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lundi 24 mars 2025

Les bouchères de Sophie Demange

L'iconoclaste Editions 




4° de couverture 

À Rouen, dans ce quartier bourgeois, impossible de manquer la devanture rose des Bouchères. Depuis la rue, on peut entendre l`aiguisage des couteaux, les masses qui cognent la viande et les rires des trois femmes qui tiennent la boutique. Derrière le billot, elles arborent fièrement leurs ongles pailletés et leurs avant-bras musclés. Mais elles seules savent ce qui les lie : une enfance estropiée, une adolescence rageuse et un secret.


Lorsque plusieurs notables du quartier s`évaporent sans laisser de traces, les habitants s`affolent et la police enquête. En quelques semaines, les bouchères deviennent la cible des ragots et des menaces...


Un roman féministe explosif et jubilatoire où chaque page se dévore jusqu`au rebondissement final !


 


 

Mon ressenti

 

Ce roman, c’est une vraie claque. 

Une histoire qui frappe fort, sans ménagement. 

Le mélange de suspense, d'humour noir et de féminisme est vraiment explosif. 

Les trois bouchères sont incroyables, à la fois terrifiantes et fascinantes, avec ce passé qui les façonne et les lie d’une manière si puissante qu’on ressent chaque page comme un coup de marteau.

 Et ce qui est génial, c’est que malgré le côté sanglant et les dérapages incontrôlables, il y a une sacrée dose d'humour. 

Les filles se soutiennent dans leurs excès et leurs moments de folie, comme si rien ne pouvait les arrêter. Leur complicité dans leurs vengeances est vraiment jouissive à lire.

Le quartier bourgeois de Rouen, avec sa façade rose et ses rumeurs qui tournent autour des disparitions, devient un décor où les apparences sont brisées, où les secrets et les mensonges se dévoilent au fur et à mesure. 

On est pris dans une spirale où chaque moment est savoureux, chaque rebondissement bien saignant. 

Il y a cette tension palpable, ce jeu avec les normes sociales, et ces femmes qui ne se laissent pas faire, qui sont prêtes à tout pour survivre.

 J’ai adoré la manière dont l’auteur nous emmène dans leur monde sans jamais nous laisser respirer. 

Et cette fin, oh, cette fin… Un vrai feu d'artifice ! 

Chaque page est une promesse tenue, et chaque révélation nous fait bondir de surprise.

Franchement, pour un premier roman, c'est un véritable coup de maître.

 Il déchire ! Il reste en nous, longtemps après la dernière page. 

Une vraie révélation.


Auteure 

 




Sophie Demange n'est pas bouchère, mais découpe les chapitres et les personnages comme personne. Après ses études, elle a beaucoup voyagé, notamment en Inde et au Mexique où elle a travaillé comme enseignante, actrice de théâtre, serveuse ou encore consultante pour une ONG.
De retour en France, elle s'est engagée dans le social au sein du Secours populaire et de Médecins du monde. Elle a travaillé ensuite pour la protection de l'enfance comme directrice d'établissement. Elle travaille désormais dans le médico-social.
Sophie vit à Rouen.


Les Bouchères est son premier roman.

Son Instagram : https://www.instagram.com/_sophiedemange_/

vendredi 21 mars 2025

Juliette de Thierry Brun

 


 

 4° de couverture  



Dans le monde feutré des mercenaires, Juliette est une professionnelle aussi redoutable qu’appréciée, un véritable caméléon dont la discrétion confine à la paranoïa.
Mais lorsqu’elle tue par accident son ex compagnon, elle n’a d’autre choix que de disparaître.
Dans sa fuite, elle croise la route d’Adrien Lendgrave, un industriel de renom pris dans un tourbillon de scandales judiciaires et de conflits familiaux, qui la charge d’une étrange mission.
Implacable et déterminée, Juliette ne reculera devant rien pour honorer ce contrat. Quitte à franchir toutes les lignes rouges.
Un roman haletant qui, de Narbonne à Paris, entraîne le lecteur dans une spirale infernale.
Thierry Brun est l’auteur de Surhumain, thriller cyberpunk (Plon, 2010), Les Rapaces (Le Passage, 2016, et Le Livre de Poche, 2017) et American Airlines (2023) paru chez Kubik éditions.

 

 

Mon ressenti 

 

 Ce roman est un véritable tourbillon de tensions et de suspense, porté par une héroïne complexe et fascinante : Juliette. 

C’est une femme de caractère, déterminée et implacable, qui se fraye un chemin à travers un monde impitoyable où chaque décision peut être fatale. Son professionnalisme et sa discrétion en font une mercenaire redoutée, mais sa paranoïa, omniprésente et presque paralysante, devient son plus grand ennemi. Chaque mouvement, chaque pensée semble filtrée par cette peur constante de l’erreur, ce qui, bien que renforçant son efficacité, la rend aussi vulnérable.

Ce contraste entre sa force et sa fragilité, entre son habileté à manipuler les situations et sa méfiance envers tout et tout le monde, fait d’elle un personnage à la fois captivant et difficile à cerner. 

On ne peut s’empêcher de se demander si ses actions sont toujours dictées par la logique ou si sa méfiance la pousse à franchir des lignes qu’elle n’aurait jamais osé franchir autrement. 

L'intrigue, menée à un rythme effréné, maintient une tension palpable, tout en explorant la psychologie de Juliette avec une précision impressionnante.

L’issue du roman, sans en dire trop, laisse un goût de questionnement et de réflexion sur les limites de la confiance, même en soi-même. 

Un thriller où l’on se perd dans les méandres de l'esprit d'une femme prête à tout pour accomplir sa mission, même au prix de sa propre destruction.



Auteur  

 




Thierry Brun a vu le jour sur les routes de France et non dans une ville comme tout le monde. Après une enfance bercée par des déménagements multiples, de Paris aux escales dans les ports marchands, il installe ses quartiers en banlieue parisienne et se lance dans la vie active.

S’ensuit un parcours professionnel atypique, entre Palais Brongniart et voyages au long court. Il découvre Salinger, Djian, et les polardeux de tous poils.

Thierry Brun aime contester la normalité et déranger les consciences.

Son dernier roman American Airlines (Kubik Editions ) est publié en juin 2023 dans la collection Outrenoir.
Il a déjà publié "Les Rapaces" ( Le Passage, 2016 ) "La Ligne de Tir" ( Le Passage, 2012 ) "Surhumain"
( Plon, 2010 ) et "Attache ton gilet pare-balles, ma puce" (Nykta, 2008).

Il vit en région parisienne.

mercredi 19 mars 2025

Game Over d' Isabelle Villain

 


Editions Taurnada 

https://www.taurnada.fr/catalogue/thriller/goiv/



  4° de couverture

 

Une vieille dame meurt écrasée sous les roues d'un bus. 

Un nouveau fait divers dans les rues de Paris.
Cependant, d'autres « accidents » sont rapidement à déplorer, laissant présager que ces tragiques événements ne sont que les prémices d'un sombre dessein.
Le groupe de Lost se retrouve à la tête d'une affaire qui va bousculer toutes ses certitudes.


Frustration. Colère. Incompréhension. Impuissance…


Une course contre la montre au dénouement glaçant et inacceptable.





Game Over d'Isabelle Villain : Un Thriller Haletant sur la Manipulation et la Violence Virtuelle 


Mon ressenti 


Game Over, le dernier roman d'Isabelle Villain, m'a tenu en haleine du début à la fin. 

L’histoire commence avec un accident tragique dans les rues de Paris, mais rapidement, d’autres événements similaires surviennent, laissant présager un complot bien plus sombre.

Ce qui m'a particulièrement frappé, c'est la manière dont l'auteure aborde la manipulation à travers divers plateformes informatiques. 

Un personnage malveillant utilise ce jeux pour contrôler des jeunes vulnérables, les poussant à commettre des actes terribles sous la menace. 

L’angoisse est palpable, et chaque page nous plonge dans une spirale de tension, où la frontière entre le virtuel et la réalité devient de plus en plus floue.

Isabelle Villain réussit à capturer l’impact psychologique de cette manipulation, nous montrant comment des individus fragiles peuvent être poussés à la violence sous l’influence d’un être pervers. 

Ce roman est bien plus qu’un thriller ; c’est un regard incisif sur les dangers de notre époque numérique, où tout peut basculer à cause de la vulnérabilité des jeunes et de la puissance néfaste d'internet. 

Cette enquête, menée par Rebecca de Lost, est la dernière de la série, et cela donne au récit une touche particulière. 

La fin ne m’a pas laissée glacé, mais plutôt pensive. 

Elle m’a offert une conclusion qui, tout en étant inattendue, reste fidèle à l’atmosphère de tension et de manipulation qui caractérise le roman. 

C'est un vrai tournant, marquant un aurevoir au personnage attachant qu'est Rebecca de Lost que je la suis depuis le début, tout en nous rappelant que la réalité, même dans sa dureté, peut parfois offrir des conclusions surprenantes.


Auteure 



Photo source: 
https://polar.zonelivre.fr/interview-de-auteure-isabelle-villain/



Isabelle Massare Villain est auteure de romans policiers.

Après une école de commerce et un troisième cycle de publicité, elle a travaillé pendant une quinzaine d'années dans la publicité, la presse, l’événementiel et l’organisation de salons professionnels.

En 2000, elle se lance dans l’écriture de romans policiers. Des romans "régionalistes" à diffusion locale dans un premier temps, puis en diffusion nationale.

Son quatrième roman "Peine Capitale" (2014), publié aux Éditions Auteurs d'Aujourd'hui, a reçu le prix Maurice Bouvier 2015, prix destiné chaque année à récompenser un auteur de polar.

"Âmes battues" (2016), le second volet des enquêtes du commandant de Lost, découvert dans "Peine capitale" à reçu le prix polar du festival Jeter l’Encre.

"Mauvais genre" est le troisième volet des enquêtes du groupe de Lost. Il est publié aux éditions Taurnada en novembre 2018.
 


jeudi 6 mars 2025

Compte rendu du café littéraire du 1 mars 2025 au BAB


 


« Nous étions quatre pour ce café littéraire et avons passé un moment des plus agréables.Bien que moins nombreux, nous avons partagé de nombreux échanges enrichissants, chacun présentant ses livres dans une ambiance conviviale, marquée par une écoute respectueuse et passionnée.Fred, Deborah, Véronique et moi-même. »

"Pour une fois, Deborah a réussi à lire trois livres depuis notre dernière rencontre, tandis que Fred a dévoré deux livres ainsi que les quatre livres en lice pour le Prix Le Livre à Metz, qui se déroulera le premier week-end d'avril. Véronique, elle a également lu deux livres."

 

« J'ai lu Le Pouvoir de l'Intention du Dr Wayne Dyer. Je l'ai trouvé intéressant, bien que j'aie trouvé que l'auteur insiste beaucoup sur ses propres convictions. Cela dit, il nous laisse la liberté d'adapter le sujet à notre manière, ce qui offre une certaine flexibilité dans l'approche. »



 
Selon Wayne W. Dyer, un des grands sages de notre époque, il existe un champ d'énergie pure et illimitée... l'intention. 
Lorsque nous sommes connectés à l'intention, une harmonie règne en nous et autour de nous ; on se sent inspiré et heureux, nos projets se réalisent, les relations deviennent sereines, les événements s'agencent en notre faveur. 
En nous connectant et en activant cette source, nous pouvons transformer nos existences de façon miraculeuse.
Le pouvoir de l'intention est un potentiel de notre esprit, utilisé en réalité par tous les maîtres spirituels, les shamans et les personnes de talent. 
Le pouvoir de l'intention n'est pas un livre comme les autres. 
Il révèle des vérités qui changeront radicalement votre vie.
 
 
 
J'ai reçu le roman de Virginie Krahn dans ma boîte aux lettres et je l'ai bien aimé. Elle parle d'un sujet particulier; le non-désir de devenir mère.
 
"Lola: Non-désir quand tu nous tiens." 


Éditions Le Lys Bleu

 
 « Moi, Lola, trente-deux ans, bien dans mes baskets. 
On m’a toujours parlé de “désir”. 
Néanmoins, ce mot a un sens large et parle à tout le monde, enfin je crois. 
Pour moi, il est synonyme de quelque chose en particulier que je ne citerai pas pour le moment… 
À travers ces lignes, je voudrais partager avec vous ce qui est important à mes yeux, ce jour, trente-deux ans, ce bel âge où tout se joue en termes de construction personnelle et professionnelle. 
C’est de là que tout prend son sens… »


Virginie Krahn a une affection particulière pour les mots. Poussée par une imagination fertile, elle présente, avec Lola - Non-désir quand tu nous tiens, une œuvre poignante sur le non-désir de maternité.
 
 
 
 « Je viens de terminer Game Over d'Isabelle Villain, publié aux éditions Taurnada. Encore une fois, un excellent polar avec Rebecca Lost, qui m'a tenu en haleine du début à la fin, remplissant chaque page de suspense. »
 
 
Éditions Taurnada

 
 
Une vieille dame meurt écrasée sous les roues d'un bus. Un nouveau fait divers dans les rues de Paris.
Cependant, d'autres « accidents » sont rapidement à déplorer, laissant présager que ces tragiques événements ne sont que les prémices d'un sombre dessein.
Le groupe de Lost se retrouve à la tête d'une affaire qui va bousculer toutes ses certitudes.
Frustration. Colère. Incompréhension. Impuissance…
Une course contre la montre au dénouement glaçant et inacceptable.
 
 
"J'ai commencé la lecture de Juliette de Thierry Brun, un roman captivant et plein d'action qui suit la mission d'une jeune mercenaire."

 
KUBIK Éditions

Dans le monde des mercenaires, Juliette est celle qui exécute ses cibles avec méthode et discrétion. Revenue des zones de guerre en Mauritanie, elle est une tueuse particulièrement redoutable et appréciée. 
Lorsqu'elle tue par accident son ex-compagnon, elle se voit traquée par les autorités. 
Elle croise alors la route d'Adrien Lendgrave, un industriel à la tête d'un consortium agrochimique, pris dans un tourbillon de scandales judiciaires et de conflits familiaux. 
Acculé par la justice et trahi par ses proches, Adrien Lendgrave engage Juliette pour une étrange mission. 
Implacable et déterminée, celle-ci ne reculera devant rien pour honorer son contrat. 
Quitte à franchir toutes les lignes rouges. 
Un roman qui, de Narbonne à Paris, entraîne le lecteur dans une spirale infernale.
 
 
 
Frédéric nous a présenté les quatre livres qu'il a du lire pour le vote.Un article est paru sur le Républicain Lorrain.
 
En quatrième position : La mer intérieure de Lucie Taïeb.
 
Éditions Flammarion

 
 
"S'il fallait commencer par une image, ce serait celle des époux Domain. 
Et s'il fallait commencer par un mot, ce serait leur patronyme, Domain, d'origine huguenote, que l'on prononce en allemand comme le nom commun français “domaine” dont on mouillerait un peu le “i”". 
Les voici, cheveux gris, elle, toute droite, et lui, le front un peu penché vers la terre, non pas comme si les ans l'avaient courbé, mais comme on porte toujours de nouveau le regard vers le lieu de son attachement. 
La colère qui les anime ne se lit pas sur leur visage, ils ne haussent guère la voix. Ils portent la révolte comme une lassitude." 
Dans ce récit choral de la lutte acharnée menée par des habitants pour sauver leurs lieux de vie et leurs environnements, Lucie Taïeb relate la découverte d'espaces où se côtoient ce qui n'est plus et ce qui n'est pas encore.
 
 
En troisième position le roman d'Alexandre Lenot "Cette vieille chanson qui brule"
 
 
Éditions Denoël

 
"Sur cette route, je reviens vers toi, mon Père, toi qui es l'autre nom de ma colère, parce que là-bas, au creux de la forêt, dans ta large Demeure, à l'annonce du non-lieu, dit-on, tu es tombé, et il n'y a plus que moi sur cette terre pour t'aider à te relever." 
Les jumeaux Jérémie et Noé ont grandi sans mère dans une maison isolée. 
La forêt était leur royaume, la rivière leur amie, les arbres leur refuge. 
Jusqu'à ce qu'on leur impose une vie scolaire et sociale à laquelle ils ne se sont jamais habitués. 
Maintenant que son frère est mort en défendant ce territoire, Noé va retrouver un père courbé sous l'amertume et la solitude. 
Tandis qu'il marche vers les lieux du passé, il ravive les souvenirs, laisse parler son chagrin et surtout sa colère. 
Sur les liens du sang et l'arrachement au vert purgatoire de l'enfance, ce somptueux roman d'apprentissage et d'émancipation rappelle qu'on se construit aussi sur des manques.
 
 Pour la seconde place c'est le roman Malville d’Emmanuel Ruben. 
 
 
Éditions Stock

 
« Mon père ne parlait jamais de son boulot. Il disait la centrale, comme s’il n’y en avait qu’une seule au monde, comme si c’était le nombril du monde. Et de fait c’était le nombril de notre monde. »

En 2036, dans une France gouvernée par l’extrême droite, Samuel Vidouble est confiné dans sa cave à la suite d’un accident nucléaire sur le site de la centrale de Malville à l’ombre de laquelle il vivait enfant. 
Fascinante et monstrueuse, la centrale cristallise les disputes familiales et les luttes politiques des années 80. Sur les bords du Rhône, le jeune Samuel grandit dans l’aura de Thomas, le garçon sauvage, et d’Astrid, une adolescente révoltée, tandis que plane la double menace du Front national et du feu nucléaire. 
Alternant roman d’apprentissage et d’anticipation, Malville explore cette France périurbaine, ainsi que les conséquences sanitaires et environnementales de nos « choix » énergétiques qui bouleversent irrémédiablement notre rapport au monde, à la terre et au vivant.
Avec ce livre inspiré des lieux de sa jeunesse et tissé de réminiscences littéraires – de Tom Sawyer à Rimbaud –, Emmanuel Ruben affirme sa passion pour la géographie. Une ode vibrante au fleuve et à l’enfance.
 
 
Le lauréat du Prix Le livre à Metz est le roman  "Traverser les montagnes et venir naitre ici de Marie Pavlenko". 
 
 
 
Éditions Les escales


Un roman poignant et lumineux qui raconte le deuil, la solidarité et l'espoir.
 
Astrid a tout perdu. 
À quarante ans, plus rien ne la retient, alors elle part. 
Elle achète sans l'avoir visitée une maison isolée dans la région montagneuse et sauvage du Mercantour. Parmi ses bagages, un carton marqué d'une croix rouge, ce qu'il lui reste de sa vie passée.
Soraya a tout laissé derrière elle. 
Sa Syrie natale, sa famille, ses amis, son insouciance. 
Elle traverse la montagne pour rejoindre la frontière française en se cachant de la police. Dans son ventre, une vie qu'elle déteste grandit.
Deux destins de femmes inoubliables. 
Deux douleurs indicibles qui se rencontrent et s'apprivoisent.
 
 
Ensuite Frédéric nous a parlé du roman que sa compagne Sandrine a adoré "Les bouchères de  Sophie Demange" que j'ai commandé à la librairie car il a vraiment l'air excellent et plein d'humour noir. 
 

Éditions l'Iconoclaste



À Rouen, dans ce quartier bourgeois, impossible de manquer la devanture rose des Bouchères. Depuis la rue, on peut entendre l'aiguisage des couteaux, les masses qui cognent la viande et les rires des trois femmes qui tiennent la boutique. 
Derrière le billot, elles arborent fièrement leurs ongles pailletés et leurs avant-bras musclés. Mais elles seules savent ce qui les lie : une enfance estropiée, une adolescence rageuse et un secret. 
 Lorsque plusieurs notables du quartier s'évaporent sans laisser de traces, les habitants s'affolent et la police enquête. 
En quelques semaines, les bouchères deviennent la cible des ragots et des menaces... Un roman féministe explosif et jubilatoire où chaque page se dévore jusqu'au rebondissement final !
 
 Ensuite Frédéric a lu L'absinthe noire de René Leucart. 
 

Éditions Pierron


L'absinthe noire de René Leucart est un roman qui se déroule dans les années 1980, à l'ombre des réfrigérants de la centrale nucléaire de Cattenom, près de Thionville. 
Trois fonctionnaires de la sous-préfecture de Thionville y vivent et, au fil du temps, ils prennent conscience de l'affaiblissement de l'État face à la puissance et à l'arrogance de la technologie triomphante.

 
 Il a lu aussi "Répondre à la nuit d'Agnès Ledig". Il aime beaucoup cette écrivaine qui a vraiment beaucoup de succès.
 
 
 
 
Editions Albin Michel

  
Répondre à la nuit est un roman d'Agnès Ledig publié le 29 janvier 2025 aux éditions Albin Michel. Installée dans une ferme en lisière de forêt vosgienne, l'auteure s'inspire des animaux et des plantes qui l'entourent pour créer cette histoire. Le récit suit Témis, une archère passionnée par les cerfs, ainsi que Rémy, un bûcheron engagé dans la protection des arbres, Maxence, un audionaturaliste discret, et Victoire, une soigneuse aux doigts de fée. Le roman plonge le lecteur au cœur d'une nature sauvage menacée et interroge sur les limites à franchir pour défendre le vivant.
 

 
 "Deborah a lu Histoire d'une HDT de Cécile Gillet dans son train en allant travailler. Ce roman l'a profondément aidée à mieux comprendre la maladie mentale et les réactions d'une amie touchée par l'une de ces affections."
 
 Elle est en train de terminer Beignet de tomates vertes de Fannie Flagg.
 
 
"Elle a lu Tout le bleu du ciel de Mélissa Da Costa et nous a dit que c'était un livre génial. Dramatique sans être triste, il offre une fin bien plus belle que celle du film en deux parties sur Netflix, qu'elle a trouvé un peu bâclé." 
 Deborah avait du mal à détacher son regard de ce livre qu'elle dévorait dans le train en direction de son travail.
 




Jeune homme de 26 ans, condamné à une espérance de vie de deux ans par un Alzheimer précoce, souhaite prendre le large pour un ultime voyage. Recherche compagnon(ne) pour partager avec moi ce dernier périple.
Émile a décidé de fuir l’hôpital, la compassion de sa famille et de ses amis. À son propre étonnement, il reçoit une réponse à cette annonce. 
Trois jours plus tard, devant le camping-car acheté secrètement, il retrouve Joanne, une jeune femme coiffée d’un grand chapeau noir qui a pour seul bagage un sac à dos, et qui ne donne aucune explication sur sa présence.
Ainsi commence un voyage stupéfiant de beauté. 
À chaque détour de ce périple naissent, à travers la rencontre avec les autres et la découverte de soi, la joie, la peur, l’amitié, l’amour qui peu à peu percent la carapace de douleurs d’Émile.

Un livre aux dialogues impeccables et aux personnages touchants d’humanité. Psychologies magazine.


PRIX ALAIN-FOURNIER 2020

 

 Deborah a soigneusement préparé sa pile à lire, mais je suis presque sûr qu'elle craquera à nouveau au Salon du Livre de Metz, et que sa collection ne fera qu'augmenter.

 


 Véronique a récemment lu L'Inconnue du portrait de Camille de Peretti, un roman fascinant qui plonge dans l'univers mystérieux d’un tableau de Gustav Klimt. L’histoire raconte l’étrange évolution de La Jouvencelle, une œuvre qui a été peinte deux fois par l’artiste, en 1910 et en 1917, quelques années avant sa mort. Le roman dévoile les secrets cachés derrière ce tableau, révélant non seulement la quête de l'identité de la modèle, mais aussi les turbulences de l’époque. Peretti tisse avec habileté une intrigue qui mêle histoire de l'art, mystère et réflexion sur le temps, tout en explorant l'influence de l'artiste et de son œuvre sur ceux qui l'observent.


 



« La toile vibrait de beauté. Elle en avait le souffle coupé et se noyait dans l’œil bleu ciel piqueté de vert. Est-ce qu’elle était réellement le sosie de cette inconnue ? »

Peint à Vienne en 1910, le tableau de Gustav Klimt
Portrait d’une dame est acheté par un collectionneur anonyme en 1916, retouché par le maître un an plus tard, puis volé en 1997, avant de réapparaître en 2019 dans les jardins d’un musée d’art moderne en Italie.

Aucun expert en art, aucun conservateur de musée, aucun enquêteur de police ne sait qui était la jeune femme représentée sur le tableau, ni quels mystères entourent l’histoire mouvementée de son portrait.

Des rues de Vienne en 1900 au Texas des années 1980, du Manhattan de la Grande Dépression à l’Italie contemporaine, Camille de Peretti imagine la destinée de cette jeune femme, ainsi que celles de ses descendants. Une fresque magistrale où se mêlent secrets de familles, succès éclatants, amours contrariées, disparitions et drames retentissants.

L'Inconnue du portrait de Camille de Peretti a été récompensée du Prix des romancières 2024, du Prix du roman Marie Claire 2024 et du Prix Maison de la Presse 2024. 
 
 
 Elle a également dévoré un autre livre de l'une de ses autrices islandaises préférées, Auður Ava Ólafsdóttir. Éden est un roman profondément ancré dans la culture islandaise, où l’auteure explore avec finesse le quotidien d’une enseignante passionnée de grammaire et de langues rares. Le livre n’est pas seulement un hommage à la beauté de la langue islandaise, mais aussi une réflexion sur l’importance de préserver les trésors linguistiques et culturels d’un pays. À travers les yeux de son héroïne, on plonge dans les subtilités de la langue, tout en découvrant un univers où la nature islandaise, à la fois majestueuse et sauvage, joue un rôle central. Ce roman est une véritable ode à l’épanouissement personnel, à la transmission du savoir et à la beauté brute de l’Islande, qui imprègne chaque page de son atmosphère unique.
 
 
Éditions Zulma



Alba voyage aux quatre coins du monde pour des colloques sur les langues en voie d'extinction. De retour à Reykjavík, elle fait le compte : pour compenser son empreinte carbone, il lui faudrait planter 5 600 arbres. Ni une ni deux, elle repère un terrain de roche, de lave et de sable avec une petite maison. Rien n'est censé pousser là mais Alba y projette déjà une colonie de bouleaux. Peu à peu, Alba apprivoise son jardin d’Éden. Elle s'équipe au rayon bricolage de la boulangerie, prête l'oreille à son voisin qui lutte contre un projet d'usine à glaçons, et s'attache à un jeune réfugié prêt à absorber tout le dictionnaire... Ode au pouvoir infini des mots, Éden explore notre faculté à déjouer les paradoxes de l'existence, à nous réinventer. Un régal d'humour et d'humanité.
 
 
 

Ensuite, Véronique nous a parlé du roman Le Carré des indigents de Hugues Pagan, une œuvre sombre et poignante qui plonge dans les tréfonds de la condition humaine. Ce thriller, imprégné de la réalité sociale de Paris, suit l’enquête d’un ancien flic devenu détective privé, confronté à une série de disparitions mystérieuses dans un quartier de la capitale. Le titre fait référence à un endroit misérable, un lieu de relégation, où les plus démunis de la société se retrouvent oubliés de tous, dans l’ombre d’une ville qui préfère tourner la tête.

À travers une intrigue complexe et tendue, Pagan explore la pauvreté, la solitude, et la déshumanisation qui frappent certains quartiers parisiens, tout en offrant une réflexion sur les erreurs du passé et la quête de rédemption. La narration, dense et sans compromis, met en lumière les zones d'ombre de la ville, et l’auteur réussit à capturer l’essence d’un Paris méconnu, loin des clichés touristiques. Le Carré des indigents est un roman qui mêle enquête et réflexion sociale, un véritable tour de force pour les amateurs de récits noirs et réaliste. 




 Dans «Le Carré des indigents, nous retrouvons l’inspecteur principal Claude Schneider, protagoniste récurrent des romans d’Hugues Pagan. Nous sommes dans les années 1970, peu avant la mort de Pompidou et l’accession de Giscard au pouvoir. Schneider est un jeune officier de police judiciaire, il a travaillé à Paris et vient d’être muté dans une ville moyenne de l’est de la France, une ville qu’il connaît bien. Dès sa prise de fonctions, un père éploré vient signaler la disparition de sa fille Betty, une adolescente sérieuse et sans histoires. Elle revenait de la bibliothèque sur son Solex, elle n’est jamais rentrée. Schneider a déjà l’intuition qu’elle est morte. De fait le cadavre de la jeune fille est retrouvé peu après, atrocement mutilé au niveau de la gorge.
Prix Landerneau 2022.
 


Frédéric nous a parlé d'un roman qui l’a profondément marqué, Une vie bouleversée d’Etty Hillesum, un témoignage bouleversant et intime d’une femme juive pendant la Seconde Guerre mondiale. Ce livre, qui n'est pas vraiment un roman mais plutôt un recueil de journaux et de lettres, nous plonge dans l’âme d’Etty Hillesum, une jeune femme d'une grande profondeur spirituelle et intellectuelle, qui documente son expérience de la guerre et de l’occupation nazie en Europe.

À travers ses écrits, Etty nous invite dans son quotidien à Amsterdam, où elle travaille dans un centre de détention pour réfugiés juifs. Son regard, d'une rare lucidité, porte sur la souffrance humaine, mais aussi sur la quête de sens et d’amour dans un monde en ruine. Ce qui frappe dans ses écrits, c'est sa capacité à trouver une forme de paix intérieure, même face à l'horreur et à l’injustifiable. Elle parle avec une grande honnêteté de ses émotions, de ses combats intérieurs, de ses aspirations spirituelles et de ses relations avec les autres.

Une vie bouleversée est un témoignage sur l’amour, la résilience et la recherche de la beauté dans un monde dévasté. Etty Hillesum nous offre une perspective unique sur l'âme humaine en temps de guerre, et sa plume lumineuse, pleine de sensibilité et d’introspection, en fait un livre profondément émouvant et essentiel. Ses écrits, rédigés jusqu'à son déportation et sa mort en 1943, sont une véritable leçon de courage et de dignité.

 
 


Un journal devenu aussi incontournable que celui d’Anne Frank.

De 1941 à 1943, à Amsterdam, une jeune femme juive de vingt-sept ans tient un journal. Le résultat : un document extraordinaire, tant par la qualité littéraire que par la foi qui en émane. Une foi indéfectible en l’homme alors qu’il accomplit ses plus noirs méfaits. 

Partie le 7 septembre 1943 du camp de transit de Westerbork, d’où elle envoie d’admirables lettres à ses amis, Etty Hillesum meurt à Auschwitz le 30 novembre de la même année.

Le journal d’Esther Hillesum, née en Zélande en 1914, connaît un succès foudroyant aux Pays-Bas lors de sa publication en 1981. Et reste encore aujourd'hui, un témoignage incontournable.

« Avec une grande liberté, Etty Hillesum pose toutes les questions de la vie, de l’amour, du rapport à Dieu. » Lire

Issue d’une famille juive intégralement massacrée durant la Seconde Guerre mondiale, Etty Hillesum (1914-1943) est née et a vécu aux Pays-Bas. Diplômée en droit, proche des intellectuels de son temps, déportée par les nazis, elle est morte à Auschwitz en 1943.

Traduit du néerlandais et présenté par Philippe Noble

 

 

Je vous remercie pour votre présence et pour cet échange enrichissant. 

La prochaine fois, nous serons encore plus nombreux (nombreuses) à partager nos lectures et à passer un moment passionnant ensemble.