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lundi 25 mai 2020

Mon bel oranger de José Mauro de Vasconcelos




4° de couverture


Zézé est brésilien.
Né dans une famille pauvre où tout le monde le maltraite, sauf sa soeur Gloria, il a été élevé dans la rue et y a tout appris : de la lecture au troc de billes.
Quand il est vraiment trop malheureux, c'est auprès de Minguinho, un pied d'oranges douces, qu'il va trouver du réconfort.
Cet arbre lui parle comme personne ne sait le faire.
Une histoire touchante et inattendue qui, depuis bientôt trente ans, continue d'émouvoir ses lecteurs.


Mon ressenti


Je n'avais jamais lu ce livre à l'école, je l'ai vu passé sur le mur d'Agnès Ruiz et je l'ai acheté afin de découvrir cette histoire.

Zézé est un petit garçon incompris qui déborde d'énergie mais hélas dans sa famille pauvre, il se sent comme le vilain petit canard. Pourtant il est vraiment différent doté d'une intelligence précoce pour son âge, ce qui peut parfois agacer son entourage.

Dès qu'il y a une gaffe où une bêtise à faire c'est lui car il est très doué en bêtises et il a une imagination incroyable.

Les coups tombent comme des coups de massue, parfois pour pas grand-chose. 

Ce roman est à la fois très beau et poétique mis aussi très dur.

Heureusement que Gloria sa grande sœur le sauve parfois, quand il est vraiment abimé suite à tous les coups qui lui sont infligés.

Souffre-douleur, il  parle et vit des histoires imaginaires avec Minguinho, son petit pied d'orange douce.

Un jour, il fait la rencontre du Portugais, il partagera avec lui, des moments intenses de complicité et de bonheur.

Il vit avec lui des moments qu'il pensait impossible et il aimerait beaucoup avoir un père comme lui, attentionné, aimant et protecteur.

Ce sont ces moments qui lui feront réaliser que la vie ce n’est pas ça, que la mort ce n’est pas maintenant et que les drames peuvent arriver à chaque instants.

C'est avec sa plume poétique que l'auteur raconte son enfance misérable et dramatique où la pauvreté et la souffrance font partie du quotidien.

Les coups font très mal parfois la lecture devient insoutenable, la violence qui règne dans certaines familles pauvres est vraiment intolérable.

La violence n'est pas un moyen d’éducation mais juste une façon pour ces personnes de se défouler.

Quand la mort vient pointer le bout de son nez et emporter un être cher, Zézé va voir tous ses rêves s'écrouler.

Quelle tristesse j'ai ressentie à la fin de cette lecture, un vrai coup de poignard en plein cœur.

Je suis très contente de l'avoir lu, Mon bel oranger n'est pas un livre pour les jeunes mais pour tous les lecteurs de n'importe quel âge.

 


Auteur 






José Mauro de Vasconcelos (né le à Bangu, quartier populaire de Rio de Janeiro et mort le , à 64 ans, à São Paulo) est un écrivain brésilien.
Il est l'auteur de Mon bel oranger, inspiré de son enfance difficile et devenu un classique de la littérature enfantine, Allons réveiller le soleil, Le Palais Japonais, ainsi que d'une quinzaine de romans et de récits. Sportif et voyageur, il a pratiqué de nombreux métiers, notamment dans le monde du cinéma et de la télévision.
José Mauro de Vasconcelos est issu d'une mère indienne et d'un père portugais. Sa famille est très pauvre, d'autant plus que les enfants sont nombreux. C'est pourquoi il est envoyé vivre auprès de son oncle, dans la ville de Natal, capitale de l'état Rio Grande do Norte. C'est également dans cette ville qu'il commencera des études supérieures de médecine. Au bout de deux ans, il interrompt pourtant ses études pour retourner vivre à Rio de Janeiro, où il exerce de nombreux petits boulots : entraîneur de boxe, modèle vivant, cueilleur de bananes, serveur de nuit…
 C'est grâce à l'obtention d'une bourse auprès d'une université espagnole qu'il peut reprendre ses études et voyager en Europe.
Âgé de 22 ans, il revient au Brésil et travaille pour les frères Villas-Bôas, avec qui il défend la cause des indigènes. 
C'est à ce moment qu'il décide d'écrire son premier roman, Banana Brava. Ses premières œuvres sont suivies d'un certain succès et d'un engouement de la critique, mais c'est avec Mon bel oranger, paru en 1968, qu'il connaît un véritable succès sur la scène littéraire brésilienne puis internationale. Aujourd'hui, c'est l'une des œuvres brésiliennes les plus diffusées dans le monde.
 Elle a été adaptée au cinéma par Marcos Bernstein en 2012.
 


2 commentaires:

  1. Je ne connaissais pas du tout, merci pour la découverte !
    Je le rajoute dans ma liste d'envies.
    Bonne journée !

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    1. Super je suis contente , tu verras il est formidable <3

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