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samedi 16 novembre 2019

Nana d' Emile Zola



4° de couverture



Zola brûlait d'écrire Nana.

"Je crois que ce sera bien raide. Je veux tout dire, et il y a des choses bien grosses.
Vous serez content de la façon paternelle et bourgeoise dont je vais peindre les bonnes filles de joie."
En fait de joie, l'actrice, Nana, dévore les hommes, croque les héritages et plonge les familles dans le désespoir.
Belle et prodigue, elle mène une danse diabolique dans le Paris des lettres, de la finance et du plaisir. En se détruisant elle-même, elle donne le coup de grâce à une société condamnée, détestée par Zola.

Neuvième volume de la série des Rougon-Macquart, Nana est le plus enivrant d'érotisme et de passion déchaînée.

Nana tourne au mythe, sans cesser d'être réelle. Cette création est babylonienne.( Flaubert )



Mon ressenti 




 Nana est un sacré personnage, c'est une femme poison qui à force de vivre au dépend de ses  amants riches parvient à détruire toutes les personnes autour d'elle. Personnellement, je la trouve très superficielle et égocentrique.
 Elle est avide de luxe et d'argent, elle s'amuse beaucoup en ignorant le déclin de ses proches qu’elle pompe jusqu’à les vider complétement de toutes leurs richesses.
 Egoïste, sarcastique, cette nymphe hideuse à l’intérieur est pourvue d’un corps qui ensorcèle la gente masculine et féminine parfois.
 J'ai eu beaucoup de peine pour son petit avoir une mère pareil c'est désolant, sa petite vie trop courte n’est que souffrance et tristesse.
Les hommes sont comme des mouches autour d'une grosse femme comme Nana qui se prend souvent pour ce qu'elle n'est pas.
 Elle oublie vite d'où elle vient et sa vie n'est qu'une farce, comme dans sa pièce de théâtre qui la conduite à faire connaissance avec des gens très hauts placés.
Elle aime se moquer et se servir des gens pour continuer de vivre comme une princesse.
Gouts de luxe, une femme avide de toutes les bonnes choses de la vie mais qui effectivement est une personne très dangereuse.
Elle finira très mal comme son fils qui lui fera cadeau d'une petite vérole mortelle, dramatique final pour ce roman que j'ai été heureuse de découvrir le neuvième livre de la série des Rougon-Maquart.
La Vénus a vécu une vie de débauche et sa soif d'argent et de luxe n'a duré qu'un certain temps, la roue tourne toujours pour ceux qui font souffrir et mourir les innocents naïfs et amoureux. Une Aphrodite plutôt un peu croisée mante religieuse qui a reçu le don de l’amour et de l'ensorcèlement des mâles de l'époque.
 J’ai été ravie de découvrir ce grand classique, j’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir cette histoire passionnante.
 Parfois ça fait du bien de retourner dans des anciens livres pour y puiser des rêveries et des belles histoires d’une époque lointaine.
 





Auteur




Émile Zola est un écrivain, journaliste et homme public français, considéré comme le chef de file du mouvement naturaliste.

A Aix-en-Provence, il fréquente le même collège que Paul Cézanne, et noue une longue amitié avec lui.

En 1864, il écrivit les "Contes à Ninon", sa première œuvre littéraire publiée. C'est trois ans plus tard, en 1867, qu'il écrivit "Thérèse Raquin", considéré comme son premier chef-d'oeuvre.

Cependant, il est principalement connu pour "Les Rougon-Macquart", fresque romanesque en vingt volumes (notamment "L'Assommoir", 1878; "Nana", 1880; "Au Bonheur des Dames", 1883; "Germinal", 1885; "L'Œuvre", 1886; "La Terre", 1887; "La Bête humaine", 1890; "L'Argent", 1891) dépeignant la société française sous le Second Empire et qui met en scène la trajectoire de la famille des Rougon-Macquart, à travers ses différentes générations et dont chacun des représentants d'une époque et d'une génération particulière fait l'objet d'un roman.

Indigné par la dégradation du capitaine Dreyfus, le 5 janvier 1895, à l’École militaire, il dénonce à la fin de l’année dans trois articles publiés par Le Figaro les campagnes de presse contre la République et les Juifs. Convaincu que le véritable coupable de l’affaire Dreyfus est le commandant Esterhazy, qui est acquitté à l’unanimité le 11 janvier 1898, Zola publie dans L’Aurore deux jours plus tard l’article "J’accuse". Condamné à un an d’emprisonnement et à 3000 francs d’amende, il doit quitter la France le 18 juillet 1898.

Après son cycle des "Trois Villes", il entame la création d'un nouveau cycle, "Les Quatre Évangiles", dont le premier volume, "Fécondité" est publié en 1899. "Travail" suit en 1901. "Vérité" paraît à titre posthume. Et "Justice" ne paraîtra jamais, l'ouvrage étant resté à l'état d'ébauche au moment de la mort de l'écrivain.

De retour de Médan, il serait mort asphyxié dans la nuit, par la combustion lente résiduelle d'un feu couvert, produite par la cheminée de leur chambre dans leur appartement. Une foule immense rendit hommage pendant ses obsèques à celui qui avait osé mettre en jeu sa notoriété au nom de la morale et de la justice.
Les cendres de Zola sont transférées au Panthéon de Paris le 4 juin 1908, une fois que Dreyfus fut réhabilité.

Zola est l'un des romanciers français les plus populaires au monde. Ses romans ont connu de très nombreuses adaptations au cinéma et à la télévision. Sa vie et son œuvre ont fait l'objet de nombreuses études historiques.

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