonnement, il reçoit une réponse à
cette annonce.
Trois jours plus tard, devant le camping-car acheté
secrètement, il retrouve Joanne, une jeune femme coiffée d’un grand
chapeau noir qui a pour seul bagage un sac à dos, et qui ne donne aucune
explication sur sa présence.
Ainsi commence un voyage stupéfiant de
beauté.
À chaque détour de ce périple naissent, à travers la rencontre
avec les autres et la découverte de soi, la joie, la peur, l’amitié,
l’amour qui peu à peu percent la carapace de douleurs d’Émile.Un livre aux dialogues impeccables et aux personnages touchants d’humanité. Psychologies magazine.
PRIX ALAIN-FOURNIER 2020
Deborah a soigneusement préparé sa pile à lire, mais je suis presque sûr qu'elle craquera à nouveau au Salon du Livre de Metz, et que sa collection ne fera qu'augmenter.
Véronique a récemment lu L'Inconnue du portrait de Camille de Peretti, un roman fascinant qui plonge dans l'univers mystérieux d’un tableau de Gustav Klimt. L’histoire raconte l’étrange évolution de La Jouvencelle, une œuvre qui a été peinte deux fois par l’artiste, en 1910 et en 1917, quelques années avant sa mort. Le roman dévoile les secrets cachés derrière ce tableau, révélant non seulement la quête de l'identité de la modèle, mais aussi les turbulences de l’époque. Peretti tisse avec habileté une intrigue qui mêle histoire de l'art, mystère et réflexion sur le temps, tout en explorant l'influence de l'artiste et de son œuvre sur ceux qui l'observent.

«
La toile vibrait de beauté. Elle en avait le souffle coupé et se noyait
dans l’œil bleu ciel piqueté de vert. Est-ce qu’elle était réellement
le sosie de cette inconnue ? »
Peint à Vienne en 1910, le tableau de Gustav Klimt Portrait d’une dame est
acheté par un collectionneur anonyme en 1916, retouché par le maître un
an plus tard, puis volé en 1997, avant de réapparaître en 2019 dans les
jardins d’un musée d’art moderne en Italie.
Aucun expert en art,
aucun conservateur de musée, aucun enquêteur de police ne sait qui était
la jeune femme représentée sur le tableau, ni quels mystères entourent
l’histoire mouvementée de son portrait.
Des rues de Vienne en
1900 au Texas des années 1980, du Manhattan de la Grande Dépression à
l’Italie contemporaine, Camille de Peretti imagine la destinée de cette
jeune femme, ainsi que celles de ses descendants. Une fresque magistrale
où se mêlent secrets de familles, succès éclatants, amours contrariées,
disparitions et drames retentissants.
L'Inconnue du portrait
de Camille de Peretti a été récompensée du Prix des romancières 2024,
du Prix du roman Marie Claire 2024 et du Prix Maison de la Presse 2024.
Elle a également dévoré un autre livre de l'une de ses autrices islandaises préférées, Auður Ava Ólafsdóttir. Éden est un roman profondément ancré dans la culture islandaise, où l’auteure explore avec finesse le quotidien d’une enseignante passionnée de grammaire et de langues rares. Le livre n’est pas seulement un hommage à la beauté de la langue islandaise, mais aussi une réflexion sur l’importance de préserver les trésors linguistiques et culturels d’un pays. À travers les yeux de son héroïne, on plonge dans les subtilités de la langue, tout en découvrant un univers où la nature islandaise, à la fois majestueuse et sauvage, joue un rôle central. Ce roman est une véritable ode à l’épanouissement personnel, à la transmission du savoir et à la beauté brute de l’Islande, qui imprègne chaque page de son atmosphère unique.
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Éditions Zulma |
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Alba
voyage aux quatre coins du monde pour des colloques sur les langues en
voie d'extinction. De retour à Reykjavík, elle fait le compte : pour
compenser son empreinte carbone, il lui faudrait planter 5 600 arbres.
Ni une ni deux, elle repère un terrain de roche, de lave et de sable
avec une petite maison. Rien n'est censé pousser là mais Alba y projette
déjà une colonie de bouleaux. Peu à peu, Alba apprivoise son jardin d’Éden. Elle s'équipe au rayon bricolage de la boulangerie, prête
l'oreille à son voisin qui lutte contre un projet d'usine à glaçons, et
s'attache à un jeune réfugié prêt à absorber tout le dictionnaire... Ode
au pouvoir infini des mots, Éden explore notre faculté à déjouer les
paradoxes de l'existence, à nous réinventer. Un régal d'humour et
d'humanité.